LODACE


LE SAVIEZ-VOUS


La Cène


Léonard qui deviendra plus tard léonard de Vinci, est né en 1452 dans le village fortifié de Vinci, en Italie centrale. Il grandit à Florence qui est alors la capitale artistique de l’Europe. Il part pour travailler à Milan puis, en 1515, il suit François Ier en France. Il mourra près d’Ambroise en 1519. Le génie de Léonard est universel : il a été peintre, sculpteur, architecte, ingénieur biologiste et naturaliste. Outre la célèbre « Joconde » l’une de ses oeuvres les plus célèbres demeure « la Cène » peinte au couvent de Sainte Marie des Grâces, à Milan.

Léonard de Vinci a entrepris cette fresque en 1495. Il l’a terminée en 1497. Aussitôt, elle est reconnue pour un chef-d’oeuvre. Diverses anecdotes circulent sur son compte. On raconte, entre autres, que Léonard aurait pris le même modèle pour le Christ et pour Judas. Le jeune homme qui aurait posé serait de noble origine et aurait, par la suite, sombré dans la corruption. Il reste que le Maître a accompli avec cette fresque une oeuvre extraordinaire, par l’impression de la vérité qui émane des personnages dont chacun est doté d’une expression particulière.

Pour ce faire, Léonard a dessiné de nombreuses esquisses qui existent encore. Cependant, ce qui a peut-être le plus étonné ses contemporains est la technique dont s’est servi le peintre. Celui-ci aimait à innover, à expérimenter de nouveaux matériaux et de nouvelles méthodes. La peinture à fresque se faisait avec des couleurs à l’eau sur un mur enduit de plâtre frais. Ce procédé, qu’utilisaient déjà les anciens, exclut les retouches et toutes les couleurs composées et artificielles. Or, depuis un siècle, depuis le Hollandais Van Eyck, la mode pour les tableaux était à la peinture à l’huile.

En Italie, elle avait été utilisée par Verrochio dont Léonard avait été l’élève. celui-ci décida d’essayer la technique de la peinture à l’huile pour réaliser sa fresque de « La Cène ». Hélas, si le résultat fût sur le moment très plaisant à l’oeil, il n’en fut pas de même par la suite. Les couleurs de la fresque se détériorèrent rapidement. Quelques années plus tard, elles étaient presque complètement passées. Tous les tentatives de restauration n’ont eu aucun effet. Et ce qu’on peut voir aujourd’hui, au couvent Sainte Marie des Grâces, n’est qu’un pâle reflet de l’original.


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