D'autres événements du 7 mars et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)161
Lorium (Italie) : Antonin décède. Marc Aurèle (121-180) accède à l’empire.
1266
Naples : Charles d’Anjou entre dans la ville après avoir vaincu et tué Manfred de Sicile à la bataille de Bénévent, le 26 février. Charles d’Anjou avait été au préalable investi par le pape Clément IV de la couronne de Sicile.
1274
Fossa Nova (Italie) : Mort de Thomas d’Aquin.
1556
Paris : Naissance de Guillaume Du Vair. Enfant prodige (il obtint sa licence à l'âge de quatorze ans grâce à un décret), Du Vair est issu d'une famille de la noblesse. Après quelque temps passé à la cour du duc d'Alençon (1571), en qualité de maître des requêtes, dégoûté par les intrigues qui s'y tramaient, il entre au parlement de Paris comme conseiller. Il tente de rapprocher Henri III de la Ligue. Représentant cette Ligue aux états généraux ( 25 janvier 1593), il prend pourtant la défense du roi de Navarre et reçoit sa récompense, le gouvernement de la Provence. Du Vair est surtout un orateur : son « Exhortation à la paix » et son discours « Pour la manutention de la loi salique » eurent un retentissement considérable aux états généraux. Il fait montre d'une éloquence simple et direct, faite pour convaincre, qui ne s'embarrasse pas de citations érudites : son « Traité de l'éloquence française et des raisons pour lesquelles elle est demeurée si basse » expose une nouvelle théorie de l'art oratoire tel qu'il le pratiquait. L'orateur se double d'un moraliste et se situe dans la tradition stoïcienne d'Épictète. Il traduit d'ailleurs le « Manuel » d'Épictète et compose deux traité importants, « De la philosophie des stoïques » et « De la constance et consolation ès calamitez publiques » : ces oeuvres morales ont certainement exercé une influence décisive sur Malherbes, qui fut lié d'une intime amitié avec Du Vair. À la fin de sa vie, l'orateur et l'érudit cèdent la place au commentateur chrétien, qui se consacre alors à sa méditation sur la Bible.
1674
Paris : Décès de Charles Sorel, sieur de Souvigny. Né en 1602, il est le fils d'un procureur. Il fait ses études à Paris. Dès l'âge de quatorze ans, il compose un « Épithalame sur l'heureux mariage du Très Chrétien Roi de France Louis XIIIème du nom ». À dix-neuf ans, il publie son premier roman pastoral et héroïque, l' « Histoire amoureuse de Cléagénor et de Doristée », que Rotrou adaptera pour le théâtre en 1635. Secrétaire du comte de Marcilly et, plus tard, du comte de Baradas, il obtient la charge d'historiographe de France (1635), titre qu'il conservera alors même que la pension qui y est attaché aura cessé de lui être versée (vers 1663). Des revers de fortune font de ce taciturne bourgeois de PAris, dont la vie est consacrée à l'étude et à la littérature, un écrivain besogneux qui subsiste dans les conditions matérielles les plus médiocres : il a alors pour fidèle ami le célèbre médecin Guy Patin (1601-1672). Sorel; qui publie la plupart de ses oeuvres - sauf celle qui ont trait à l'histoire ou à la philosophie - anonymement ou sous des pseudonymes, les a souvent reniées. Ses romans les plus significatifs seront des réactions contre les modes littéraires de l'époque - le roman pastoral et précieux et l'idéalisme quintessencié. « Le Palais d'Angélie » et « Nouvelles françaises » marquent déjà son intention d'éviter le romanesque outré et de se rapprocher du réalisme Avec « La Vraie Histoire comique de Francion », Sorel écrit un roman authentiquement réaliste, dans lequel il fait valoir un esprit hardi et novateur, critique et rationaliste, de la générosité et un réel talent d'observation. Mais Sorel est surtout. l'auteur d'un "anti-roman ", « Le Berger extravagant » ou il parodie avec ironie féroce les procédés du roman pastoral, avec l'intention évidente de dénoncer et de discréditer l'illusion romanesque. Sorel est enfin l'un des premiers " modernes ", et sa « relation extraordinaire venue d'un royaume de Cypre » ridiculise l'engouement littéraire pour la mythologie antique, tandis que « Polyandre » ne parvient pas à séduire la médiocrité de la vie bourgeoise qu'on lui décrit. Sans négliger, pour vivre, le genre à la mode des bergeries( « L'Orphyse