LODACE


Les archives de l'éphéméride lodacieux


16 mars


37
Italie : En voyage sur le continent, Tibère meurt à Misène.

1244
Montségur : La forteresse de Montségur a capitulé le 14 mars. C’était le dernier foyer de résistance de l’hérésie cathare. La croisade contre les Albigeois ne pouvait pas être considérée comme achevée avant la reddition de ce bastion de Montségur, qui se dresse en Ariège à quelques douze cent mètres d’altitude. L’expédition punitive contre ce fort avait été décidée à la suite du meurtre en Avignonnais du légat Pierre de Castelnau, meurtre fomenté par les cathares en réaction aux incursions de l’Inquisition. C’était un défi contre le pape et contre le pouvoir royal. Le siège a duré six mois. La base du pic de Montségur est d’une telle étendue qu’il n’était pas possible de l’encercler par une ligne d’investissement continue ; de sorte que, çà et là, les assiégés pouvaient sans difficulté dépêcher des émissaires dans toute la région. Cependant, les assaillants ayant réussi à hisser sur une butte voisine une baliste pour bombarder l’intérieur du fort, les cathares ont finalement été contraints de se rendre, après six mois de résistance acharnée. Plus de deux cent albigeois, dont leurs principaux chefs, ont été fait prisonniers ; ayant refusé d’abjurer l’hérésie, ils ont été brûlés vifs au pied des murailles, dans un champ que les gens de ce pays appellent désormais le « prat de cramats ». Ce jour, les derniers « Parfaits » montent sur le bûcher.

1517
Rome : Le concile du Latran déclare nulles et non avenues les résolutions prises lors du concile réuni à Pise de 1511 à 1512 à l’instigation du roi de France et de l’Empereur.

1631
Italie : La paix de Cherasco met fin à la guerre de succession de Mantoue. Charles de Nevers-Gonzague, favori de la France, est reconnu duc de Mantoue par l’empereur Ferdinand II.

1731
Autriche : A l’occasion du second traité de Vienne, Charles VI obtient de l’Angleterre la reconnaissance de la Pragmatique Sanction.

1737
Paris : Création au théâtre des Italiens de la comédie de Marivaux « Les fausses confidences. »

1792
Stockholm : Le roi de Suède, Gustave III, vient d’être assassiné par un officier. Né en 1746, il monte sur le trône en 1771. Dès l’année suivante, par un coup d’Etat appuyé par la France, il impose une nouvelle Constitution qui réduit les pouvoirs du Conseil et de la Diète. Il met fin ainsi à la domination sur la vie politique d’une aristocratie divisée en deux fractions rivales. Il gouverne ensuite à la façon d’un despote éclairé. Il renforce l’Etat, abolit la torture, accorde la liberté de conscience, fonde l’Académie suédoise… En janvier 1789, il supprime les privilèges de la noblesse, instaure l ‘égalité juridique et se réserve l’initiative des lois.

1821
Paris : Naissance d'Ernest Aimé Feydeau.  Ami de Flaubert, il fut d'abord son concurrent lorsque le succès de scandale de son roman « Fanny », menaça de dépasser celui de « Madame de Bovary ». Peu soucieux de perfection stylistique, il se rattache à l'école réaliste, et ses conception en matière littéraires sont assez proche de celles qu'exprime la préface de « Mademoiselle de Maupin », de Gautier, sur l'incompatibilité entre art et morale. Outre des pièces de théâtre qui ne connurent pas le succès et furent vite oubliées et de médiocres essais de moeurs et d'histoire, Feydeau a publié après « Fanny », et parmi lesquels plusieurs autres romans, parmi lesquels  « La Comtesse de Châlis ou les moeurs du jour », qui fut un grand succès. Il avait écrit aussi un roman à clés sur les amours de Baudelaire et de Mme Sabatier,  « Sylvie ». Il bénéficia de l'indulgence de son ami Flaubert, qui favorisa ainsi sa carrière littéraire.

