D'autres événements du 19 février et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)197
Lyon : L’Empire romain est réunifié, Septime Sévère vainc son dernier rival Albinus à la bataille de Lyon. La répression est sanglante, mais le nouvel empereur sait se concilier ses soldats en augmentant leur solde et en leur accordant le droit de mariage légitime.
356
Empire romain : Louis de Constance II ordonnant la fermeture des temples païens.
1405
Samarkand : Mort de Timûr-Lang ; son empire se disloque.
1532
Venise : Naissance de Jean-Antoine de Baïf. Fils d'un diplomate français et d'une vénitienne, il reçoit dès son plus jeune âge une éducation humaniste. L'érudit Charles Estienne lui enseigne le latin, le Crétois Vergèce lui enseigne les rudiments du grec. Un élève de Budé, Toussaint, puis l'helléniste Jean Dorat assurent la suite de cette formation. Lazare Baïf, père du futur poète, a pour secrétaire le jeune Ronsard, compagnon et ami d'Antoine. Ensemble, les deux garçons suivront les leçons de Dorat au collège de Coqueret, en même temps que du Bellay, également passionné par les lettres antiques. Épris d'un même idéal, les jeunes gens constituent bientôt « la Brigade », qui, s'élargissant, devient le groupe de « la Pléiade » et décidera de l'orientation des lettre françaises pour plus de deux siècles. Baïf débute dans la poésie en composant un « Tombeau de Marguerite de Navarre » et une oeuvre dans le genre pétrarquiste, alors à la mode , les « Amours de Méline », sonnets et pièces lyriques adressés à une dame imaginaire. Le quatre livres de « L'Amour de Francine » célèbrent une jeune fille dont le poète est tombé amoureux. L'oeuvre comporte des chansons et deux cent quarante-huit sonnets inspirés non seulement des Italiens (Pétrarque, Sannazar, etc.), mais par de certains modèles antiques (Catulle, Properce, Ovide, Tibulle). En 1556, Baïf traduit du latin le « Traité de l'imagination » de Pic de la Mirandole. Il voyage avec Ronsard, séjourne en Normandie chez le poète Vauquelin de la Fresnaye, et fait le voyage d'Italie (1562-1563). Après un poème didactique inspiré de Pontus de Tyard, « Le Premier des météores », Baïf se lance dans une tentative ambitieuse de restauration du théâtre antique en composant une comédie d'après Plaute, « Le Brave », écrite dans une langue familière et réaliste, et pour laquelle Ronsard et Belleau, entre autres, écrivent des intermèdes. Dans la même ligne, il traduira ou adaptera Térence aussi bien que Sophocle. En 1570, Baïf crée, sous la protection de Charles IX, et avec le musicien Thibault de Courville, une académie de poésie et de musique qui groupe Jodelle et Pibrac, et des musiciens ; Cl. Le Jeune, Mauduit, du Caurroy... Elle propose surtout de faire revivre la poésie lyrique chantée telle que la pratiquaient les Anciens, et même, en se servant du rythme, de reconstituer, dans un ballet de cour, le spectacle intégral antique. La mort de Charles IX changera l'orientation de l'académie, qui, devenue académie du Palais sous Henri III, consacre ses travaux à l'éloquence et aux questions philosophiques et morales. En 1573, Baïf avait dédié à Charles IX ses « OEuvres en rime » ; érudite, peu imaginative et souvent laborieuse dans l'expression, la poésie de Baïf ne recueille qu'un médiocre succès. Il va alors se livrer, avec ses « Étrennes de poésie française en vers mesurés », à une tentative audacieuse pour associer à une versification purement métrique sur un modèle gréco-latin, avec alternance des syllabes longues et brèves, un système orthographiques nouveau fondé sur un phonétisme indiquant la valeur des longues et brèves. Le vers français n'étant pas scandé et la versification française prenant pour base le nombre de syllabes, cette réforme, qui ne