de Chrysante », « Histoire de cyprienne »). Sorel compose des oeuvres romanesques ou satiriques, précieuses ou antiprécieuses, parfois en mélangeant les genres (« La Vraie Suite des aventures de Polyxène », « La Maison des jeux », « Le Parasite Mormon »). Remarquable critique littéraire, il donne, avec « La Bibliothèque française », une excellente introduction à l'étude des écrivains de la première moitié du XVII ème siècle, cependant que « De la connaissance des bons livres » se rapporte plus particulièrement au genre romanesque. Dans la querelle du « Cid », il prend fait et cause pour Corneille (« Le Jugement sur " Le Cid ", composé par un bourgeois de Paris ». Philosophe spiritualiste, qui ne méconnaît pas la valeur de la raison, et moraliste, il compose, entre autres « La Science universelle », des «Pensées », un « Recueil de lettres morales et politiques, avec un discourt du courtisan chrétien, ou les Moyens de vivre chrétiennement à la Cour ». Auteur d'ouvrages historiques, il s'inspire d'une conception très moderne du métier d'historien : « Histoire de France », « Histoire de la monarchie française sous le règne de Louis XIV », « Divers Traités sur les droits et prérogatives des rois de France ». Sa modestie et son anonymat volontaire ont empêché cet écrivain de premier plan d'occuper dans notre histoire littéraire la place qui lui revient, en particulier comme l'auteur du « Berger extravagant » et de « Francion », injustice depuis heureusement réparée.
1815
France : Napoléon fait une entrée triomphale à Grenoble.
1843
Paris : Le dramaturge Victor Hugo connaît un échec pour sa pièce « Les Burgraves » représentée à la Comédie-Française.
1848
Berlin : La ville connaît des affrontements révolutionnaires.
1883
Paris : Décès de Louis François Veuillot.. Homme de letres, voir le 11/10/1813, jour de sa naissance pour le découvrir.
1896
Marseille : Naissance d'Édouard Peisson. Comme Loti, il unit dans un même destin son métier de marin et sa vocation littéraire ; solide et fécond romancier, il reçut plusieurs récompenses officielles pour une oeuvre, traditionnelle mais attachante, qui comprend de très nombreux titres.
1906
Finlande : Le droit de vote est accordé aux hommes et aux femmes imposables et âgés de plus de 24 ans.
1925
Mongolie : Occupation de l’Armée Rouge.
1932
France : Mort d’Aristide Briand.
1936
Rhénanie : Hitler répudie les accords de Locarno. Les troupes de la Wehrmacht pénètrent dans la zone démilitarisée.
1935
La Roche-sur-Yon : Naissance de Jean Thibaudeau. Ancien membre du groupe " Tel Quel " (de 1960 à 1971), sa recherche propre porte sur " le corps de l'écriture " recherche fondée sur la conviction que le texte achevé constitue une " réalité interdite ", que, par conséquent, l'acte littéraire est nécessairement construction fragmentaire et progressive et, en tant que telle, à jamais inachevée. Il s'agit dont pour le livre d'adhérer exactement à sa propre histoire, de s'instaurer dans le temps, toujours décalé, de sa formation et non dans le temps prétendu " objectif " dont le livre ne saurait, de par sa nature, rendre compte. Ainsi Thibaudeau, dans « Une Cérémonie royale » (prix Fénéon 1960), s'attache-t-il à l'enregistrement minutieux d'une cérémonie en composant les éléments qui la constituent " objectivement " avec la description, techniquement réaliste, des virtualités qu'elle contient : attentat, meurtres, etc.
1936
Paris : Naissance de Georges Perec. Dans des oeuvres qui sont bien, à beaucoup d'égard, des " romans ", Perec raconte effectivement des histoires, non pas seulement une histoire : la première impression de lecteur est que cette pluralité narrative résulte d'une virtualité technique étourdissante ; le lecteur peut même se demander si, chez Perec, le roman n'a pas pour but principal de provoquer cette impression d'étourdissement, qui n'est pas sans conférer au plaisir de la lecture une dimension supplémentaire, finalement agréable !
1945
Iwo-Jima : Victoire américaine : 216 prisonniers japonais se rendent sur les 21 000 soldats occupant l’île. Les Américains ont auparavant conquis Manille et Corregidor, où seuls 26 japonais ont été fait prisonniers
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