Fête le 23 février.
Bref historique
Nilammon vivait renfermé dans une cellule auprès
de Gerès, petite ville de la basse Égypte. Les habitants de
cette ville, après la mort de leur évêque, le choisirent
pour lui succéder ; mais ne purent jamais l'y faire consentir, tant
il était persuadé de son indignité et effrayé
des dangers de l'épiscopat. Pour se délivré de leurs
importunités, il prit le parti de fermer la porte de sa cellelule,
sans vouloir l'ouvrir à personne.
Sur ces entrefaites, Théophile, patriache d'Alexandrie, arriva à
Gerès. A la prière des habitants, il alla trouver Nilammon,
lui conseilla de se rendre et de recevoir l'ordination de ses mains.
Après avoir discuté avec celui-ci Théophile partit et
revint le lendemain. Après tout deux, lui à l'extérieur
et Nilammon dans sa cellule se mirent en prière. Elle dura toute
la journée. Ensuite, après longtemps avoir attendu, Théophile
et ceux qui l'accompagnaient appelèrent Nilammon à haute
voix ; mais il ne répondit point. Ils décidèrent d'oter
les pierres qui fermaient la porte de la cellule, ouvrirent celle-ci et la
trouvèrent mort.
Un événement si imprévu étonna tout le monde.
Mais bientôt après on fut persuadé qu'il avait désiré
mourir que de l'exposer aux dangers de l'épiscopat. On ne pensait plus
qu'à admirer le rare exemple que ce saint venait de donner au monde.
On le revêtit d'habits précieux, on l'enterra aux dépens
du public ; on bâtit une église sur son tombeau, et l'on célébra
tous les ans le jour de cette bienheureuse mort, arrivée en l'an 402.
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