D'autres événements du 20 février et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)1513
Rome : Le pontificat de Jules II permet à Rome de devenir, aux dépens de Florence, le centre de la vie artistique italienne. Le pape invite à sa cour des artistes de génie comme Michel-Ange, Bramante et Raphaël, auxquels il commande d’importants travaux. Il réunit dans la galerie du Belvédère des sculptures antiques récemment mises au jour : le « Laocoon », la « Vénus du Vatican », le « Torse » et « L’Ariane endormie. » Michel-Ange commence pour lui monumental tombeau. Mais, écoutant les propos calomnieux de Bramante, Jules II cesse d’accorder ses subsides. Michel-Ange abandonne Rome la veille du jour où est pose la première pierre du nouveau Saint-Pierre, dont la construction revient à son ennemi, Bramante. Celui-ci, à ce jour, n’a guère entrepris que les travaux de démolition nécessités par son plan. C’est encore Bramante qui est chargé d’importants travaux dans les appartements du pape. Pour leur décoration, celui-ci fait appel à Raphaël, vers la fin 1508. Entre-temps, il s’est réconcilié avec Michel-Ange, et, bientôt, ce sont deux grands peintres qui travaillent pour lui. Michel-Ange peint le plafond de la Sixtine. Raphaël entreprend les fresques de la chambre de la Signature, qui célèbrent la philosophie (L’École d’Athènes) et la théologie (Dispute du Saint-Sacrement). Jules II, meurt, ce jour. Il sera remplacé par Jean de Médicis, fils de Laurent le Magnifique, élu pape sous le nom de Léon X.
1789
Suède : Le roi Gustave III impose au Riksdag la loi d’Union et de Sécurité.
1790
Autriche : Mort de Joseph II, empereur d’Autriche ; c’est son frère Léopold qui lui succède sur le trône.
1791
Bourges : Naissance de Anne Louis Frédéric Deschamps de Saint-Amand dit Émile. Frère aîné d'Antoine François Marie (dit Antoni ou Antony) Ami, sous l'Empire, de toutes les célébrités littéraires (dont Chateaubriand et Bernardin de Saint-Pierre), il débuta en 1818 par des comédies en vers. Étroitement lié avec les jeunes romantiques, il fonda « La Muse française » (1824), aux côtés de Hugo, dont il anima le cénacle, et publia ses « Études françaises et étrangères », qui contiennent une préface capitale pour l'histoire du romantisme, des poésies, et des traductions de Goethe et de Schiller. Retiré dès 1830, il termina sa vie en dilettante polygraphe, fournissant par exemple à Berlioz les octosyllabes de son « Roméo et Juliette ».1809
Espagne : Après une résistance de près de trois mois, Saragosse se rend au maréchal Hoche.
1816
Rome : Le compositeur Gioacchino Rossini (né à Pesaro en 1792) auteur de nombreux opéras-comiques tels l’ « Échelle de soie » ou « L’Italienne à Alger », vient de faire représenter son « Barbier de Séville », opéra en deux actes sur un livret de Cesare Sterbini. Sifflée le soir le la première le 20 février au théâtre Argentina, l’oeuvre connaît à présent un triomphe. Rossini laisse jaillir toute sa verve comique, si différente du sourire léger et gracieux qui avait caractérisé l’opéra du siècle dernier. Un orchestre alerte, qui épouse l’action dans les moindres détails et accentue le profil des personnages, rythme vigoureusement le chant. L’unité dynamique qui relie les scènes les unes aux autres contribue largement au succès de l’oeuvre. Rossini poursuivra une carrière féconde, jalonnée par les succès de « La Pie voleuse », « Moïse », « La Dame du lac », « Guillaume Tell. »
1846
Chine : Un édit impérial réaffirme l’autorisation, avec certaines réserves, de l’exercice du culte catholique. Le traité de Nankin de 1842 n’abordant pas les problèmes religieux, Lagrené, l’envoyé français, obtient deux édits impériaux qui garantissent au catholicisme une place plus favorable dans le pays. Le premier édit, publié en 1844, autorisait la pratique religieuse aux étrangers et aux Chinois dans cinq ports ouverts. Mais leur interdit de se livrer à un quelconque prosélytisme hors de ces limites territoriales. L’édit de 1846 réaffirme cette liberté de culte et ordonne la restitution des églises édifiées au XVIII ème siècle, confisquées depuis. Cependant, les autorités chinoises ne feront respecter ces édits, consentis en raison de la contrainte d’une défaite militaire, qu’avec une extrême mauvaise volonté. Les persécutions envers les convertis reprendront très vite.
1861
Paris : Décès d'Augustin Eugène Scribe. Homme de lettres et de théâtre. Voir le 24/12/1791, jour de sa naissance, pour le découvrir
1869
France : Paul Verlaine publie « Les fêtes galantes ».
1887
Autriche : Les accords fondant la Triplice sont maintenus. Le ministre des Affaires étrangères autrichien, le comte Gustave Kalnoky, accepte une modification favorable aux Italiens pour tempérer leurs revendications irrédentistes.
