LE SAVIEZ-VOUS
Il est difficile de faire un répertoire des clients célèbres de ces dames de petites vertus dans leurs maisons dites closes ou d'illusions.
Certains personnages de la politique par exemple ont des descendants très à cheval sur la réputation morale de leurs aïeux.
Le pauvre Louis Barthou fut surnommé Bartoutou par les facétieux du Canard enchaîné et autres gazettes s'humour. C'était une illusion à de petites manies sexuelles qu'il aurait été satisfaire dans quelques établissements où les pensionnaires étaient éduquées pour apaiser les fantasmes les plus extravagants.
Dans la classe politique, nous pouvons sans le citer dire que l'un d'entre eux fut président du Conseil, puis de l'Assemblée Nationale. Celui-ci jouait au docteur avec de fausses infirmières en très légère tenue.
De ces politiciens touche à toutes, nous pourrions en citer bien d'autres, mais la prudence nous empêche de nous avancer sur un terrain miné par la morale. Nous nous rabattrons donc sur les artistes et les écrivains qui eux en général, ne cachaient pas trop leurs pêchers mignons.
On sait que Guy de Maupassant, par exemple, était amateur forcené des "putes". On se racontait ses performances sexuelle dans la meilleure société. Gustave Flaubert nous livre ses incartades au bordel dans "L'éducation sentimentale". J.K. Huydmans fréquentait assidûment La Botte de Paille, rue Mazarine. Edmond de Goncourt fit scandale en 1877 en publiant "La fille Élise". Bien entendu pour écrire cet ouvrage il était allé se documenter sur place.
Degas ne se cachait pas pour aller croquer les grosses femmes dans tous les bobinards de son quartier. Toulouse-Lautrec, lui avait carrément élu domicile dans une maison rue d'Ambroise, puis rue Colbert et enfin rue des Moulins où il exécuta, entre autres, son fameux "Salon". Les filles le surnommait "la cafetière". Je ne vous fait pas un dessin. On connaît l'aventure tragique de Vincent Van Gogh qui se coupa un morceau d'oreille qu'il fit porter à une certaine Rachel, pensionnaire d'un bordel d'Arles. Georges Rouault devenu peintre très chrétien se défendit d'avoir mis les pieds dans ces lieux de perdition. Il aurait néanmoins exécuté certaines de ses premières oeuvres, en voyant de sa fenêtre, les filles d'une maison de tolérance.
Jean Lorrain, homosexuel de choc, se rendait dans les claques déguisé en femme. De ses expériences, il a tiré un livre incontournable sur la question "La maison Philibert". Georges Crosz artiste allemand a laissé de ses visites dans les bordels une oeuvre remarquable. Était-il lui même consommateur de ses monstrueuses pouffiasses ? (Je signale en passant que le mot pouffiasse vient de pouf qui désigne le bordel en argot berlinois). Georges Simenon a publié dans sa jeunesse, sous le pseudonyme de Gom Gutt, un petit roman intitulé "Au grand 13". Il ne s'est jamais caché d'être un amateur de prostituées et d'avoir connu toutes les maisons closes du monde entier. Aragon écrivain qu'il se rendait au bordel "seul et grave". Ça le changeait sans doute des réunions du comité central du parti communiste. On peut aussi citer Jean Galtier-Boissière, le fondateur du "Crapouillot" ou le peintre Dignimont qui se sont inspirés des maisons closes dans leurs oeuvres.
Et, puis terminons par Michel Simon qui fut le grand ami de Martoune la tenancière du Sphinx. Il disait y avoir passé les meilleurs moments de son existence. On a colporté sur sa sexualité toutes sortes de ragots qu'il se plaisait d'ailleurs à embellir, si l'on peut dire de détails les plus épouvantables.
Merci à Michel Chaumond pour m'avoir signaler une petite mais importante faute de frappe