1831
Paris : Victor Hugo publie son roman « Notre-Dame de Paris. » La même année, paraissent « Les fleurs du mal. »

1848
Berlin : A la nouvelle du soulèvement viennois et de la chute de Metternich, ce jour, l’enthousiasme s’empare des Berlinois. Des cocardes aux couleurs allemandes (noir, rouge et or) apparaissent. Les rues se couvrent bientôt de barricades. Le roi Frédéric-Guillaume IV est contraint d’accepter la nécessité d’une rénovation et d’annoncer la réunion immédiate d’un parlement fédéral, la création d’une armée et d’une flotte nationale, et l’extension du Zollverein. Il accorde quelques concessions aux libéraux : abolition de la censure et convocation prochaine du Landtag. Mais il est déjà trop tard pour arrêter la révolution.

1863
Norfolk (Virginie, États-Unis) : Naissance de Francis Vielé-Griffin. De vieille souche protestante, il naît aux États-Unis et viendra en France dès l'âge de huit ans. Il s'y fixe définitivement, vivant tantôt à Paris, tantôt dans ses propriété de Touraine, Il consacrera sa vie aux lettres françaises, et son nom demeure attaché à la poésie et à l'histoire du symbolisme. Il écrit ses premiers poèmes en vers traditionnels, mais déjà il s'efforce de trouver des rythmes nouveaux, en utilisant l'allitération et l'assonance, et de rejeter " les gentilles difficultés vaincues, le bon vieux rythme numérique et carré, le jeu puéril des césures, l'or un peu fané des rimes masculines et féminines, la cheville artistique ..." C'est à son"  rythme personnel, auquel il doit d'être ", que le poète doit obéir. L'art n'est pas pour Vielé-Griffin uniquement tradition, mais évolution, et aussi moyen d'atteindre et de réaliser la beauté. Fidèle habitué des " mardis" de Mallarmé, il n'en garde pas moins une parfaite indépendance. Il collabore à diverses revues, en particulier à " Entretiens politiques et littéraires ", publiant, outre des poèmes, des articles d'esthétique et de critique, généralement consacrés au symbolisme. Symboliste intégral, Vielé-Griffin s'adonne avec souplesse et aisance aux jeux de la prosodie nouvelle, mêlant vers traditionnel et vers libre (qu'il emploi avec prédilection), cherchant les effets mélodiques et la mise en valeur du pouvoir expressif de la langue, usant d' "une rime redevenue simple, rare, naïve, éblouissante d'éclat, au gré du tact poétique qui la manie ...". En marge de son oeuvre personnelle, Vielé-Griffin s'est révélé un remarquable traducteur de poésie (Walt, Whitman, Swinburne)

1903
Boulzicourt (Ardennes) : Naissance de René Daumal. Animateur de la revue " Le Grand Jeu ", il eut une vie inquiète et n'a publié de son vivant qu'une partie de son oeuvre, dont « La Grande Beuverie », étude d'introspection sur les principes philosophiques de Gurdjieff. Seules sa « Correspondance » ainsi que ses oeuvres posthumes, le conte ésotérique « Le Mont Analogue » et l'édition complète de ses poèmes, permettent de comprendre quel esprit assoiffé d'absolu il était.

1914
Paris : Mme Caillaux, femme du ministre des Finances, tue de quatre coups de revolver Gaston Calmette, directeur du « Figaro », qui a lancé une campagne de diffamation contre son mari : Caillaux veut introduire l’impôt progressif sur le revenu, projet finalement adopté par le Sénat le 3 juillet. Il assure que, sans le scandale causé par sa femme, il aurait été président du Conseil à la place de Viviani.

1935
Allemagne : Rétablissant le service militaire obligatoire, Hitler décide de réarmer la nation.

1937
Paris : Tuerie à Clichy : la police tire sur des manifestations antifascistes : 5 morts et 300 blessés.

1937
Angleterre : Mort de Joseph Chamberlain.

D'autres événements du 16 mars et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)


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