Fête le 3 novembre
Bref historique
Patron des chasseurs et le protecteur des chiens de chasse
Hubert n'apparaît dans les documents historiques que
lorsqu'il devient évêque de Tongres et de Maastricht, vers l'an
705. En 722, il transfère son siège à Liège dont
il devient le premier évêque. Il est considéré
comme l'évangélisateur des Ardennes. Son culte est surtout répandu
aux Pays-Bas et dans la vallée du Rhin. On le dit apparenté
à Charles Martel. Il est vrai qu'on le trouve à la cour de Pépin
d'Héristal, maire du Palais. Il épouse Floribanne, la fille
du roi Dagobert, et les chroniqueurs nous disent qu'il était connu
par " les folles joies de sa vie mondaine " peu édifiante,
jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert,
évêque de Maestricht l'entraînèrent vers la sainteté. Il est invoqué contre la rage et les morsures de serpent.
La légende de saint Hubert se développe au Moyen-Age quand viennent
se greffer sur son histoire des épisodes appartenant à la légende
de saint Eustache, notamment celui de sa rencontre avec un cerf miraculeux.
Avant de devenir évêque, Hubert était un chasseur acharné,
n'hésitant pas à chasser un Vendredi saint, quand il rencontre
un cerf énorme entre les bois duquel brille un crucifix. A l'instar
de saint Paul sur le chemin de Damas, Hubert est aveuglé, tombe de
cheval et entend une voix qui lui dit "Hubert, Hubert, pourquoi me poursuis-tu
? Jusqu'à quand la passion de la chasse te fera-t-elle oublier ton
salut ?" (c'est l'une des versions). C'est de ce jour qu'Hubert change
de vie, se retire dans la forêt d'Ardennes et succède à
saint Lambert sur le siège épiscopal de Maastricht.
Dès le XIème siècle, il était le patron des chasseurs.
Ce qui est historique, c'est qu'en 688, il abandonne le duché d'Aquitaine
à son frère pour se consacrer totalement à Dieu. Après
une vie monastique exemplaire, il est élu évêque de Liège-Maestricht
et Tongres, puisque saint Lambert venait d'être martyrisé. Saint
Hubert fut un grand évêque, proche de ses fidèles qu'il
rejoignait là où ils vivaient, dans les clairières, sur
les rivières, dans les villages. Attentif à toute misère,
il aidait les malheureux et les prisonniers. Il mourut des suites d'une blessure
occasionnée par un ouvrier maladroit qui lui écrasa la main
gauche, à Liège (Belgique) en 727.
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