LODACE


L'éphéméride lodacieux


2 février


962 : Germanie
Otton 1er s’est intéressé à la péninsule longtemps avant d’avoir établi sa domination sur les duchés et écrasé définitivement les Hongrois. Il est sacré empereur par Jean XII. En fait, l’instabilité politique de l’Italie lui a permis de réaliser ses ambitions : appelé par les partisans d’Adélaïde, Otton intervient en 950 pour délivrer la veuve du roi Lothaire, enlevée par Bérenger et son fils Adalbert, rois d’Italie. Le 21 septembre 952, il prend à l’imitation de Charlemagne, le titre de roi des Lombards. Il épouse Adélaïde en secondes noces, provoquant la révolte de son fils Luidolf et son retour précipité en Germanie. Auparavant, le pape Agapet II (décédé en 956) a refusé de sacrer empereur. Mais ce n’est que partie remise : Bérenger, qui a rétabli son autorité sur le Nord de l’Italie, menace Rome, le fils d’Albéric (Agapet II ?), Le pape Jean XII, appelle l’empereur à la rescousse. Après avoir fait élire son fils Otton, roi d’Allemagne, Otton Ier prend la route de Rome en 961 et prête un serment de sécurité au pape qui, en échange, le sacre empereur. La renaissance de l’empire d’Occident implique la mainmise de l’empereur sur la papauté : un pape ne peut être élu sans prêter serment à Otton 1er.

1033 : Bourgogne
À la mort du roi Rodolphe III en vertu du traité de succession de 1027, son royaume est réuni à l’empire. Italie, Bourgogne et Allemagne forment le « Trias imperium. »

1440 : Empire germanique
Frédéric III est élu empereur. Avec lui commence la dynastie des Habsbourg : en 1490, tous les domaines appartenant à sa lignée seront réunis sous sa seule autorité.

1451 : Edirne
Murad II doit sa réputation de mécène à un voyageur français, Bertrandon de Broquière, selon lequel il était « une douce personne, bénigne et large de donner seigneurie et argent. » Mais il est connu surtout pour être le père de Mehmet II. Ce dernier sera non seulement un génie militaire, mais également un poète et un protecteur des savants, lettrés et artistes. Malgré ses périodiques crises de mysticisme, Murad II est l’organisateur de l’armée qui va permettre à son fils de devenir « le Conquérant. » Il est également la fin stratège qui sait exacerber les tensions et profiter des zizanies entre les chrétiens orthodoxes de Byzance et chrétiens latins de Rome. Il est surtout le vainqueur de Varna, où échoue la dernière tentative pour opposer un front commun des Européens face à l’expansion ottomane. Au lendemain de Varna, en proie à une crise mystique plus aiguë que les précédentes, Murat abdique en faveur de son fils, qui n’a que treize ans. Des complications intérieures le rappellent à la réalité et au pouvoir. Sa mort, ce jour, laisse l’État ottoman prêt pour l’aventure impériale.

1491
: Brisach
Mort du peintre Martin Schongauer, auteur de « La Vierge au buisson de roses » de Colmar et des fresques du « jugement dernier » de Brisach.

1535
: Amérique du Sud
Fondation de la ville de Buenos Aires.

1594 : Rome
Décès de Giovanni Pierluigi da Palestrina. Son corps est inhumé dans la basilique Saint-Pierre. Appelé à Rome par le pape Jules III pour diriger la maîtrise de la chapelle Giulia (1551), il fut successivement directeur de la musique à Saint-Jean-de-Latran, à Sainte-Marie-Majeure puis, à partir de 1571, à Saint-Pierre. Il laisse une oeuvre considérable : une centaine de messes et plus de six cent motets.

1623 : La-Forêt- sur-Sèvre
Décès de Philippe Duplessis-Mornay. Né à Buhy (Val(d'Oise) en 1549, fils d'un catholique fervent, Duplessis-Mornay se convertit au protestantisme à la mort de celui-ci. Après une période durant laquelle il voyage beaucoup (Genève, Allemagne, Italie), il entra en 1577 au Conseil du roi de Navarre, qui le chargea de différentes missions, notamment auprès de la reine d'Angleterre. Homme de guerre, il défendit Montauban en 1585. Il fut aussi surintendant des finances de la Réforme. Théologien enfin, sa pensée fut respectée au point qu'il fut appelé le « Pape des huguenots ». Malgré toutes ces qualités, il ne put résister au talent d'orateur de Du Perron, avec qui il fut confronté au cours d'une discussion théologique (1600). Devenu gouverneur de Saumur, il se brouilla avec Henri IV. Après l'assassinat de ce dernier, il entra dans la faveur de la régence, qui voulait également se concilier le parti protestant. Mais, chassé de son poste, il se retira sur ses terres. Ses « Mémoires », qui constituent une sources précieuses d'informations sur son temps, sont écrits dans un style sobre et déjà classique.

1635 : Amérique
Les Hollandais fondent la Nouvelle-Amsterdam, future New York.

