D'autres événements du 3 mars et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)1356
Brabant : Les villes brabançonnes imposent au duc de Brabant la charte de la « Joyeuse Entrée » qui fonde les rapports entre le duc et son duché.
1357
Paris : Une ordonnance royale, approuvé par une nouvelle assemblée des états généraux réunie à Paris, réforme la monnaie et accordent des subsides au dauphin.
1458
Guadalajara : Mort de d’Iñigo López de Mendoza, marquis de Santillana, poète et humaniste, auteur de « Sonnet à la manière italienne » et surtout de « Sarranillas » (chansons de la « montagne ») où passe le souffle vivifiant du folklore.
1766
Versailles : Le parlement de Paris, qui a pris fait et cause pour son homologue de Rennes, se soumet à la séance de la flagellation en présence de Louis XV.
1792
Étampes : Le maire d’Étampes Simonneau, est tué alors qu’il s’opposait à une émeute exigeant la taxation des produits.
1794
Paris : Le 26 février, Saint Just obtient de la Convention un renforcement des mesures répressives. Dans un discours passionné, il affirme que la Révolution est « glacée », que la bureaucratie envahit tout et que les tribunaux ne punissent pas les vrais coupables. Il vise indirectement les Indulgent et les Hébertistes et propose des mesures radicales destinées à saper la base sociale de ces derniers. Désormais, les biens des aristocrates mis sous la main de la nation ne seront plus vendus mais distribués aux patriotes et deviendront de la sortes inviolables. Surtout, le Comité de salut public peut dorénavant, à partir de ce jour, sans contrôle de la Convention, envoyer des représentants en mission.
1800
France (12 ventôse) : Bonaparte clôt la liste des émigrés.
1810
France : Par décret, les prisons d’État sont rétablies.
1813
Suède : Le régent Bernadotte signe un traité d’alliance avec l’Angleterre afin de préserver les intérêts de la Suède, gênée par le blocus continental. L’Angleterre lui promet la Norvège ainsi que des territoires aux Antilles, en Guadeloupe, contre la mise à disposition de 30 000 soldats.
1853
Monténégro : Signature d’un traité de paix entre le sultan et le prince Danilo II. Arrivé au pouvoir en 1852, celui-ci décide de séculariser le pouvoir sur les conseils du tsar. Les Turcs tentent d’envahir le pays, mais sont repoussés.
1853
Pays-Bas : Après l’Angleterre, c’est au tour des Pays-Bas calvinistes de connaître l’organisation d’une hiérarchie catholique. Cette décision provoque la chute du Premier ministre libéral Rodolphe Thorbeke (1796-1872)
1857
Chine : Prenant prétexte de l’assassinat du missionnaire français Chapdelaine, les gouvernements anglais et français déclarent la guerre à la Chine.
1859
Russie : Signature d’un traité secret avec la France stipulant la neutralité bienveillante de la Russie en cas de guerre entre l’Autriche et la France.
1861
Russie : Le 2 juillet 1858, Alexandre II décide d’émanciper les serfs de la couronne. Le 3 mars, il promulgue un ukase qui étend cette émancipation à l’ensemble des serfs privés et fixe leur statut. L’édit, préparé par Milioutine, accorde la liberté à près de 50 millions de paysans, qui reçoivent des lots de terre (de 3 à 15 hectares), à charge pour eux d’indemniser les nobles avec l’aide du crédit de l’État. Plus de 100 millions d’hectares sont ainsi distribués. Cependant, les paysans restent écrasés par les dettes et le renforcement de l’autorité du Mir limite les effets de cette émancipation. Ce qui a pour résultat de laisser les moujiks déçus et la noblesse mécontente.
1865
États-Unis : Création du Bureau des libertés afin d’insérer par l’éducation, les soins médicaux et l’assistance les anciens esclaves dans la vie sociale.
1868
Mortagne-au-Perche (Orne) : Naissance de d’Émile Chatier, dit Alain.Après avoir eu Jules Lagneau comme professeur de philosophie, il entre à l'École normale supérieure en 1889 et mène une carrière de professeur à Rouen, puis, en khâgne (préparation à l'École normale supérieure), à Henri IV. Dès 1907, son activité journalistique s'exprime abondamment dans les " propos " de " La Dépêche de Rouen " ; en 1913-1914, de vive polémiques l'opposent à Bernanos dans ce même journal. Pur rationaliste, Alain se refuse aux effets de style pour adopter une phrase imaginée mais sèche, volontiers paradoxale ; auteur de nombres d'essais critiques, il cache souvent, sous un bon sens d'apparence bonhomme, une réelle perspicacité et une grande habilité à dégager l'essentiel. Par son refus d'accepter les idées reçues, il a fait valoir pendant de longues années une méthode foncièrement probe d'approche de la vérité. Sa pensée philosophique, dont l'humanisme cartésien s'est exprimé dans « Idées » , nous somble aujourd'hui l'ouvrage d'un bon amateur, voir d'un dilettante. Il a porté plus de fruits par son influence pédagogique, qui a marqué nombre de ses élèves avant la Seconde Guerre mondiale. Cet " éveilleur de curiosités " fut un moraliste apprécier, son refus socratique de toute méthode desséchante a séduit nombre de lecteurs et d'auditeurs, et, même relativement méconnu aujourd'hui, il demeure l'une des grandes figures intellectuelles de la première moitié du XX ème siècle.1871
Paris : La garde nationale se fédère sous l’autorité d’un Comité central qui élira le 15 mars, Giuseppe Garibaldi comme général en chef, mais celui-ci refuse. La nouvelle instance affirme vouloir instaurer une « République démocratique et sociale »
1871
Allemagne : Les élections au premier Parlement allemand, le Reichstag, donnent au parti national-libéral la première place devant le Centre catholique.
