D'autres événements du 1er mars et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)293
Empire romain : Quatre empereurs règnent collégialement : aux deux Augustes sont adjoints deux Césars : Galère (293-311) et Constance Chlore (293-306).
1382
Paris : Un incident mineur provoque une véritable rébellion : aux cris de « A bas l’impôt ! » poussé par une marchande des quatre saisons, dont un percepteur voulait saisir la marchandise en règlement de la gabelle, le petit peuple se soulève. Pillant le Châtelet et s’emparant des maillets entreposés à l’Hôtel de ville, les insurgés, baptisés « maillotins », donnent la chasse aux collecteurs d’impôts. Les ducs régents de Charles VI mèneront une répression sévère.
1555
Salon-de-Provence : Fils d’un médecin, médecin lui même ; Michel de Notre-Dame a exercé son art en voyageant en France, puis s’est fixé à Salon. Il commence à prophétiser et publie, d’abord modestement, de petits opuscules où ses pronostics sont consignés sous forme de quatrains. Le succès l’encourage à appliquer ses prophéties à l’histoire. Ses quatrains sont regroupés par centaines. Le 1er mars paraît le premier recueil, qui regroupe sept « Centuries. »
Mais si vous souhaitez découvrir, une véritable ordonnance de Nostradamus
1562
Wassy : Le duc de Guise revenait de Saverne où il avait entrepris des négociations avec Christophe de Wurtemberg. Après l’étape de Joinville, il trouve à Wassy une réunion de protestant tenant leur prêche en ville. Or l’édit de janvier, dont Michel de l’Hospital était l’auteur, n’accordait aux huguenots le droit de tenir leurs réunions qu’à l’extérieur des villes closes. Le duc de Guise décide de prendre d’assaut avec sa petite troupe la grange de Wassy, qui a été illégalement transformée en temple. C’est un carnage. On relèvera trente morts et cent vingt blessés.
1565
Brésil : Fondation de la colonie portugaise de Rio de Janeiro.
1792
Vienne : Léopold II meurt ; c’est son fils François II qui lui succède.
1808
Paris : Avec les titres de princes et de princesse des Bonaparte et les dotations importantes versées aux militaires depuis 1804, une nouvelle aristocratie s’ébauche, qui répond au besoin d’apparat de l’Empire. Le sénatus-consulte du 1er mars définit rigoureusement la hiérarchie des divers titres : duc, comte, baron et chevalier. Chaque fonction civile confère une dignité nobiliaire précise : les maires et les évêques sont barons, les ministres comtes… La dévolution d’un titre nécessite de gros revenus. La nouvelle noblesse se compose à 59 % de militaires ; seule la titulature impériale est légale, mais l’ancienne aristocratie s’intègre en cumulant les titres.
1811
Le Caire : Mahammad-Ali décide d’en finir avec les mamelouks qui, malgré leur défaite en Haute-Égypte, constituent pour lui une menace latente. La guerre d’Arabie, où il est appelé à intervenir, lui en fournit le prétexte. Ayant revêtu son fils du commandement suprême de l’armée, il le fait sortir de la capitale en grande pompe, et à cette occasion, invite à la citadelle toutes les notabilités du pays. Tous les beys mamelouks sont là. Sur un signal donné, les portes sont fermées et le massacre peut commencer. Il n’y a aucun survivant, et le pouvoir n’appartient plus qu’à lui seul ; dès lors, Muhammad-Ali peut s’occuper des choses sérieuses. Il abolit tous les privilèges, introduit un nouveau système d’exploitation des sols, instaure un peu partout le monopole d’État et entreprend de renforcer l’armée.
1814
Chaumont : Début d’une réunion des quatre puissances alliées. Vous découvrirez le résultat le 9 mars.
1815
Golfe Juan : Napoléon débarque de l’ « inconstant », il est accueilli par une compagnie de 1 100 hommes de la vieille garde et de la garde corse.
1840
France : A la suite d’une crise ministérielle provoquée par le refus de la Chambre d’attribuer une dotation au duc de Nemours, le ministère Soult démissionne. Il est remplacé par une équipe menée par Adolphe Thiers.
1871
Bordeaux : L’assemblée nationale ratifie les préliminaires de Versailles.
1822
Ploujean (près de Morlaix) : Décès d'Édouard Joachim Corbière, l'un des poètes maudits. Voir le 18/7/1845, pour le reconnaître enfin !
1881
Saint-Pétersbourg : Les anarchistes multiplient les attentats contre les hauts fonctionnaires de l’État tsariste. Le puissant groupe révolutionnaire de la Volonté du peuple, dirigé par Zeljabov, crée un comité qui se fixe pour mission d’abattre Alexandre II. L’échec successif de six attentats contre le tsar ne contrarie en rien la détermination du groupe. Le 1er mars 1881, alors qu’Alexandre II passe le long du canal Catherine, Nicolas Ryssakov, militant des milices ouvrières de 19 ans, lance une première bombe et se blesse. Le tsar est miraculeusement indemne, mais il tombe sur le coup d’une deuxième explosion. Immédiatement transporté au palais d’Hiver, il y succombe ; il devait signer, le lendemain, un décret visant à promulguer une Constitution… Les complices du meurtrier seront pendus le 3 avril.
1896
Adoua : Tard venue dans la course à l’expansion coloniale, l’Italie affiche de plus en plus ouvertement ses ambitions. Elle se tourne vers un des derniers États indépendants du continent, L’Éthiopie. Les premières incursions s’étant soldées par des échecs, les Italiens décident en 1889 de soutenir l’un des prétendants à la succession du négus Jean, le ras de Choa, Ménélik. En Éthiopie, le pouvoir du négus est, en effet, constamment contesté par de puissants féodaux, les ras. En partie grâce au soutien italien, Ménélik parvient à battre le fils du négus Jean et à succéder à celui-ci sur le trône éthiopien. C’est alors que ses relations avec les Italiens se tendent : ceux-ci font valoir que le traité d’Ucciali impliquait, en contre partie de leur soutien, que l’Éthiopie devienne un protectorat italien. Ménélik refusant cette interprétation, une armée italienne l’attaque à Adoua le 1er mars 1896. Mais le négus, qui dispose d’armes naguère fournies par les Italiens, inflige une sévère défaite aux troupes du général Barattieri : 4 000 Italiens sont tués, dont presque la moitié des officiers. Le retentissement de la bataille d’Adoua est considérable : il entraîne la chute du gouvernement Crispi et l’abandon de sa politique de « Grandeur. »
1907
Prusse : Le ministre des Cultes décide de mater la grève des écoliers polonais.
1907
Espagne : Un décret royal supprime le mariage civil.
1924
Canton : En 1924, les communistes chinois ne représentent qu’un groupuscule. Dès 1922, le Hollandais Maring délégué de l’Internationale communiste (Komintern) en Chine, avait imposé aux communistes chinoises d’adhérer à titre individuel au parti nationaliste de Sun Yat-sen, le Kuo-ming-tang, mieux implanté dans les villes. De son côté, Sun Yat-sen décide de s’allier (ce jour) aux communistes : en associant la bourgeoisie libérale acquise au Kuo-min-tang et le prolétariat ouvrier contrôlé par les communistes, il espère créer un mouvement de masse contre les « seigneur de la guerre » qui règnent en maîtres dans les provinces.
1934
Mandchourie : Le couronnement du régent Pu Yi ressuscite l’empire grâce aux Japonais, qui, occupant le pays dès 1931, l’ont déclaré indépendant.
1938
Italie : Mort de Gabriele D’Annuzio
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