LODACE


Les archives de l'éphéméride lodacieux


1er avril


143
Rome : Aelius prononce son « Éloge de Rome, ce jour anniversaire de la fondation de la ville. Il s’agit d’un discourt reconnaissant la domination romaine et l’acceptant. Cet asiatique (né en 117), citoyen romain, est l’un de ces rhéteurs qui, avec Dion de Pruse et Hérode Atticus, incarnent la renaissance des lettres grecques au IIème siècle et représentent le courant que l’on nomme Seconde Sophistique. Ils se rejoignent dans la même glorification de la monarchie idéale enfin réalisée. Dion né vers 40 à Pruse en Bithynie) est issu d’une famille riche et cultivée. Il a suivit une éducation classique e s’est rapproché du stoïcisme. Après une vie précaire sous Domitien, il se trouve très lié avec Trajan, devant lequel il prononce deux discours sur la royauté, en 98 et 104. s’appuyant sur Aristote et Polybe, il démontre la perfection de la monarchie romaine et assimile l’empereur, favori de, père de la patrie. Hérode Atticus est né en 101 ; riche « évergète » athénien, consul en 143, il est appelé à Rome comme précepteur du futur Marc Aurèle. Son enseignement n’est pas sans conséquence sur la théorie et la pratique du pouvoir développées chez ce prince. Le talent oratoire et stylistique de ces auteurs ne doit pas masquer qu’ils ne peuvent juger qu’en termes philosophiques et moraux la politique, reflet mouvant de l’Empire romain.

1548
Pologne : Sigismond Ier, dit le Vieux, meurt à Cracovie, à l’âge de 81 ans, après avoir régné sur la Pologne pendant plus de quarante ans. Élu roi en 1507, il s’attache à réformer les finances grâce à l’habilité de son trésorier, Jean Bonar. En 1514, il bat à Orcha l’armée du prince de Moscou, Vassili III, puis de 1514 à 1538, il impose aux Moldaves la suzeraineté polonaise. Poussé secrètement par le futur empereur romain germanique, Maximilien, Vassili renouvelle ses incursions, alors que les chevaliers Teutoniques envahissent la Prusse polonaise. Cependant Sigismond réussit, en 1525, à imposer sa suzeraineté sur la Prusse orientale. Le règne de Sigismond marque l’apogée de la civilisation polonaise, alors profondément influencée par la Renaissance italienne : l’épouse de Sigismond, la princesse milanaise Bona Sforza, femme exceptionnelle par sa beauté et son savoir, en est la meilleure ambassadrice.

1572
Pays-Bas : La prise du port de La Brielle marque un tournant décisif dans la révolte des gueux aux Pays-Bas et donne l’avantage aux rebelles. Organisés par le prince d’Orange, soutenus matériellement et financièrement par l’Angleterre, les insurgés font bon accueil à tous les aventuriers, français, écossais, danois, disposés à les joindre. Depuis 1568, les « Gueux de la mer » écument les flots, de La Rochelle jusqu’au Danemark. Ils ont fait de Douvres la base de leurs opérations maritimes, mais la reine d’Angleterre, qui les avait d’abord accueillis, effrayée par la terreur qu’ils répandent, leur interdit le port. Leur choix se porte sur le petit port de La Brielle, point stratégique qui commande l’embouchure de la Meuse, du Lek et du Waal. Le Ier avril, ils prennent le port, pillent les couvent, font prêter serment au stathouder et fortifient la ville.