tient pas compte de la nature de la langue, échoue. Baïf essaie aussi, sans plus de succès, d'introduire un vers nouveau de quinze syllabes, le « baïfin », sans rime, tentative qui se fonde sur la métrie grecque et reprend une idée déjà esquissée, notamment, dans la « Défense et Illustration », rédigée par Bellay en 1549. Cependant, la versification dite " mesurée " peut se justifier lorsqu'elle reçoit un accompagnement musical ; elle offre alors de nouvelles possibilités d'expression qui contribueront au renouvellement de la musique vocale et profiteront aussi à l'opéra-ballet. Baïf publie ensuite, en dehors de poèmes de circonstance, des « Mines, Enseignements et Proverbes » qu'il augmentera de nouvelles oeuvres (apologues, épîtres, adages et sentences) au fur et à mesure des années, au total sept mille cinq cents vers de poésie gnomique : il y révèle une tendance satirique toujours plus vive qui le mène à la création originale du mime politique. L'auteur trouve dans cette oeuvre personnelle et vigoureuse sa meilleure inspiration, en exploitant une veine réaliste jusqu'à-là dédaignée au profit de l'humanisme. Il se tourne aussi vers l'inspiration religieuse, et, en 1586, publie une traduction des « Psaumes ». C'est encore en 1856 qu'il reçoit la consécration des Jeux floraux de Toulouse et qu'il fait paraître deux cents chansonnettes mesurées, d'inspiration pétrarquiste et alexandrine, mais auxquelles il trouve le moyen de conserver un certain caractère populaire. Esprit actif, curieux, érudit mais instable, Baïf, fervent de l'hellénisme, a eu le mérite d'initiatives hardies ; sa contribution à l'enrichissement des lettres françaises dans le renouveau qui s'opère au XVIème siècle est digne d'attention et s'inscrit bien dans le programme de la Pléiade.
1701
Madrid : Philippe V fait une entrée solennelle dans Madrid.
1732
Paris : Mort de l’ébéniste André Boulle, « menuisier du roi » depuis 1672, auteur des aménagements intérieurs de Versailles.
1783
Angleterre : Le second Pitt, William, est nommé Premier ministre à l’âge de 24 ans. Soutenu par le parti des tories, c’est le premier des Premiers ministres qui ne soit pas seulement responsable devant le roi, mais aussi devant les Communes.
1790
Paris : Le marquis de Favras est exécuté. Il paie de sa vie une intrigue menée par Mirabeau et le duc d’Orléans organisant la fuite du roi et prévoyant la levée d’une armée royale.
1795
Europe : La France et la Toscane signent un traité de paix. Le grand-duc Ferdinand III avait adhéré à la première coalition.
1796
France (30 pluviôse) : La « planche à assignats » est détruite.
1797
France : Par le traité de Tolentino, le pape Pie VI reconnaît la cession d’Avignon et du comtat Venaissin.
1803
Suisse : Bonaparte impose l’Acte de médiation qui restaure presque intégralement les treize cantons d’avant 1798, moins Genève et Mulhouse. Six cantons nouveaux sont créés. La Constitution est fédéraliste, les cantons disposant d’une Diète fédérale pour la politique extérieure.
1807
Europe : L’Espagne adhère au blocus continental.
1853
Allemagne : L’Autriche et la Prusse signent un traité de commerce d’une durée de douze ans.
1858
Paris : Ce jour est promulgué la loi de sûreté générale qui permet d’interner ou de déporter toute personne ayant déjà subi des condamnations politiques. Environ deux mille français sont inquiétés et quelques centaines déportés en Algérie.
1883
France : Villiers de l’Isle-Adam publie ses « Contes cruels », précurseurs du symbolisme.
1932
France : Suite de la valse des ministères : André Tardieu démissionne1951
Paris : Décès d'André Gide. Homme de lettres et prix Nobel (1947). Voir le22/11/1869, le jour de sa naissance, pour le redécouvrir.
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