Fête le 4 novembre
Bref historique
Évêque de Nysse, IVème siècle
Grégoire, fils de saint Basile et de sainte Emmélie, et frère
puîné de saint Basile le Grand, naquit en Cappadoce, vers l’an 331. Il y avait
un an que saint Basile était évêque de Césarée, lorsque le siège épiscopal
de Nysse vint à vaquer. C’était une petite ville de Cappadoce, éloignée de
Césarée d’environ trente lieues. Grégoire fut élu pour remplir ce siège en
372. Il fallut lui faire violence pour le déterminer à l’accepter.
La fermeté avec laquelle il soutenait la foi catholique contre les ariens,
lui attira, dès les premières années de son épiscopat, la haine et la persécution
des hérétiques. La violence alla si loin, qu’il fut obligé de s’enfuir et
de se cacher : après quoi les ariens établirent sur son siège un misérable
usurpateur qui n’avait d’autre foi que l’hérésie impie de ceux de qui il tenait
cette dignité. Il vinrent même à bout de faire bannir Grégoire par l’empereur
Valens ; et il ne revint à son Église qu’en l’an 378. L’an 379, il assista
au grand concile d‘Antioche, qui le chargea d’aller visiter les Églises d’Arabie
et de Palestine, pour y corriger quelques désordres, et pour rétablir la paix
dans celle de Jérusalem. On lui fournit, par ordre de l’empereur Théodose,
une voiture publique. Il en fit, pour ainsi dire, une église et un monastère,
où lui et ceux de sa compagnie chantaient des psaumes, et observaient les
jeûnes pendant tout le chemin. L’Histoire ne nous apprend pas ce qui se passa
dans son voyage en Arabie. Il alla ensuite, non -seulement pour s’acquitter
de sa commission, mais aussi dans son désir de piété en visitant les lieux
d’où Jésus-Christ avait opéré tant des mystères. Il assure qu’il reçut une
grande consolation de voir ces lieux saints, mais il avoue qu’il fut très
peu édifié des moeurs de ses habitants., et qu’il ne remporta guère d’autre
avantage de son voyage à Jérusalem, que de reconnaître qu’il y avait beaucoup
moins de piété dans ce pays qu’en Cappadoce. Cette raison et la dissipation,
qui est la suite ordinaire des grands voyages, dégoûtèrent Grégoire d’une
pratique de dévotion, dès lors très commune parmi les chrétiens, les pèlerinages
aux lieux saints de Jérusalem. Grégoire trouva l’Église de Jérusalem désolée
par les ravages des ariens. Le futur saint Cyrille, son évêque, n’y était
reconnu que depuis un ou deux ans : plusieurs même méprisaient son autorité,
et entretenaient dans cette Église un schisme scandaleux. Grégoire fit tout
ce qu’il put pour les ramener à l’unité ; mais il eut la douleur de s’en retourner
sans y avoir réussi.
Il assista, en 381, au grand concile de Constantinople, qui est le second
concile oecuménique ; il y prononça l’oraison funèbre du grand (saint) Mélèce,
évêque d’Antioche. Après avoir longtemps travaillé, par ses écrits comme par
ses discours, à instruire les fidèles et à combattre les hérétiques, il s’éteint
vers la fin du IVème siècle.
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