1697
Hesdin (Artois) Naissance d'Antoine François Prévost d'Exiles dit l'abbé.C 'est le fils d'un conseiller et procureur du roi au bailliage d'Hesdin. Sa vie instable et agitée, remplie de contradictions, est partagée entre la religion et les aventures. Il fait d'excellentes études au collège des jésuites d'Hesdin, puis à ceux d'Harcourt et de La Flèche. Il est destiné aux ordres ; son noviciat dans la Compagnie est entrecoupé par deux brefs et volontaires passages : un dans l'armée et par son entrée chez les bénédictins de Saint-Maur, suivie de nouvelles fugues. Déjà, il s'adonne à la composition romanesque et dès 1724, il publie une sorte de conte audacieusement libertin et satyrique, Les Aventures de Pomponius, chevalier romain, où l'on retrouve, l'évocation des moeurs de la Régence, des réflexions très fines sur la lecture et sur l'amour. Ordonné prêtre en 1726, professeur, puis prédicateur, il rompt avec sa congrégation qu'il quitte avec éclat, en 1728. Poursuivi, il passe en Angleterre, où il se fait appeler, en jouant avec les mots, «d'Exiles». De haute relations lui permettent d'obtenir la protection du fils d'un personnage important de la Cité londonienne. Il visite Londres, fréquente les théâtres et les écrivains, lit les poètes contemporains et continue de composer un roman dont deux volumes ont déjà paru en 1728, Les Mémoires et Aventures d'un homme de qualité, qu'il achèvera en 1731 : l'écrivain y relate ses propres aventures et celles des inconnus qu'il rencontre ; il multiplie péripéties amoureuses, épisodes tragiques et mélodramatiques. L'imagination macabre dont il fait preuve marquera dans l'histoire du goût pour l'étrange et le terrible en France et en Angleterre (le roman «noir» anglais), tandis qu' il donne à la peinture de l'amour une touche personnelle. L'Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut constitue le tome VII de ces Mémoires [...] d'un homme de qualité. Une «petite affaire de coeur» l'oblige à passer en Hollande, où il a une liaison avec une jeune aventurière, Lenki Eckart, il y rédige quatre tomes de son roman Histoire de Monsieur Cleveland, aux péripéties émouvantes et surprenantes. Il retourne en Angleterre (1733-1740, où une indélicatesse le fait incarcérer à la prison de Gate House. Autorisé à rentré en France, il est réintégré dans les ordres et, peu après, devient aumônier du prince de Conti. Il y mène une vie mondaine, tout en écrivant nombre d'ouvrages romanesques, c'est ainsi qu'il fait paraître Le Doyen de Killerine, l'Histoire d'une Grecque moderne, où il conte joliment l'aventure d'une belle esclave circassienne. Il traduit aussi nombre d'ouvrages anglais. Il commence aussi à se lier avec les milieux matérialistes et francs-maçons. Il cesse ses relations avec Voltaire (qu'il a connu en Hollande). En 1741, Prévost se laisse compromettre dans une affaire de pamphlets scandaleux et clandestins. De nouveau exilé, il part à Bruxelles mais il rentre à Paris l'année suivante. Protégé par le chancellier d'Aguesseau, il vit à Chaillot, puis à Passy, avec une «gentille veuve», sa gouvernante. Il rencontre Rousseau, avec qui il sympathise. Enfin, le prince de Condé l'ayant invité à écrire l'histoire de la maison de Condé, il va s'installer à Saint-Firmin, près de Chantilly, cette fois avec une certaine Mme de Genty. Il meurt le 23 novembre 1781 à Courteuil non loin de là.

1746
Angleterre : Georg Friedrich Haendel présente son oratorio « Judas Macchabée. »

1753
Chambéry : Naissance de Joseph (Comte de) Maistre . Profondément marqué dès sa jeunesse par un mysticisme dont la source se trouve dans l'illuminisme du XVIIIème siècle, en particulier dans la pensée du « Philosophe inconnu », Saint-Martin, Maistre élabore une sorte de syncrétisme entre cette mystique teintée d'occultisme et un catholicisme rigoureux. Vivement affecté, alors qu'il est membre de la cour de justice du royaume de Sardaigne, par l'invasion de sa partrie, la Savoie par l'invasion révolutionnaire française. Il traduit sa pensée en termes politiques, avec une force de logique et de style qui assurera son influence, dans ses « Considérations sur la France »; il y présente la Révolution comme l'expiation consécutive aux suites politiques de l'erreur métaphysique... Personnellement, je le trouve mortel !!!!!!.

