LODACE


Les archives de l'éphéméride lodacieux


27 février


425
Constantinople : Sous l’impulsion de l’impératrice Athénaïs-Eudocie, fille d’un professeur païen d’Athènes, une loi promulgués par Théodose II organise l’enseignement supérieur. Elle établit le nombre de chaires appointées par l’État : dix grammairiens et trois rhéteurs en langue latine, dix grammairiens et trois rhéteurs en langue grecque ; un philosophe et deux juristes. L’université concurrence celle de Rome, plus prestigieuse et plus développée (grammaire, rhétorique, philosophie, droit et médecine), mais la nouvelle Rome attire désormais la plupart des étudiants orientaux. La seule autre école d’État est celle d’Athènes. Les professeurs jouissent de nombreux privilèges, fiscaux en particulier. Le latin, minoritaire en Orient, restera toutefois la langue administrative, du droit et de l’armée jusqu’au VIème siècle. Il existe aussi des chaires publiques municipales et un enseignement privé.

1526
Empire germanique : En réaction à la formation de la Ligue de Dessau, le landgrave Philippe de Hesse et le prince Électeur Johann de Saxe constituent le Ligue de Gotha-Torgau, à laquelle se joignent la plupart des États protestants de l’empire.

1531
Schmalkalden : A l’issue de la Diète d’Augsbourg (1530) ; Charles Quint ordonne l’application rigoureuse de l’édit de Worms : les luthériens doivent regagner la communauté romaine. Les princes qui soutiennent Luther décident alors de répliquer à la force par la force. A Schmalkalden, Philippe de Hesse, Jean de Saxe, le prince d’Anhalt, le duc de Brunswick, le comte de Mansfeld et toutes les villes impériales passées à la Réforme forment une ligue pour la défense de l’Évangile.

1549
Russie : Pour les décisions touchant aux grandes affaires de l’État (impôts, guerre…), le tsar Ivan IV fait appel à des représentants de toute la Russie dans une assemblée particulière : le Zemski Sobor, qui réunit boyards, chefs militaires, haut clergé (Concile sacré), marchands, fonctionnaires des chancelleries et représentants des villes (nouvelle noblesse). En 1550, le Zemski Sobor adopte un code qui hausse le prix de la « franchise » à payer au seigneur, aggravant ainsi la servitude du paysan.

1593
Angleterre : Dans un message aux Communes, Élisabeth affirme son droit d’ « acquiescer ou de s’opposer à toute action du Parlement » et elle demande impérativement qu’ « aucun projet ayant trait aux affaires de l’État ou à des changements dans le domaine ecclésiastique ne fût mis en avant ». Le Parlement anglais (Chambre des Communes et Chambre des Lords) n’est convoqué par la reine Élisabeth que treize fois entre 1558 et 1603. Mais son consentement est indispensable pour toute levée d’impôts et examine tous les décrets royaux. La Chambre des Lords est docile : les pairs laïcs sont nommés par les souverains. Quant à la Chambre des Communes, y siègent des représentants non élus qui peuvent défendre les thèses royales. Et les audacieux risquent la prison…

1594
Chartres : La ville de Reims appartenant à la famille des Guise, c’est à Chartres où les Bourbons possèdent une église, qu’Henri IV est sacré roi de France. Successeur légitime de feu Henri III (le duc d’Anjou étant mort, le dernier des Valois n’avait plus d’héritier direct), mais étant protestant, il lui a fallu cinq ans pour faire reconnaître ses droits. Les victoires d’Arques et d’Ivry sur les armées du duc de Mayenne ont marqué le début de la conquête du royaume. Après lui avoir disputé ses prétentions, les états généraux de Blois ont reculé devant l’idée de donner à la France une reine étrangère en violant la loi salique. Un accord se dessine à Suresnes. L’abjuration lève le dernier obstacle.

1767
Espagne : Les jésuites sont expulsés du pays par le nouveau Premier ministre Aranda.

1775
Nouvelle-Angleterre : Le premier ministre anglais Lord North parvient à faire adopter un plan de réconciliation avec les colonies.

1794
Autriche/Russie : Les deux empires s’accordent sur le partage des possessions de Venise en Méditerranée.

1813
Kalisz : Le 5 février, les états de Prusse Orientale demandent à Frédéric-Guillaume de rompre son alliance avec Napoléon et de s’unir avec la Russie. Le roi, qui se méfie du tsar, multiplie les déclarations d’amitié à l’empereur tout en organisant secrètement son armée. Il délègue le général Knesebeck à Kalisz pour un projet d’alliance. Le 26, Alexandre1er et Knesebeck signe un traité qui garanti la possession du grand-duché de Varsovie et au second l’obtention de la Saxe. Ratifié le 27 février par Frédéric cet accord reste secret pour permettre à la Prusse de renforcer son armée à l’insu de Napoléon. Après l’entrée des Russes à Berlin, la Prusse rompt avec la France.

1821
France : L’ordonnance sur l’Instruction donne de nouveaux pouvoirs à l’Église : les évêques auront la charge de l’inspection des collèges.

