D'autres événements du 6 mars et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)1577
Paris : Décès de Rémy Belleau. Né en 1528, il fut protégé par Christophe de Choiseul, allé de Mureaux. Il fait de bonnes études, qu'il termina au collège de Boncourt. Une traduction des « Odes » d'Anacréon lui attira l'estime de Ronsard, qui le reconnut alors comme " le septième poète de la Pléiade ". Cette traduction fut suivit de « Petites inventions », à la manière des poètes grecs. D'emblée, Belleau manifeste un esprit délicat et alerte pour décrire des fleurs, des fruits, des insectes, dans le style des « Hymnes à blasons » de Ronsard. Bénéficiant de la protection de la maison de Lorraine, il put, en toute quiétude, se livrer à l'exercice de son art. Il se distingua plus particulièrement quand il fit paraître « La Bergerie » où il témoigne, non sans préciosité, mais avec sincérité, d'un vif goût pour cette nature.1629
Allemagne : Promulgation par l’empereur de l’édit de Restitution.
1642
Rome : Le pape condamne l’ « Augustinus » de Janénius ; mais la bulle ne sera publiée que dans un an, probablement modifiée.
1643
Rome : Antoine Arnauld vient de publier « De la fréquente communion », où il défend l’ « Augustinus », manuscrit de Cornélius Jansen (1585-1638) combattu par les jésuites, qui en obtinrent la condamnation par l’inquisition, en 1641, puis par la bulle « In Eminente » d’Urbain VIII, publié ce jour. Arnauld est le meilleur disciple du janséniste Jean de Saint-Cyran. Dans son ouvrage, il s’intéresse bien davantage que Jansénius aux problèmes moraux et aux engagements pratiques qu’aux questions strictement théologiques : c’est pourquoi son ouvrage contribue plus efficacement que le pesant traité de l’évêque d’Ypres à la diffusion des idées jansénistes en France. Dès lors, les polémiques initiées et reprises par Arnault et ses anis vont déborder le milieu ecclésiastique et toucher une large partie de l’opinion, inquiétant de ce fait le pouvoir. « De la fréquente communion » marque la naissance du mouvement janséniste sous sa forme théologique et morale. Cet ouvrage fait censurer Antoine Arnaud et contribue à son exclusion de la Sorbonne, où il a été reçu docteur en 1641.
1714
Rastatt (Allemagne) : La France signe la paix avec l’Autriche. (voir le 29 janvier 1712)1755
Sauve (Gard) : Naissance de Jean-Pierre Claris de Florian. Parent par alliance de Voltaire, qui le surnomme Florianet, il passe son enfance dans les Cévennes où il est né, dans le région d'Anduze, en pleine nature. Il restera aussi deux années auprès de Voltaire, au château de Ferney, puis entre comme page chez le duc de Penthièvre, un homme de coeur et philanthrope. Après un début dans la carrière militaire sans lendemain, le jeune Florian retourne chez le duc de Penthièvre, son protecteur et ami, qui l'attache à son service. Il peut ainsi se consacrer aux lettres tout en menant une vie mondaine. Auteur dramatique, il écrit d'agréable petites comédies et remet au goût du jour les arlequinades. Romancier, il subit l'influence de Gessner et publie des romans dans le genre pastoral, en particulier « Galatée », imité de Cervantès, dont il va traduire le « Don Quichotte » - en affaiblissant considérablement l'histoire. Dans le genre historique, on lui doit entre autres une épopée en prose, « Numa Pompilius ». Auteur également de plusieurs nouvelles, il reste avant tout connu pour ses « Fables » : au nombre de quatre-vingt-neuf, écrite dans un style aimable et facile, non dépourvues d'ironie et de malice, elles sont le plus souvent d'une morale désabusée, sinon amère, mais n'atteignent ni la perfection ni la puissance suggestive de celles de La Fontaine. Emprisonné comme suspect pendant le Terreur, Florian est libéré après Thermidor, le 9 août 1794, mais il meurt quelques semaines plus tard, dans sa maison de Sceaux. Il devint Académicien français en 1788.1793
Belgique : Après que le Hainaut soit devenu département de Jemmapes le 2 mars, Tournai et Louvain sont réunis à la France.
1794
Paris (16 ventôse) : A la Convention, Barère présente un rapport sur l’extinction de la mendicité.
1801
Égypte : Les Anglais débarquent en Égypte.
1803
Océan Indien : Envoyé pour réoccuper les villes françaises de l’Inde, l’amiral Decaen s’embarque pour l’île de France (l’île Maurice).
1824
France : Vote d’une loi qui porte à sept ans la durée de la législature.
1853
Venise : Le compositeur Giuseppe Verdi donne « La Traviata », une œuvre inspirée du roman d’Alexandre Dumas fils « La Dame aux camélias ». Les états d’âme des personnages et l’évolution de leur passions, constituent l’essentiel de l’opéra. La musique atteint une grande intensité où se mêlent ardeur, tendresse et mélancolie. Aux côtés d’Alfredo transposition du personnage d’Armand, et de Violette, transposition de Marguerite, Giorgio Germont, le père d’Alfredo prend un relief particulier en raison du conformisme moral et social qui ressort de sa rencontre avec Violetta. L’oeuvre de Dumas fils, tout en conservant un aspect passionnel, était tournée déjà vers l’observation, réaliste, des modes de vie d’une société. « La Traviata », desservie notamment par la chanteuse Salvini-Donatelli, dont la stature ne convient pas au rôle de Violetta, ne connaîtra le succès que lors de sa reprise, la saison suivante.
1889
Serbie : Après avoir multiplié les erreurs politiques et les gaspillages financiers, Milan Obrénovitch abdique en faveur de son fils Alexandre, âgé de 12 ans.
1898
Pékin : La Chine cède pour 99 ans le port de Quingdao à l’Allemagne ainsi que des gisements miniers.1912
Chili/Bolivie : Inauguration de la voie ferrée qui relie Arica (côte pacifique) à La Paz (Bolivie), en franchissant les Andes à 4 264 mètres d’altitude.
1914
Paris : Installation du premier tribunal pour enfants.
1916
Verdun : Début des combats du Mort-Hommes et de la Cote 304.1933
Nogent-sur-Marne : Naissance de Pierre Oster dit aussi Pierre Ostersoussouev.Après des études en khâgne à Louis-le-Grand et à l'Institut d'Études politique de Paris, il entre en contact avec P. J. Jouve et débute en poésie avec des « Quatrains gnomiques » publiés en 1954 dans " La Nouvelle Revue Française ". Plus tard il rencontrera Saint-John Perse (1961) et publiera une étude sur Claudel (1970). Ce sont là rencontres qui témoignent plutôt d'affinités que influences, comme l'amitié avec J. Grosjean, dont Oster préfacera « La Gloire » (1969). L''inspiration métaphysique, la confiance dans le pouvoir du langage ou bien la libération lyrique du cri ou l'intuition oraculaire situent Oster à contre-courant des tendances dominantes de la poésie française contemporaine.
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