1725 : Venise
Naissance de Jacques Jérôme Casanova de Seingalt. Aventurier vénitien d’expression française. Les livres qui ont fait sa gloire – une gloire quelque peu suspecte – ont été écrits en français. Car sa grande aventure commence en 1750 avec sa venue en France : scandales galants, tractations financières et diplomatiques (c’est la loterie organisé par Casanova qui permit d’achever l’École militaire de Paris). Familier des grands d’Europe (Frédéric II, Catherine II), lié avec le magicien Cagliostro, il fut en 1767 expulsé de Paris pour ce retrouver bientôt à Barcelone, où il rédigea un roman historique, « Anecdotes vénitiennes d’amour et de guerre », suivit d’une « Histoire des troubles de Pologne ». C’est au cours de sa retraite à Dux chez le comte de Waldstein-Wartenberg, à partir de 1785, qu’il écrivit son roman fantastique « Isocaméron » et surtout son « Histoire de ma vie », plus connue sous le titre de « Mémoires » (publiée en 1822, en traduction allemande ; en français en 1826 ; publication intégrale à partir de 1960), où, à travers de son autobiographie et au-delà d’un succès de scandale, Casanova de Seingalt se révèle un témoin capital sur la vie en Europe au XVIIIème siècle. L’un des épisodes les plus célèbres de sa légende, son emprisonnement aux « plombs » de Venise et son évasion rocambolesque, est raconté avec une verve extraordinaire dans son roman « Histoire de ma fuite des prisons de la République de Venise… » (1788).

1757 : Autriche/Russie
Les deux empires s’allient contre la Prusse.

1790 : Paris
Création de la première société fraternelle des Deux Sexes.

1826 : Paris
Décès d'Anthelme Brillat-Savarin. Écrivain  (Pour en savoir plus sur lui, rendez-vous au 12/4/1755, jour de sa naissance)

1839 : France
La Chambre est dissoute par le roi que le Premier ministre, le comte Molé, ait offert sa démission à la suite d’un vote « pas assez favorable », une coalition des principaux chefs parlementaires, Odilon, Barrot, Dupin, Guizot et Thiers ayant décidé de se débarrasser de lui.

1848 : États-Unis
Après le Texas, voici la Californie qui passe sous la domination américaine. Le traité de Guadalupe Hidalgo, signé, ce jour, avec le Mexique, reconnaît la souveraineté de Washington sur tous les territoires au nord du rio Grande, sanctionnant ainsi sa défaite militaire devant le grand voisin qui continue sa marche vers l’Ouest. L’établissement américain en Californie est très récent, puisqu’en 1843 des colons commencent à s’y installer dans la vallée de San Joaquin, alors que la présence espagnole, puis mexicaine, date depuis plusieurs siècles déjà. En 1846, il n’y a que cinq cent colons américains sur la côte californienne à côté de 10 000 Mexicains et de 20 000 Indiens. Ce déséquilibre sera rapidement compensé par l’arrivée des chercheurs d’or dans le courant de l’année 1848. Mais les nouveaux venus partagent l’opinion de nombreux hommes de l’Est, à savoir que les États-Unis ont pour vocation de s’étendre jusqu’à l’isthme de Panama. Aussi proclame-t-ils, dès 1846, une république californienne dont l’existence sera brève. L’intervention de l’armée mexicaine provoque celle des États-Unis, qui prend rapidement le dessus : le Mexique près de la moitié de sa superficie ; les États-Unis héritent de plus de 3 millions de km² mais consentent à verser un dédommagement s’élevant à 15 millions de dollars et à prendre en charge les dettes contractées par l’État mexicain auprès de créanciers nord-américains jusqu’à concurrence de 3,25 millions. La Californie sera admise dans l‘Union en 1850.

1852 : France
Premier vote du Corps législatif véritablement universel, le vote se fait toutefois par appel nominal devant le maire et contre appel le lendemain.

1870 : Europe
Les agences de presse Havas, Reuter et Wolff signent un accord de coopération et se répartissent le monde : à Havas les pays latins, à Reuter la Grande-Bretagne et l’Asie orientale, à Wolff l’Allemagne, l’Europe du Nord et de l’Est.

1874 : Angleterre
En 1868, Benjamin Disraeli succès à Lord Derby à la tête du parti conservateur. Il forme un gouvernement qui dure moins d’un an et cède la place à son rival libéral Gladstone. Le 2 février 1874, les électeurs le ramènent au pouvoir. Il a 70 ans. Ces six années de « règne marquent l’apogée d’une carrière difficile et la suprématie de cet esprit ambitieux, dont toute la vie n’aura été qu’un défi : forcer ce monde qui l’ignore ou méprise ses origines juives à reconnaître son génie. Il sait tirer parti des maladresses de ses adversaires et a réussi à se concilier les bonnes grâces de la vieille reine Victoria par un habile mélange de déférence et de flatterie. Il appuie sa politique, au sein du parti tory comme aux affaires du royaume, sur trois principes : l’Église, la couronne et l’adhésion du peuple à la loi souveraine de l’Empire britannique. Ses convictions influencent toute sa politique extérieure, tandis qu’à l’intérieur il conduit un important train de réformes sociales.

1902 : Paris
Le chef des « Apaches » de Belleville, Manda Peigneur est arrêté à la suite d’affrontements meurtriers avec la bande des Orteaux.

1913 : New York
Inauguration de la gare la plus vaste du monde : Grand Central Terminal.

1957 : France
Décès de Valery Larbaud, poète, romancier, essayiste. (Pour en savoir plus : voir le 29/8/1881, jour de sa naissance)


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