LODACE


Les archives de l'éphéméride lodacieux


22 janvier


1258 : Bagdad
Hûlagû Khan met le siège devant la ville, après avoir écrasé, dans une bataille rangée, l’armée califale.

1517 : Égypte
L’armée turque s'empare du Caire.

1528
: Europe
La France et l'Angleterre déclarent la guerre à Charles-Quint.


1711
: Europe
L'Espagne accepte de céder les îles Malouines à l'Angleterre.


1732 :
Paris
Le cimetière Saint-Médard est fermé par ordonnance royale. Le diacre Pâris vient d’y être enterré. Sa sépulture devenait pour les pauvres du quartier un lieu de pèlerinage.

1760 : Inde
Lally-Tollendal défait à Wandowash, est assiège dans Pondichéry. Il devra capituler après une longue résistance le 16 janvier 1761. Embastillé, il sera jugé, condamné pour haute trahison et exécuté le 9 mai 1766. Son jugement sera révisé en 1778 et il sera réhabilité.

1773 : Nancy
Naissance de René Charles Guilbert de Pixérécourt (1773-1844). Il a écrit de lui-même qu'il avait " une âme de feu, un coeur tendre, une imagination ardent, une humeur fière et indépendante " : ce sont les traits caractéristique des personnages qu'il créera dans ses oeuvres qui feront de lui le maître et, comme on disait alors, le " Père " du mélodrame. Il commençait ses études de droit à Nancy lorsque la tempête révolutionnaire lança ce jeune aristocrate lorrain dans l'aventure de émigration, puis de la clandestinité à la misère après son retour en France. Mais son premier mélodrame, tiré d'ailleurs d'une histoire vraie, " Victor ou l'Enfant de la forêt ", lui assura le succès et fut le point de départ d'une carrière prodigieuse : quatre-vingt quatorze pièces, trente mille représentations, et des traductions multiples dans toutes les langues de l'Europe. Il prend ses sujets aux sources les plus diverses, à condition qu'ils répondent aux exigences du genre : l'Antiquité orientale, avec  " Les ruines de Babylone " ; l'aventure des conquistadores espagnols, avec " Pizarre ou la Conquête du Pérou " ; les thème du roman noir ou frénétique (Coelina ou l'Enfant du mystère, adaptation d'un roman de Ducray-Dumimil). Mais il a recours aussi à des sources littéraires françaises (Nodier), anglaises (Walter Scott), allemandes surtout (Schiller et Kotzebue). Enfin Pixérécourt met en relief le caractère spectaculaire du théâtre : il introduit dans la mise en scène le pittoresque fantastique et le grandiose en même temps que le réalisme de la couleur locale. Tant par son imagination et son génie technique, Pixérécourt a dominé la scène française comme directeur du théâtre de la Gaïté (1825-1835) et comme auteur à succès des salle du " Boulevard du Crime ". Il a mérité l'admiration des jeunes romantiques, Hugo ou Gautier, et sans lui, le drame romantique n'eût sans doute pas été ce qu'il fut.

1798 : Pays-Bas
La République batave est organisée.

1849 : Suède
Naissance de l'écrivain August Strindberg. L'auteur dramatique et écrivain suédois August Strindberg naît à Stockholm. De nature passionnée et instable, Strindberg est un individualiste en quête d'absolu. Il est tour à tour influencé par la pensée de Zola, Rousseau, Kierkegaard et Nietzsche. Dans ses oeuvres, cruelles et empreintes de désespoir, Strindberg analyse les comportements et sonde les mystères du subconscient. Lui-même frôle la folie après l'échec de son second mariage, ce qu'il relate dans Inferno (1897) Dans ses écrits, il constate le naufrage d'une société devenue décadente. Ses principales oeuvres théâtrales sont : Master Olof (1872), Père (1887), Mademoiselle Julie (1888), Créanciers (1888), Paria (1888), le Chemin de Damas (1898), la Danse de mort (1900), le Songe (1901), la Sonate des spectres (1906), le Pélican (1906). Il est également l'auteur de récits autobiographiques : le Fils de la servante (1886), le Plaidoyer d'un fou (1887), l'Abbaye (1902), Seul (1903). Au long de sa vie, Strindberg passe par des phases d'athéisme, de mysticisme et d'humanisme lucide : "Quand on a vingt ans, on pense avoir résolu l'énigme du monde ; à trente, on commence à réfléchir sur elle et, à quarante, on découvre qu'elle est insoluble".

1863 : Pologne
La Russie ordonne le recrutement de tous les jeunes soupçonnés d’être des révolutionnaires. Les Polonais se révoltent le 22 et les blancs modérés se joignent au mouvement patriotique. Seuls les paysans restent à l’écart des combats, vouant ainsi l’insurrection à l’échec. Le tsar dépêche Mourariev à Varsovie en juin 1863. Les exactions sont telles que l’Europe commence à s’émouvoir. Romuald Traugutt sera nommé dictateur le 17 octobre suivant et dirigera le soulèvement depuis Varsovie ; en avril 1864, trahi, il sera exécuté par la police russe.

1878 : Afrique australe
Victoire du chef zoulou Cetewayo sur une armée britannique à Isandhlwana.

1901 : Angleterre  
Le 14 janvier, la « grand-mère de l’Europe » doit s’aliter ; elle meurt, ce jour, laissant une empreinte indélébile dans la mentalité anglaise et son nom à toute son époque. Elle s’appelait Victoria, c’était la reine la plus puissante du monde.

1905 : Levallois
Obsèques émouvantes de Louise Michel (si je trouve le temps prochainement pour Lodace, je rédigerai un article sur « La Rouge ».

1905 : Russie
Le malaise sociale provoqué en Russie par la coexistence d’une masse retardataire et d’une industrialisation rapide des grandes villes alimente un mécontentement croissant. L’opposition libérale réclame un parlement représentatif. Des groupes révolutionnaires tentent de soulever les paysans, tandis que Lénine et les sociaux-démocrates multiplient les grèves dans les centres industriels. La nouvelle des revers militaires en Mandchourie attise encore la colère. Le 22 janvier 1905, une longue délégation d’ouvriers menée par le pope Gapone se dirige pacifiquement vers le palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg pour présenter au tsar une pétition réclamant une réforme agraire et politique. Mais la troupe tire, faisant 2 000 tués et blessés. Il s’ensuit dans tout le pays une série de grèves, de jacqueries et de mutinerie dont celle du cuirassé « Potemkine » à Odessa (juin 1905). Contraint de transiger ; le tsar doit promettre la convocation d’une assemblée consultative, la « douma » élue par toutes les classes sociales.

1924 : Londres
Les élections de décembre 1923 ont donné le pouvoir aux travaillistes. Leur chef est un ancien instituteur écossais d’origine paysanne : James Ramsay MacDonald. Il a publié en 1905 « Socialisme et Société », où il compare la société à un organisme biologique appelé à évoluer progressivement vers le socialisme. Pour ne pas effrayer les classes moyennes, il forme, ce jour, un cabinet modéré. Mais les élections du 29 octobre voient la victoire des conservateurs.

D'autres événements du 22 janvier et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)


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