1875
Paris : Première de « Carmen », le chef-d’oeuvre de Georges Bizet. Le personnage ardent et fataliste de Prosper Mérimée lui a inspiré un drame lyrique où la musique s’accorde parfaitement à la psychologie des personnages. Récit d’amour et de mort : le brigadier don José devient brigand par amour pour la Bohémienne Carmen, qu’il tu parce qu’elle ne l’aime plus. Bizet traduit avec force l’esprit méditerranéen de l’histoire, bouleversant l’opéra traditionnel. L’intensité du drame se fonde sur les passions des protagonistes, soutenues par l’envoûtement des rythmes, la richesse orchestrale et l’éclatante toile de fond de corrida. Accablé par les critiques dont il est l’objet, Bizet meurt à Bougival le 3 juin 1875.
1878
San Stefano : Le traité signe dans ce faubourg de Constantinople entre les Turcs et les Russes organise une grande Bulgarie qui resurgie après six siècles, assurant à la Russie une prépondérance dans la région. Inquiètes, la Grande-Bretagne et l’Allemagne imposent un nouveau traité le 13 juillet.
1886
Bucarest : Les Bulgares et les Serbes signent une paix blanche maintenant le « statu quo » entre les deux pays.
1889
Paris : Naissance d'Émile Henriot. Douée de charme et d'aisance dans le style, son oeuvre de poète et de romancier appartient à ce qu'il a appelé lui-même, dans un recueil critique qui se lit avec plaisir, « Les Livres du second rayon ». Comme il convenait à un débutant dans les premières années du XXème siècle, Henriot a d'abord été poète et à fait alors figure de disciple d'Henri Régnier ; on peut trouver aujourd'hui encore un charme à certains de ses « Jardins à la française » ou à ses « Églogues imitées de Virgile », Mais il a sans doute plus d'originalité dans ses « Aquarelles ». Si, après la Grande Guerre, il n'abandonne pas tout à fait la poésie, il s'essaie au roman, où, malgré la finesse de l'analyse psychologique, il ne saurait faire concurrence aux grands romanciers de sa génération. Il est devenu critiques du " Temps " (1919) et du " Monde " (1944). Il fut Académicien français en 1945.
1903
États-Unis : Nouvelle loi sur l’immigration instaurant une taxe à l’entrée du pays, qui est interdit aux anarchistes.
1904
Springfield (États-Unis) : La garde nationale stoppe le « pogrom » contre les Noirs.
1910
États-Unis : John D. Rockefeller crée une fondation destinée à promouvoir la science.
1913
Reims : Naissance de Roger Caillois. Ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de grammaire, Caillois a d'abord enseigné au lycée de Beauvais. Entre 1932 et 1935, il fait partie du groupe surréaliste ; en 1938, il fonde, avec G. Bataille, le " Collège de Sociologie ". En 1941, il décide de rejoindre Londres et le général de Gaulle. A partir de la Libération, il sera fonctionnaire à l'UNESCO, et fondera l'Institut français des études supérieures de Buenos Aires. En 1953, il crée la revue " Diogène ". Dans le cadre de son oeuvre d'anthropologue, Caillois a d'abord publié « Le mythe et l'homme », essai qui propose une définition de la nature et de la fonction du mythe permettant de déterminer les constances de la vie imaginative et leur utilisation dans la vie sociale. Prolongeant les recherches de l'école française de sociologie, notamment de M. Mauss et de G. Dumézil, Caillois fait paraître en 1939 « L'Homme et le sacré » étude consacrée à la " théorie de la fête et du sacré de transgression ". L'intérêt qu'il porte au monde onirique a inspiré à Caillois de nombreux essais, parmi lesquels « L'Incertitude qui vient des rêves », «Puissance du rêve ». Dans ces ouvrages, il tente d'élucider les problème de la signification des rêves. Les domaines de l'imaginaire et du fantastique ont également suscité une attention passionnée de la part de Caillois. Avec « Au coeur du fantastique », il explore le monde de la métamorphose dans les arts, en établissant ainsi une recherche méthodique du " détail mystérieux ou terrifiant dans un domaine où sa présence inacceptable est menaçante de ce fait ". Dans «Images, images ... », le fantastique étudié est celui des contes de fées jusqu'à la récente science-fiction. Enfin dans « Obliques », Caillois présente les variétés du fantastique naturel et du merveilleux. Quant à l'oeuvre poétique de Caillois, elle s'établit selon la logique du " fantastique " dans les rêveries minéralogiques de «Pierres », où il " parle de pierres qui ont toujours couché dehors ou qui dorme dans leur gîte et la nuit dans des filons. Cette description des métamorphoses de paysage au coeur du minéral prend la forme d'une rêverie dans « Pierres réfléchies». Il devint Académicien français en 1971.
