1422
Vincennes : Mort d’Henri V d’Angleterre, héritier désigné du royaume de France. La régence de son fils Henri VI, âgé de six mois, est assurée par le duc de Bedford.
1789
Paris : A la suite de l’adoption par la Constituante d’un projet prévoyant un veto absolu pour le roi et la création d’une seconde Chambre, une vive agitation d’instaure à Paris et en Province. A Rennes, les députés bretons font envoyer une motion au roi dans laquelle ils lui demandent d’adopter au plus vite les décrets d’août. En effet, conseillé par les ministres modérés, Louis XVI n’entérine pas les déclarations des 4 et 26 août.
1790
Nancy : Des désordres disciplinaires et la provocation de certains officiers supérieurs aboutissent à la mutinerie du régiment des Suisses de Châteauvieux. Ils sont violemment réprimés par la garnison de Metz, commandée par Bouillé, qui instaure la loi martiale.
1823
Cadix : Menées par le duc d’Angoulême, les troupes française pénètrent en Espagne le 7 avril. Poussé par les ultras comme par la Sainte-Alliance, Louis XVIII a fini par consentir à l’invasion, malgré les craintes d’une rupture avec l’Angleterre. Très rapidement, les, les envahisseurs s’emparent de Madrid (22 mai) car les généraux espagnols Ballestros et Labisbal, adoptent des stratégies de compromis. Une régence absolutiste est établie, d’où la période de « terreur blanche » et de chasse aux « noirs » (militaires et fonctionnaires libéraux). Entraînant Ferdinand VII avec eux, les Cortès se réfugient à Cadix. Mais l’armée de Louis XVIII entre en Andalousie et met le siège devant cette ville, tandis que l’amiral Duperré bloque la place par mer. Ce jour, le fort du Trocadéro doit capituler. En octobre, Cadix se soumet pour éviter le massacre. L’Espagne retombe dans la royauté absolue.
1839
Vergara, Espagne : Minée par ses divisions internes, l’armée carliste cède devant l’offensive que le général Espartero a déclenchée depuis le mois d’avril. Des officiers se mettent en rapport avec les troupes de la reine régente Marie-Christine et passent un compromis. Leur chef, Maroto, signe alors avec Espartero la convention de Vergara qui met fin à l’aventure carliste.
1898
France : Suicide du colonel Henry, chef du renseignement car il a avoué avoir fabriqué un faux document.. L’affaire Dreyfus est relancée.
1900
Paris : Les mauvais garçons de Belleville et de Ménilmontant alimentent la chronique : le journaliste Victor Moris vient de les baptiser « apaches » dans « le Matin ».
1907
Saint-Pétersbourg : L’accord anglo-russe tranche les litiges et les rivalités en Asie : la Perse est partagée en zones d’influences, le Tibet neutralisé et l’influence britannique reconnue sur l’Afghanistan. Les déjà traditionnelles conventions franco-russe et l’Entente cordiale franco-britannique impliquaient un rapprochement anglo-russe, qui débouche maintenant sur une Triple-Entente contrebalançant la Triple-Entente germano-autro-italienne.
1928
Berlin : C’est au Theater am Schiffbauerdamm que le public a pu découvrir « l’Opéra de quat’sous » de Bertolt Brecht (1898-1956), adaptation de « L’opéra des gueux » de John Gay, mise en musique par Kurt Weill (1900-1950). Brecht entent présenter avec cette oeuvre parodique et lyrique la première entreprise de « littéralisation » du théâtre. Son système dramatique bannit le spectacle les éléments qui en faisaient traditionnellement le pittoresque et la magie, pour lui en premier un rôle didactique : par constant souci dialectique de « distanciation », par le biais du réalisme ou au contraire de l’allégorie ou de la parabole, de la musique et de la chanson, le théâtre de l’ère scientifique doit hâter cher le public une prise de conscience qui le mènera à l’action politique immédiate. Cette oeuvre très vaste (Mère Courage et ses enfants, 1941) a exercé une influence déterminante sur l’ensemble de la dramaturgie moderne.
1937
Paris : Décret-loi fondant la SNCF.
1944
Roumanie : L’Armée rouge entre dans Sofia.
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