LODACE, Histoire
DOCUMENTS HISTORIQUES
On parle aujourd’hui des O.V.N.I., mais bien entendu, les objets volants non identifiés n’ont pas attendu le vingtième siècle pour faire parler d’eux et à l’époque on ne parlait pas de ballons sondes, d'illusions d’optique et d'hallucinations collectives, par exemple à Marseille en 1637 (dans la gazette du 30 janvier 1637) : « L’onzième de ce mois parurent sur les dix heures du matin trois soleils à la grande admiration de ceux qui en ignorent les causes ».
De tels phénomènes se reproduisent régulièrement et l’on se perd en conjectures :
« Aucuns doctes en l’astrologie tiennent que l’on ne voit jamais les parélies, c’est-à-dire des images de plusieurs soleils en une nué épaisse que ce ne soit une signification de grandes pluies et d’autres ont écrit que c’était des présages à l’avenir de grands remuements et de grandes dissensions ; qu’à la vérité ces images de soleils avaient des causes en la nature, et que par la réfraction du soleil on les voyait au travers d’une épaisse nuée, comme l’homme se voit dans un miroir : toutefois pour ce qu’elles se voyent rarement, Cardan et autres grands astrologues ont assuré que par de tels prodigues Dieu signifiait aux hommes qu’il y aurait changements et altérations en la religion et en la République »
Le Mercure Français de 1622
Quelquefois, le spectacle mystérieux est grandiose à en juger par cet articles des « Nouvelles de divers quartiers » du 16 juillet 1640 (journal paraissant à Amsterdam) :
" Le 12 Juin parurent à Kioping, ville de Suède, environ à douze lieues de Stockholm vers onze à douze heures du midi comme deux boîtes d’étain en la basse région de l’air, qui causèrent une telle fumée, qu’il sembla que tout était en feu ; finalement cette fumée s’étant écartée on y vit de beau jour et temps serein une puissante flotte navale venant du Nord et quand encore une autre venant du Sud qui s’entrechoquèrent trèsrudement de sorte qu’on vit plusieurs mâts renversés de haut en bas, et plusieurs navires dispararoir comme s’ils allaient au fond : tant que de toute cette multitude, il n’en resta trois de reste qui voltigèrent çà et là jusqu’à ce que deux d’iceux culbutèrent aussi et semblèrent tomber derrière les maisons, dont le grand peuple y courut pour les voir, mais ne trouvèrent rien. On ne remarquaa ni les navires, ni les canons, ni enseigne tant furent les yeux des regardants éblouis et retenus par la grande appréhension qui les avait saisis. Les trois derniers navires qui retinrent le champs debataille, étaient venus du Nord. Ce spectacle est très véritable et se vérifie par des témoins oculaires et dignes de foi. "
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