1888
Paris : Naissance de Georges Bernanos. D'ascendance espagnole et lorraine du côté paternel, berrichonne du côté maternel, Bernanos reçoit à sa naissance un héritage fait de fierté, de foi catholique, de goût des voyages. Son enfance se partage entre la vie à PAris et les vacances à Fressin (Pas-de-Calais), où il mène une vie très libre entre les promenades et les jeux de campagne d'Artois et des lectures effrénées : à treize ans, il a lu toute « La Comédie humaine ». Sa scolarité le mène d'un collège religieux à l'autre jusqu'au baccalauréat, qu'il obtient en 1906. Durant l'année précédente, il a entretenu avec l'abbé Lagrange une correspondance qui nous est précieuse pour la compréhension de son évolution : les thèmes de l'enfance et de la mort y sont dominants, et Bernanos s'y déclare conscient d'une vocation de témoin laïque de la foi. C'est également à dix-sept ans qu'il prend parti pour l'Action française et devient monarchiste. Étudiant à Paris, il se montre un violent " camelot du roi " ; il commence à écrire des articles et des nouvelles. Son activité de plume s'accroît de septembre 1913 à la guerre : il dirige le journal nationaliste de Rouen, " L'avant-garde de Normandie ", et y polémique violemment contre le radical Alain. La guerre le trouve dans les tranchées. Dures années au cours desquelles il se marie, découvre Léon Bloy, correspond avec le bénédictin dom Besse, nouvel abbé Lagrange. Après guerre, pour faire vivre sa famille de plus en plus nombreuse, Bernanos entre comme inspecteur dans une compagnie d'assurances de Bar-le-Duc ; mais, en 1926, le succès de son premier roman, « Sous le soleil de Satan », l'incite à quitter cet emploi. Ne vivre que de sa plume lui sera difficile : il écrit avec peine, se rature sans cesse, doute de ses dons. En novembre 1927, paraît « L'Imposture », suivie, deux ans plus tard, de « La Joie », qui obtient le prix Femina-Vie heureuse. De 1930 à 1934, Bernanos réside sur la côte d'Azur, où il travaille notamment à « Monsieur Ouine ». Aux Baléares, de 1934 à 1937, il connaît une période de fécondité : « Un crime » paraît en 1935 (la seconde version de cet ouvrage, « Un mauvais rêve », écrite alors, ne sera publiée qu'en 1950). Il achève « Le Journal d'un curé de campagne » (grand prix du roman de l'Académie française) et « Nouvelle Histoire de Mouchette ». La guerre d'Espagne amène le romancier à se faire polémiste : excepté « Monsieur Ouine », déjà presque terminé, et « Dialogues des carmélites », il ne rédigera plus que des essais ou des écrits de combat, où s'expriment violemment ses convictions chrétiennes. Le plus célèbres, « Les Grands Cimetières sous la lune », connut deux rédactions successives ; paru en librairie en mai 1938, il fut accueilli avec enthousiasme ou révolte selon la position des lecteurs face à la guerre d'Espagne, et posa par son retentissement un grave problème aux chrétiens d'Europe. Il consacrera également la rupture de son auteur avec l'Action française. En 1938, écoeuré par l'abaissement de l'Europe, Bernanos s'embarque avec sa famille. Il vivra sept ans au Brésil, multipliant les écrits, terminant « Monsieur Ouine » soutenant la France libre. Revenu en France à la demande personnelle du général de Gaulle, il y déborde d'activités journalistiques, mais laisse publier « Monsieur Ouine » dans une édition une édition fautive. Il doit s'aliter le jour même où il termine « Dialogues des carmélites », qui fait écho, à quarante ans de distance, à ses préoccupations d'adolescent, et meurt à Neuilly en 1948.1890
Allemagne : Les législatives sont marquées par un échec du cartel conservateur qui se voit ainsi privé d’un tiers de ses sièges au profit des libéraux, des sociaux-démocrates et surtout du parti catholique.
1909
Paris : Contre ce qu’il appelle le « passatisme », l’Italien Filippo Tommaso Marinetti par en guerre : son manifeste, paraît dans « Le Figaro » du 20 février, explose comme une bombe. Condamnation sans appel de tous les nostalgiques du passé, ce texte annonce l’aurore des temps modernes. Il exalte la lutte et le danger, la violence et la guerre. Il célèbre les vertus viriles contre les mollesses des « décadents ». La poésie devra dorénavant s’inspirer du mouvement et de la vitesse, nouveaux dieux de ce siècle naissant.
1912
Zurich : Les institutrices qui se marient doivent démissionner.
1919
Pologne : La Diète polonaise confirme Pilsudski dans ses pouvoirs.
1920
Washington : Mort de l’explorateur Robert Peary.
1928
La Havane : Clôture de la VI ème Conférence panaméricaine : les nations latino-américaines ont accentué leur pression sur les États-Unis en faveur d’un règlement pacifique des conflits.
1928
Proche-Orient : Soutenu par les Anglais, qui reconnaissent l’indépendance du nouvel État, l’émir Abd al-Allâh ibn Husayn, roi du Hedjaz fonde la Transjordanie avec Amman pour capitale.
1930
Paris : Crises ministérielles : renversé le 17 février, Tardieu est remplacé ce jour par Camille Chautemps qui démission le … 21.
Sommaire - Les archives de l'éphéméride