Fête le 25 février
Bref historique
Césaire était frère puîné de saint Grégoire de Nazianze. Après avoir été élevé d'une manière fort chrétienne. Il alla à Alexandrie se perfectionné dans les sciences. Lorsqu'il eut achevés ses études, il voulut avant de retourner dans son pays, faire quelque séjour à Constantinople. Son mérite et son extérieur avantageux lui attirèrent bientôt l'estime et l'affection de tout le monde. On lui offrit des honneurs publics, une nobles alliance et la dignité de sénateur. On fit supplier l'empereur d'arrêter Césaire comme médecin : ce qu'il accorda ; mais Grégoire, son frère, qui était venu le rejoindre à Constantinople, lui persuada de renoncer à tous les avantages qu'on lui offrait, pour aller servir sa patrie. Il revint donc à Nazianze avec saint Grégoire ; mais après y avoir consacré les prémices de son art au service de ses concitoyens, son inclination le porta à aller à la cour. Ses parents, ainsi que son frère, en furent affligés.
Césaire suivit son penchant. Il parvint en peu de temps au rang de premier médecin, favori de l'empereur. Sa probité, sa générosité, ses manières obligeantes, lui firent autant d'amis qu'il y avait de personnes de qualité. Cependant la gloire et les délices au milieu desquelles il vivait ne lui corrompirent point le coeur. Il soulageait par ses libéralités beaucoup de pauvres, et les tirait même de la pauvreté. Jamais il ne refusa rien à personne ; et la facilité avec laquelle il donnait, faisait qu'on se repentait souvent de n'avoir demandé davantage. Il savait se maintenir auprès des grands, mais ce n'était jamais au dépens de la vérité. Telle fut la conduite que Césaire garda à la cour. Cependant Grégoire ne pouvait s'en contenter ; et, envisageant avec frayeur les dangers qui l'environnaient, il ne cessait de lui écrire pour l'en retirer. Saint Basile, intime de Grégoire, faisait la même chose. Césaire recevait fort bien les avis qui lui venait de personnes chères, mais différait toujours de les exécuter et retardait toujours de prendre sa résolution.
Après avoir été trésorier des domaines de l'empereur Valens, il fut nommé intendant de la Béthynie. Cette province fut envelopper dans un gigantesque tremblement de terre, qui arriva jusqu'à Nicée, ville de celle-ci. Il perdit une bonne partie de ses biens, et ne se sauva lui-même que par miracle, ayant été enseveli sous des ruines dont il ne reçut que quelques blessures.
Il se résolu enfin pour satisfaire saint Grégoire et saint Basile à changer de vie, mais il tomba malade peu après. Il mourut au commencement de l'an 369, et laissa les pauvres de Nicée pour ses héritiers.
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