LODACE


Les archives de l'éphéméride lodacieux


14 juillet


1223
Mantes : Le roi Philippe auguste meurt après quarante-trois ans de règne. La Normandie, le Maine, l’Anjou, la Saintonge, le nord du Poitou, la Touraine ont été, par lui, enlevés aux Plantagenêts, et la victoire de Bouvines sur la coalition impériale a concentré autour du roi un véritable sentiment national. Avec les baillis, le royaume s’est doté d’une réelle administration judiciaire. L’Église est protégée contre les féodaux, en contrepartie de quoi le roi a la haute main sur les évêques, les abbés et les seigneurs. Tous les barons relèvent désormais de l’autorité royale. Les privilèges accordés aux communes font du peuple et des bourgeois les alliés du roi. Philippe Auguste a rendu le pouvoir royal maître d’un royaume de premier rang en Europe.

1418
Paris : L’entrée triomphale dans la capitale de Jean sans Peur au bras de la reine Isabeau de Bavière consacre, de la part de cette dernière, un brutal renversement d’alliance.

1430
Beauvais : Contre 10 000 écus, Jean de Luxembourg livre Jeanne d’Arc au duc de Bedford, qui la remet à son tour à l’évêque de Beauvais, Pierre Cauchon.

1538
Aigues-Mortes : Par la trêve de Nice du 17 juin et l’entrevue d’Aigues-Mortes, de ce jour, François Ier met un terme provisoire au conflit l’opposant à Charles Quint, sur la base d’un « statu quo ».

1683
Vienne : Ce jour, les 200 000 Turcs sous les ordres du grand-vizir Kara Mustafa Pacha assiègent la ville, leur allié, le Hongrois Trököly, encercle Presbourg.

1789
Paris : Depuis le 12 juillet, l’agitation est à son comble. Le Palais-Royal devient le centre des débats et des initiatives. Des orateurs, comme Camille Desmoulins, lancent des appels aux armes. Des groupes de Parisiens se constituent et sillonnent les rues en quête d’armes. Des affrontements avec les soldats se terminent par la victoire des insurgés. La capitale se vide de l’armée, qui se réfugie au Champ-de-Mars. Les scènes de pillage se multiplient. Le 13, Saint-Lazare est incendie. Les députés de Paris remplacent alors la vieille municipalité par un comité permanent. Afin de contrôler la distribution des armes, ils créent une milice capable de s’opposer aux périls extérieurs et à l’ « anarchie » intérieure ; cette milice est constituée majoritairement d’hommes mûrs et honorables. Le lendemain, 14 juillet, la quête des armes continue. L’hôtel des Invalides est pris et plusieurs milliers de fusils sont emportés par la milice. La rumeur court que de la poudre a été transportée de l’Arsenal à la Bastille. D’autres rumeurs, comme celle de l’arrivée de 30 000 soldats dans le faubourg Saint-Antoine, électrisent la foule. Vers dix heures du matin, une députation est envoyée au gouverneur de Launay pour qu’il remette les clés de la forteresse. La discussion dure, pendant qu’à l’extérieur la foule s’impatiente. Des individus parviennent à abaisser le pont-Levis et s’engouffrent dans la cour. De Launay donne ordre de tirer : plus de quatre-vingts Parisiens sont tués. Des électeurs vont alors chercher deux détachements de gardes-françaises, qui pontent-leur canons sur les murailles de la prison. Prévoyant une issue funeste, de Launay capitule, mais la foule réclame vengeance. Sept soldats et de Launay sont massacrés. Les vainqueurs de la Bastille (pour voir leur diplôme officiel <http://www.lodace.com/histoire/document/vainqueur.htm> ) sont essentiellement des artisans et des boutiquiers, provenant en majeure partie du quartier Saint-Antoine. Plus qu’une prison pleine de poudre et bien avare en prisonniers (sept au total), ils ont fait tomber le symbole de l’arbitraire royal. Le 15, les pioches des démolisseurs commencent à s’activer.

1790
Paris : La célébration de la prise de la Bastille est l’occasion pour la Nation de manifester solennellement son unité. En dépit des averses, une foule enthousiaste de 500 000 bourgeois, aristocrates et gens du peuple applaudit, massée sur un amphithéâtre de terre et de gazon, le défilé des gardes nationaux. La province a beaucoup contribué à cette fête de la Fédération. Le 29 novembre 1789 déjà, à l ‘Etoile, 12 000 gardes nationaux du Dauphiné et du Vivarais s’étaient liés par un serment fédératif. En décembre, la même cérémonie a eu lieu à Dijon. Puis en Bretagne, en Anjou, et Franche-Comté. Le 30 mai, Lyon pavoisait, en juin Strasbourg et Lille. Les Bretons ont proposé les premiers l’envoi d’une délégation à Paris avant même que la Convention n’adopte l’idée d’une fédération à l’échelle nationale.