1915
New York : La sortie du film, ce jour, « The Birth of a Nation » (Naissance d’une nation) est un triomphe : dans son premier long métrage (trois heures), David Griffith révèle l’étendue de son talent : emploi d’une caméra mobile, préparation du découpage, utilisation rationnelle des décors de studio, alternance des plans généraux et de gros plans. Mais le film ne plaît pas à certains, qui croient y voir du racisme dans la présentation de la guerre de Sécession et certains partis pris en faveur des Sudistes.
1917
États-Unis : Rupture des relations diplomatiques avec l’Allemagne après le torpillage du bateau américain « Housatonic. »
1918
Russie : L’adoption du décret sur la paix par le Congrès des soviets permet aux bolcheviks de signer, le 15 décembre 1917, l’armistice avec les puissances centrales. La signature du traité de paix à Brest-Litovsk le 3 mars après quatre mois de négociations est un succès pour Lénine, qui veut la « paix à tout prix. » Par ce traité, la Russie renonce à la Finlande, aux pays Baltes, à la Pologne et accepte de reconnaître l’indépendance de l’Ukraine. Elle perd le quart de sa population, la moitié de ses aciéries et les deux tiers de ses réserves de houille. Mais la longueur des négociations empêche l’Allemagne de redisposer rapidement ses troupes sur le front occidental. Ce traité sera annulé par l’armistice de novembre, pus par le traité de Versailles.
1921
Saint-Mars-la-Jaille (Loire-Atlantique) : Naissance de Paul Guimard. Après des études secondaires au collège Saint-Stanislas de Nantes, Guimard, écrit pendant la guerre à " l'Écho de la Loire " puis à " Ouest-Éclair " jusqu'en 1944. Il épouse en 1951 la romancière Benoîte Groult et publie en 1956 son premier roman, « Les faux Frères » qui lui vaut le Grand Prix de l'humour. « Rue du Havre », un an plus tard, obtient le prix Interallié. Parallèlement à sa carrière d'homme de lettres et de journaliste, Guimard participe à la vie publique. Conseiller à la culture en 1982, il est aussi membre de la Haute autorité de la communication audiovisuelle. Ses romans ont popularisé une technique narrative très cinématographique qui utilise les flash-back et les moments de " temps suspendu " au cours desquels le passé se récapitule. C'est ainsi que l'automobiliste gravement accidenté des « Choses de la vie » prend la mesure du trajet de son existence et en tire d'amères leçons. C'est toujours le hasard, véritable " deus es machina ", qui président aux destinées de tous ces personnages et joue de ce fait un rôle prépondérant dans le développement narratif. après l'accident, la rencontre fortuite de deux jeunes gens dans « Rue du Havre », le contre temps malheureux qui provoque la mort du héros de « L'Ironie du sort ». Plus particulièrement centrés sur l'évocation du monde maritime, « Le mauvais temps » et « L'Empire des mers » permette à Guimard d'offrir la description pertinente de la vie à bord d'un voilier.1923
Tulle : Naissance de Jacques Peuchmaurd. Représentant d'une forme moderne de l'autobiographie transposée, Peuchmaurd consacre l'essentiel de son art de romancier à la mise en oeuvre des structures de style, de composition et de dramatisation, qui confèrent densité et signification aux épisodes qu'il extrait de sa propre expérience, pour soumettre à un examen les êtres fictifs tirées de lui-même par génération littéraire.( lire par exemple (entre autres) les nouvelles « Le Masque » et « Soleil cassé ».
1929
Mexico : Soulèvement des « cristeros » (catholiques) contre le nouveau président Portes Gil.
1929
Washington : Début du mandat du 31 ème président, le républicain Herbert Hoover. Il a été élu le 6 novembre 1928.
1930
Paris : Terribles inondations dans le midi. Montauban est isolée, Moissac est détruite. Plus de 200 morts et des milliers de sinistrés.1982
Ivry : Décès de Georges Perec. Homme de lettres. Pour mieux le connaître, voir le 7/3/1936, jour de sa naissance1983
Bruxelles : Décès de Georges Rémi dit Hergé.
Sommaire - Les archives de l'éphéméride