LODACE


La vie des saints


Saint Thomas d'Aquin


Fête le 28 janvier
Anciennement le 7 mars


Bref historique

Patron des écoles catholiques

Les comtes d'Aquin, vivant dans le royaume de Naples, étaient alliés aux plus grands souverains d'Europe. Il est le fils de Landulphe, Thomas naît vers 1226 près d'Aquitno (Italie). Dès son âge le plus tendre il se fait remarquer par sa modestie, sa douceur, l'égalité de son caractère et l'innocence de ses moeurs. A cinq ans il fut mis sous la conduite des religieux du Mont-Cassin qui lui donnèrent les premiers principes des sciences et de la religion ; et il fit dès lors l'admiration et l'édification de ses maître par ses talents précoces et ses heureuses dispositions pour la vertu. Il n'avait pas dix ans lorsque l'abbé du Mont-Cassin conseilla à son père de l'envoyer dans quelque université. Le comte, avant d'éloigner son fils, voulut qu'il passât quelques mois auprès de sa mère dans le château de Lorette. Le jeune Thomas, à qui ce séjour pouvait apporter tant de distractions, n'y partagea son temps, comme dans le monastère du Mont-Cassin, qu'entre l'étude, la prière et l'exercice de la charité envers les pauvres. Il alla ensuite à Naples, où l'empereur Frédéric II avait fondé une université en 1224. Malgré le désordre et la corruption qui régnaient dans cette ville, il sut s'y conserver pur et fidèle à la religion. Ses progrès dans les connaissances humaines étaient prodigieux ; il répétait les leçons publiques avec plus de clarté et de force qu'elles n'avaient été expliquées par ses maîtres.
Les disciples de saint Dominique faisaient alors l'ornement de l'église par l'éminente sainteté de leur vie. Thomas ayant eu quelques entretiens avec l'uns d'eux, les instructions qu'ils reçut augmentèrent en lui le mépris qu'il avait déjà conçu pour toutes les choses du monde. A la fin, âgé de 17 ans, il décide, malgré l'avis de sa mère et de ses frères, d'entrer chez les Dominicains. A sa décision le comte, informé de ce dessein fera tout pour l'empêcher de suivre sa vocation, il va jusqu'à le faire enfermer dans une tour. Finalement, après s'être évadé, il se rendra à pied à Cologne pour étudier. Il prend l'habit en 1243. A la nouvelle de qui venait de se passer, la comtesse accourue, bien déterminée à tout entreprendre pour faire rentrer son fils dans le monde. Mais Thomas demanda à ses supérieurs de l'éloigner pour lui éviter les combats qu'il aurait à soutenir contre les larmes d'une mère. On l'envoya à Rome dans le couvent de Saint Sabine. De-là il devait se rendre à Paris, mais ce voyage ne pût s'accomplir. Landulphe et Rainald, frères de Thomas, qui servaient en Toscane dans l'armée de Frédéric II, furent avertis de sa marche ; ils firent garder les chemins par lequel il devait passer. Thomas fut pris et remis entre leurs mains. Ils l'engagèrent à quitter l'habit qu'il portait mais en vain. Il fut conduit au château où sa mère. Là après un entretien avec sa mère, il fut enfermé et étroitement surveillé. Il ne permit qu'à ses soeurs de venir le voir. Leur conversation adoucit les rigueur de sa prison. Ses frères revirent de l'armée ; ils trouvèrent leur mère toujours dans la même affliction et Thomas toujours inébranlable. Outrés de colère, ils se portèrent sur leur frère à toute sorte de violences et persécutions. Ils introduisirent même dans sa cellule une courtisane pour tendre un piège à son innocence. Mais rien ni fit ! Son mutisme lui vaut le surnom de boeuf muet.
Il y avait plus d'un an que Thomas était prisonnier dans le château de Rocca-Sissa quand le pape Innocent IV et l'empereur Frédéric II, auxquels on avait rendu compte de la cruelle persécution de celui-ci intercédèrent en sa faveur. La comtesse ne parut pas éloignée de favorisée elle-même son évasion. Les Dominicains de Naples, instruits des bonnes dispositions de celle-ci, envoyèrent quelques religieux déguisés au château. Ceux-ci, s'étant rendu à une heure convenue au pied de la tour, reçurent dans leur bras Thomas.
L'année suivante, il fit profession. son maître, Albert le Grand, prédit : "Ce boeuf mugira si haut que ses mugissements rempliront le monde entier". A 22 ans, il est professeur, puis il se rend à Paris. Il y devient tellement célèbre que même le roi Louis IX lui demande conseil. Par ordre du pape Urbain IV, il compose l'office du Saint-Sacrement. Il écrit également une Somme contre les Gentils, sur la philosophie d'Aristote. Son principal ouvrage, la Somme Théologique (inachevée, mais résumée de son système), fait toujours référence. Il reste l'un des premier maîtres de la scolastique. Il est parfois appelé le "docteur angélique". Il décède à Fossa Nova (Latium) le 7 mars 1274.


Sommaire - Lettre initiale - T


© lodace.net 1998 - 2006