1790
Paris : Premier Bal populaire à l’occasion du premier anniversaire de la Prise de La Bastille.

1794
Paris (20 messidor) : Fouché est exclu du club des Jacobins.

1797
France (26 messidor) : Hoche est nommé ministre de la Guerre. (il mourra au combat le 18 septembre) et Talleyrand aux Relations extérieures

1831
Syrie : Ibrahim, le fils de Muhammad-Ali, prend Appel.

1833
Angleterre : John Keble, professeur de poésie à Oxford, prononce un discours sur l ‘ « apostasie nationale » qui marque le début du nouveau mouvement d’Oxford. Celui-ci est animé par un groupe de jeunes professeurs et de théologiens désireux de restaurer le sens de l’institution divine de l’Église, ainsi que la continuité avec les sources primitives au temps des Pères de l’Église et la fidélité à la tradition liturgique. On les appelle parfois les « tractariens » car ils exposent leurs idées dans des « tracts for the Times » dont Newman est le principal rédacteur. Acteurs du mouvement de rénovation e l’anglicanisme, ils se rapprocheront du catholicisme, auquel certains se convertiront.

1865
Suisse : Une cordée franco-anglaise vient de réaliser la toute première escalade du Matterhorn (appelé Cervin en Français) qui culmine à 4 478 m et domine les Alpes Vaudoises. Mais quatre membres de l’expédition trouvent la mort lors de la descente. Seuls les deux guides et un alpiniste anglais atteignent la vallée. Une cordée italienne partie trois jours plus tard de Valtournanche atteint le sommet par la face sud et réussit à redescendre sans encombre.

1880
Allemagne : En adoptant une loi qui adoucit les mesures prises quelques années plus tôt contre la hiérarchie catholique, le chancelier Bismarck met fin au « Kulturkampf ».

1880
France : Le 14 juillet est pour la première fois une fête nationale.

1881
Nouveau-Mexique : Henry Mac Carthy (né à New York en 1859) travaille comme conducteur d’attelage dans l’Oklahoma. Devenu Billy le Kid, il joue un rôle important dans la lutte qui oppose en 1877 les éleveurs à Santa Fe Ring, association de négociant véreux cherchant à monopoliser le lucratif marché de la viande, conflit qui prend l’allure d’une véritable guerre civile entre Mexicains et milieux d’affaires américains. Arrêté et condamné pour le meurtre d’un shérif, Billy s’évade après avoir assassiné ses deux gardiens. Devenu hors-la-loi, il se vante d’avoir vingt et un meurtres à son actif. Sa cavale prend fin le 14 juillet 1881, quand il est abattu par le shérif Pat Garett.

1884
Afrique équatoriale : L ‘Allemagne poursuit sa politique de colonisation et prend, par l’intermédiaire de l’explorateur Gustav Nachtigal, possession du Cameroun après en avoir fait de même avec le Togo, le 5 juillet.

1889
Paris (du 14 au 21) : En ces temps où se développent les grandes industries et où se structure le mouvement ouvrier, il n’existe plus d’organisation internationale depuis la dissolution de l’AIT par le congrès de Philadelphie en juillet 1876. Ce 14 juillet, pour le centième anniversaire de la prise de la Bastille, le congrès de Paris se réunit salle Pétrelle. A l’ordre du jour : l’abolition des armées et la mise à l’étude d’une législation internationale du travail. Liebknecht exalte la puissance du prolétariat et Lafargue appelle au dépassement des intérêts nationaux. Mais, dans ce débat où interviennent l’Allemand Bernstein, l’Autrichien Adler, le Belge Vandervelde, le Hollandais Nieuwenhuis et le Russe Plekhanov, le congrès, rejette l’idée d’une direction centralisée, retient la solution d’une fédération de partis nationaux autonomes. C’est la naissance de la IIème Internationale.

1890
États-Unis : John Sherman fait adopter une loi contre les trusts. William MacKinley, champion du protectionnisme douanier, fait voter une loi établissant des droits de douane très élevés.

1902
Venise : Le campanile de Saint-Marc s’écroule.

1917
Finlande : L’indépendance est proclamée.

1933
Allemagne : Le parti nazi est proclamé parti unique.

1935
Paris : Important rassemblement populaire de la Bastille à la Nation, où se retrouvent côte à côte socialistes et communistes. Blum, Thorez et Daladier se sont retrouvés en tête du cortège.

D'autres événements du 14 juillet et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)


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