1212
Las Navas de Tolosa : C'est la bataille décisive de Las Navas de Tolosa. Elle clôt de la longue lutte entre la chrétienté et l'Islamique pour la possession Ibérique. Elle se termine par la victoire d'une armée composée de chrétiens ibériques, aidés par d'importantes troupes de Croisés d'Europe occidentale et placées sous le commandement d'Alphonse VIII de Castille, sur une armée musulmane conduite par Muhammad al-Nasir, quatrième calife almohade. Cette bataille est un événement majeur de la Reconquête entreprise par les rois de Castille et d'Aragon, auxquels s'était joint le pape Innocent III. Du côté des musulmans, la situation s'était déjà considérablement détériorée depuis la mort de Ya'cub al-Mansûr et l'avènement de son fils al-Nazir, âgé alors de 17 ans, qui se révèle piètre militaire. Celui-ci ne survivra pas à la défaire. Peu après son retour à Marrakech, il se retirera dans son palais pour y mourir, le 22 décembre 1213.
1245
Lyon : Le XVIIIème Concile oecuménique condamne et destitue Frédéric II.
1345
Gand : Jacob van Artevelde est tué par la foule en révolte contre sa dictature. Tous ses partisans avaient été égorgés lors du « mauvais lundi », le 2 mai.
1453
Castillon : Les armées anglaises sont écrasées à Castillon. Charles VII a reconquis tout le territoire de la France, à l’exception de Bordeaux, qui ne capitulera que le 19 octobre, et de Calais, qui reste aux mains des Anglais. Pourtant, il y a dix ans, il contrôlait à peine la moitié de la France. Mais, dès 1441, il a fait la paix avec la Bourgogne ; puis il a pris Pontoise et dégagé les environs de la capitale. Faute de moyens, il n’a pu aller plus loin. Les Anglais, eux aussi, sont affaiblis et las de la guerre. C’est pourquoi les deux adversaires se sont accordés en 1444 sur « statu quo » territorial. Mais les cinq ans de trêve ne profitent qu’à la France. Le trône d’Henri VI d’Angleterre est très menacé, tandis que les réformes financières de Charles VII, entreprise au lendemain de la libération, commencent à porter leurs fruits. L’impôt autorisera la permanence de l’armée au moment où la trêve risquait de disperser les mercenaires. En 1448, pour répondre à l’infanterie anglaise, Charles VII appelle les roturiers, à raison d’un homme pour cinquante feux, à se former au tir à l’arc chaque dimanche ; dispensés de la taille, ces soldats sont appelés les « francs archers ». Ainsi, avant même la rupture de la trêve, le roi de France dispose d’une armée forte. Un incident met fin à la paix en mars 1449. Charles VII porte aussitôt l’offensive en direction de la Normandie, qui sera reprise en 1450, avant de mener la reconquête de la Guyenne.
1652
Mer du Nord : La guerre maritime fait rage entre les Provinces-Unies et l’Angleterre, en conséquence de l’Acte britannique de navigation.
1775
Nouvelle-Angleterre : Le roi George III proclame les colonies en états de rébellion.
1789
Normandie : Début de l’insurrection du bocage. Les paysans pillent les châteaux et brûlent les titres de propriété des seigneurs. La révolte dure jusqu’à la fin juillet.
1789
Paris : Louis XVI se rend à l’Hôtel de ville et reçoit la nouvelle cocarde tricolore.
1791
Paris : La fuite du roi a changé le climat politique dans la capitale : les opinions républicaines, jusqu’à là minoritaires, connaissent un succès grandissant. L’opinion commence à être méfiante envers la Constituante. Le journal « Les Révolutions de Paris » essaie de provoquer un pétitionnement en faveur de la République, mais les Jacobins restent timorés. Les Constituants préfèrent en effet le maintien d’un roi déconsidéré et affaibli. Barnave et Lameth, les hommes forts de l’Assemblée, obtiennent la mise hors de cause du roi. Une procédure est alors engagée contre le marquis de Bouillé, le responsable de « l’enlèvement » qui se trouvait à l’étranger, prêt à intervenir. Le but de cette mascarade est, pour Barnave, de faire avorter la révolution. Le 15 juillet, il prévient : « Un pas de plus dans la ligne de la liberté serait la destruction de la royauté, dans la ligne de l’égalité, la destruction de la propriété. » Le club des Cordeliers appelle le peuple à se réunir le 17 juillet au Champ-de-Mars pour signer une pétition. L’Assemblée ordonne alors la dispersion « manu militari » du rassemblement. Les gardes nationaux de La Fayette tirent sans sommation, des dizaines de corps gisent sur le sol. L’Assemblée instaure la loi martiale.
1793
France : Les droits féodaux sont abolis, et sans indemnités.
1815
France : La Terreur blanche frappe tous ceux qui ont accueilli avec enthousiasme le retour de Napoléon. A Nîmes, une partie de la garnison est massacrée.
1856
Londres : La législation anglaise sur le financement des entreprises connaît une évolution considérable avec les grandes lois de 1856 et 1862. Les firmes qui le souhaitent peuvent désormais se constituer en « public companies », c’est-à-dire en sociétés anonymes par actions et à responsabilité limitée. Cette forme juridique offre des avantages décisifs. Elle permet tout d’abord de rassembler des capitaux immenses ; mais incite aussi à l’initiative, puisque l’actionnaire n’est désormais responsable que sur les sommes engagées par lui dans l’entreprise et non sur l’ensemble de sa fortune personnelle. C’est dans les domaines les plus novateurs de l’industrie anglaise que cette forme juridique rencontre un succès croissant. La chimie, la sidérurgie, les constructions navales sont particulièrement concernées. La plupart des grands États capitalistes connaissent des évolutions comparables : ce sera bientôt le cas en France.
1858
Inde : La révolte des cipayes est définitivement vaincue par les troupes anglaises à Gwâlior.
1894
Éthiopie : Le négus Ménélik, qui a refusé le protectorat italien décrété sur son pays en 1893, voit arriver un corps expéditionnaire venu occuper l’Abyssinie.
1917
Portugal : La Vierge serait apparue à trois enfants du village de Fatima.
1918
Iekaterinbourg : Le tsar Nicolas II est exécuté avec sa femme et ses cinq enfants.
1936
Espagne : Début de la guerre civile.
Sommaire - Les archives de l'éphéméride