1793
France : Le général Dumouriez trahit et rejoint l’ennemi.

1795
Paris (1er avril et 20-21 mai) : Par deux fois, les sans-culottes parisiens se révoltent. L’abandon des structures gouvernementales jacobines (la Commune de Paris et les comités révolutionnaires locaux) et l’adoption de mesures économiques libérales ont dépossédé les révolutionnaires de tous leurs pouvoirs. La disette s’installe dans les villes, les prix montent et le mécontentement s’amplifie. L’agitation ouvrière se manifeste dès novembre 1794 et, de l’atelier, gagne la rue où des émeutes sont organisées par certaines sections. Les manifestants réclament du pain et la Constitution de 1793 ; cette fois-ci, la Convention décrète la déportation de Collot d’Herbois et de ses amis. Sept semaines plus tard, un mouvement aboutira à un échec plus sanglant et la répression touchera des milliers de sans-culottes.

1810
Saint-Cloud : Le tsar hésitant à lui donner sa fille Napoléon se tourne vers l’Autriche. Une descendante de Charles-Quint comblerait son orgueil. Le mariage par procuration est célébré à Vienne le 11 mars, Marie-Louise, qui abomine le « Corsicain » antéchrist, se soumet à la volonté de son père. Le mariage civil a lieu le Ier avril à Saint-Cloud, le mariage religieux le 2, au Louvres. Outrés par des libertés que prend Napoléon avec sa première union, les cardinaux s’abstiennent. La population reste froide, mécontente de cette nouvelle alliance.

1833
Paris : Alfred de Musset publie dans « La revue des Deux-Mondes » : « André del Sarto »

1867
Paris : Début de l’exposition universelle. A cette occasion, le Français Edoux présente le premier ascenseur hydraulique.

1868
Marseille : Naissance d'Edmond Eugène Alexis Rostand.

1900
Paris : Parution de « Claudine à l’école », signé par Willy, mais écrit en fait par sa femme Colette.

1900
Grèce : Le prince Georges est nommé prince suzerain de Crète.

1901
Royaume-Uni : On recense 37 093 436 Britannique et 4 400 000 Irlandais.

1904
France : Les crucifix sont retirés des prétoires.

1905
Berlin : Première liaison téléphonique avec Paris.

1905
Grenoble : Naissance d'Emmanuel Mounier. Agrégé de philosophie en 1928, il eut comme maîtres Bergson, Maritain et surtout Péguy, auquel il consacrera son premier livre (« La Pensée de Charles Péguy »), L'évolution d'une partie des catholiques vers la gauche, à la suite de la condamnation de l'Action Française, le poussa à fonder la revue " Esprit " (Octobre 1923) : im ma dirigea jusqu'à sa mort, tentant inlassablement de dissocier les valeurs spirituelles, auxquelles il redonne leur vraie vigueur, et les valeurs bourgeoise, que l'évolution du monde condamne.

1907
Maroc : Les puissances européennes décident d’installer un réseau de téléphone sans fils.

1910
Paris : Le hall des magasins du Printemps est inauguré.

1924
Munich : Clôture du procès ouvert le 26 février contre Hitler, condamné au minimum de la peine pour haute trahison ; cinq années de prison (il sera libéré dès le 20 décembre). Ludendorff est acquitté.

1929
Bruxelles : Décès d'Adhémar Louis Michel MArtens, autorisé par arrêté royal du 9 juillet 1929 à se nommer Michel de Ghelderode. Ecrivain belge d'expression française. Voir le 3/4/1898 pour mieux le connaître.

D'autres événements du 1er avril et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)


Sommaire - Les archives de l'éphéméride


©lodace.net 1998 - 2006