1848
Royaume de Bade : Une assemblée populaire formule les « revendications de mars » (liberté de la presse, Constitution, armée populaire, justice démocratique). Des rassemblements analogues ont lieu dans différents États allemands.

1850
Allemagne : Signé à Munich par les rois de Bavière, Hanovre, Saxe et Wurtemberg, l’alliance des quatre rois impose la présence de l’Autriche au sein de la Confédération allemande.

1851
Aulnay-sous-Bois : Décès de Hyancinthe Joseph Alexandre Thabaud de Latouche dit Henri de Latouche.. Homme de lettres, voir le 3/2/1785 pour mieux le découvrir.

1854
Paris : Décès de Hugues Félicité Robert de Lamennais. Homme de lettres, voir le 19/6/1792 pour mieux le connaître

1884
Besançon : Naissance de Paul Alexandre Arnoux. Il fait ses études à Lyon, où il rencontre Charles Dullin, avec qui il se lie. Il débute dans les lettres par la poésie et s'essaie aussi au théâtre. Mais il abandonne bientôt la versification, qu'il reprendra que beaucoup plus tard, pour s'attacher à une fusion littéraire de l'imaginaire et du vécu, sous le signe, le plus souvent, du fantastique et du merveilleux, qu'il traduit dans une prose habile et varié, synthèse de réalisme aigu et de suggestion poétique, effacement incarnée dans un style brillant et nerveux. Son imagination est fascinée par les mythes et les légendes, et le pousse à privilégier des sujets et des thèmes inspirés du romantisme allemand et de ses prolongements modernes : sa traduction des deux « Faust » de Goethe illustre cette prédilection. Dans le même esprit, il recompose une « Légende du roi Arthur » et tire des sources médiévales le mélodrame féerique « Huon de Bordeaux », Dubin fait son spectacle d'inauguration au théâtre de l'Atelier. Le domaine espagnol ne lui est pas non plus indifférent : il traduit le « Romancero moresque » (1921), ainsi que diverses comédies de Calderon (1922-1945), mais surtout il tire du « Don Quichotte » de Cervantès une " épopée chorégraphique, « Le Chevalier errant », qui sera représentée avec succès en 1950 sur une musique de Jacques Ibert? Suivant ce même type d'inspiration, Arnoux est aussi l'auteur d'une féerie pour enfant, « Petite Lumière et l'Ours », d'un mystère, « Faut-il brûler Jeanne ? », et d'une libre adaptation de « L'Amour des trois oranges » de Gozzi. D'autres part, son oeuvre de narrateur est abondante et variée, que caractérisent la qualité formelle du style et la finesse de l'analyse psychologique (manifeste dès 1921 dans un récit comme « Didier Flaboche »). Il s'attache à percer le secret de personnalité exceptionnelles, qu'elles soient réelle (« Le rossignol napolitain » évoque le musicien Stradella, « Une âme et pas de violon » le poète Tristan Corbière, et  « Algorithme » le mathématicien Évariste Gallois) ou imaginaire comme dans « Flamenca », d'après un récit provençal du XIIIème siècle. Intéressé tout particulièrement  par les techniques de la description littéraire, et sensible aux formes les plus diverses du pittoresque, Arnoux a été l'un des meilleurs peintre de sa Provence natale et tout aussi bien de Paris. Il reçut en 1956 le grand prix national des Lettres et fut élu à l'académies Goncourt en 1947.

1905

Russie : Emprisonné le 27 janvier, Maxime Gorki est libéré sous caution et exilé à Riga.

1913
Paris : Fin du procès des survivants de la bande à Bonnot. Les exécutions auront lieu le 21 avril.

1917
Petrograd : Le mécontentement qui n’a cessé de grandir en Russie depuis l’entrée en guerre débouche sur une révolution politique : le tsar Nicolas II abdique le 15 mars. Depuis le début de février, la situation dans la capitale, Petrograd, est devenue explosive. Les manifestations se succèdent, les slogans sont politiques : « A bas la guerre ! A bas l’aristocratie. » Les bolcheviks appellent à la grève générale. Le 27 février, l’armée, au lieu de tirer sur la foule, se rallie aux insurgés. Elle libère les prisonniers et se place sous les ordres de la Douma, qui se charge désormais du pouvoir exécutif et nomme un gouvernement dont l’avocat Alexandre Kerenski est l’homme fort. Les libertés individuelles sont rétablies : les révolutionnaires, dont Lénine, peuvent rentrer d’exil ou de Sibérie. Ouvriers et soldats, à qui rien n’a été accordé, se dotent de structures politiques autonomes, les soviets.

1933
Berlin : Incendie du Reichstag : On obtient les aveux d’un suspect, Marius van der Lubbe, qui sera condamné à mort le 23 décembre. (voir un très bon résumé de Cam)

1936
Russie : Mort d’Ivan Pavlov, qui reçut le Nobel en 1904 pour sa fameuse théorie. Il est né en 1849.

D'autres événements du 27 février et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)


Sommaire - Les archives de l'éphéméride


©lodace.net 1998 - 2006