LODACE


Les archives de l'éphéméride lodacieux


29 mai


1418
Paris : Un complice leur ayant ouvert la porte Saint-Germain, les Bourguignons se livrent à des massacres, Bertrand VII est assassiné. Le dauphin s’enfuit.

1453
Constantinople : « Le fait de te donner la ville relève ni de moi, ni de personne d’autre parmi les habitants, car nous allons tous mourir d’une décision commune, de notre propre volonté. » C’est la réponse faite par l’empereur Constantin, le 23 mai 1453, à une ambassade ottomane venue recueillir la reddition de Constantinople. La situation de l’Empire byzantin, en retard d’au moins un siècle en matière d’armement et réduit, depuis Varna, à n’être plus qu’une ville- État, est désespérée. Abandonnée par l’Occident latin, plus soucieux de ramener les chrétiens orthodoxes au sein de l’Église romaine que de leur prêter main-forte contre l’invasion turque, sacrifiée sur l’autel du mercantilisme par les républiques de Venise et de Gène, trahie par de nombreux princes slaves et byzantins, Constantinople est seule face à une armée de quatre-vingt à cent mille combattants, dont de nombreux Slaves, Hongrois, Allemands, Italiens et même Grecs. Devant l’imminence du danger, le peuple de Constantinople d »couvre un patriotisme qui se confond avec sa « foi singulière ». Gagné par l’exaltation populaire, Constantin décide de résister, malgré la certitude d’y mourir. L’assaut donné par les janissaires, le 29 mai au matin, le trouve donc dépouillé de ses insignes royaux, au milieu des sept mille défenseurs de la ville, avec lesquels il meurt comme tout un chacun : tragique épopée, non dépourvue de panache. Et le soir même Mehmet (Muhammad) fait son entrée dans ce qui avait été la « nouvelle Rome. » La prise de Constantinople, déjà contournée, a pour lui une valeur moins stratégique de symbolique. Mais pour l’Occident, c’est une page d’histoire qui est tournée. Constantinople, devenue Istanbul, sera la capitale de l’Empire ottoman.

1619
Dordrech : Le synode de Dordrech ouvert en novembre 1618, se termine par la condamnation des arminiens et la réaffirmation du dogme de la prédestination absolue. Arminius était un théologien modéré ; il soutenait que Dieu n’avait pas voulu la chute d’Adam. Ses thèses étaient combattues par un partisan intransigeant de la prédestination, François Gomar. En 1610, les disciples d’Arminius avaient présenté aux États de Hollande une « Remonstrance » pour réclamer l’indépendance religieuse des Provinces. Les gomaristes, partisans d’une Église d’État, voulaient imposer l’adhésion à la confession néerlandaise. Ces dissensions religieuses se compliquaient de divergences politiques : en effet, Oldenbarnevelt, le Pensionnaire de Hollande, était arminien ; son adversaire, Maurice de Nassau était gomariste.

1660
Londres : Charles II est proclamé roi.

1724
Rome : Le nouveau pape Benoît XIII, très âgé, laisse gouverner le cardinal Niccolo Coscia.

1792
France : Les opérations militaires françaises se soldent par des défaites. La cavalerie, formée d’aristocrates, simule la panique et reflue sur les fantassins. A Lille, ces derniers massacres le général Dillon. Le général Biron se replie alors sur Valenciennes.

1793
France : A l’annonce des mesures prises contre les Girondins, leurs partisans prennent le pouvoir à Lyon.

1794
Piémont : Les Autrichiens et les Piémontais signent un traité de défense mutuelle.

1814
Rueil-Malmaison : Joséphine répudiée, n’en garde pas moins sa préséance impériale dans sa propriété de Rueil. La Malmaison, acquise en 1799, entièrement rénovée par les soins de Percier et Fontaine, est son royaume. Suivant ses penchants pour les oiseaux, l’impératrice a rempli son vestibule de cages renfermant des volatiles parmi les plus extraordinaires. Dans ce cadre, elle tient sa cour. Entourée d’une poignée de fidèles, elle s’occupe de marier et de doter les filles de ses amies et de ses dames de compagnie. Ce ne sont pas les distractions qui lui font défaut. Dans l’intimité, elle ne dédaigne pas de taquiner la harpe. Les réceptions succèdent souvent aux soupers fins. Reconnue par tous comme souveraine, elle reçoit des hôtes de marque, tels le tsar et le roi de Prusse en 1814. Joséphine essaye de maintenir un monde et un mode de vie digne de son rang. L’empereur l’honore de ses visites. Atteinte d’un refroidissement, elle meurt, ce jour et ses obsèques se déroulent suivant l’usage de la cour.

1825
France : Charles X est couronné à Reims.

1832
Paris : Alexandre Dumas et Gaillardet présente leur drame « La Tour de Nesle »

1855
Piémont : Cavour abolit tous les ordres religieux et couvents qui ne se sont pas consacrés à la prédication, à l’éducation ou à l’assistance des infirmes.

1919
Brésil : L’astronome anglais Arthur Stanley Eddington vérifie, à la faveur d’une éclipse totale de soleil, la courbure des rayons lumineux des étoiles aux voisinages de grande masse ; c’est l’une des premières confirmations de la théorie d’Einstein sur la relativité

1933
Inde : Gandhi est condamné à un an de prison.

D'autres événements du 29 mai et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)


Sommaire - Les archives de l'éphéméride


©lodace.net 1998 - 2006