D'autres événements du 19 janvier et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)1458 : Paris
La première chaire de grec de l’université est attribuée à Grégoire, savant grec réfugié après la chute de Constantinople.
1576 : Nuremberg
Mort du maître chanteur Hans Sachs. Il est l’auteur de lieder, d’aphorismes et de farces pour le carnaval. Sachs partagea son existence entre son métier de savetier et la poésie.
1737 : Le Havre
Naissance de Jacques Bernardin Henri, dit Bernardin de Saint-Pierre. Enfants imaginatif, il rêve d’aventure et d’inconnu en lisant « Robinson Crusoé » et, à douze ans, s’embarque sur le navire de l’un de ses oncles qui se rend à la Martinique. A son retour, il reprend ses études chez les jésuites à Caen et à Rouen, pense un moment à se faire missionnaire, puis finalement devient ingénieur militaire. Il est envoyé successivement dans le pays de Hesse et à l’île de Malte, quitte l’armée en 1762 et va chercher des protecteurs à l’étranger. Il parcourt ainsi la Hollande, la Russie, la Pologne, l’Autriche et l’Allemagne, et aura plusieurs aventures sentimentales, entre autres avec la princesse Marie Miesnik, qu’il aime passionnément, et avec la Berlinoise Virginie Taubenheim. Tempérament nerveux, instable, d’une sensibilité maladive, caractère difficile et esprit chimérique (il rêve de fonder une république idéal sur les bords du lac Aral), il devra aussi longtemps se débattra avec des soucis matériels ; il pense déjà vivre de sa plume, mais, en 1768, ayant obtenu un brevet de capitaine ingénieur du roi, il est envoyé en mission à l’Île de France (île Maurice). Les habitants de l’île le déçoivent, et il est scandalisé par les abus de l’esclavagisme mais se sent peu à peu attiré par la beauté des paysages qu’il découvre au hasard de ses promenades. Il devra à l’intendant de l’île, M. Poivre, essaie en vain de séduire une sage épouse, ses connaissances sur la flore mauricienne. Il en tire les éléments de son « Voyage à l’isle de France … », récit sous la forme épistolaire où se fait jour son talent descriptif, et qu’il publiera en 1773 avec un demi-succès . De retour à Paris en novembre 1770, toujours impécunieux, il fréquente les philosophes mais ne tarde pas à se brouiller avec tous, excepté J. J. Rousseau, dont il devient l’ami et le disciple. Leurs affinités les rapprochent : goût de la rêverie, amour de la nature, religion du coeur et de la conscience. Ensemble, ils font de longues promenades à travers la campagne et se livrent à la méditation. En 1784, Bernardin de Saint-Pierre publie le début de ses « Études de la nature », entreprises depuis de longues années, oeuvre dont la philosophie assez simpliste tend à prouver l’existence de Dieu par la perfection d’une nature qui est un don de la Providence en vue du bien-être de l’homme. Le réel mérite des « Études … » ne se trouve ni dans leurs prétentions philosophiques ni dans les effusions humanitaires sur lesquelles s’achève l’ouvrage, mais dans l’expression de sensations neuves, le charme des descriptions de la nature suggèrent des détails inattendus à travers le prisme d’une sensibilité. Déjà proche du romantisme. Bernardin de Saint-Pierre apparaît même parfois comme un génial précurseur scientifique par ses observations regardant la botanique ou la biologie. C’est au quatrième volume des « Études …» que l’on trouve le couurt romans de « Paul et Virginie », qui rend Bernardin de Saint-Pierre célèbre. Il est publié séparément ensuite, avec des illustrations de Moreau le Jeune et de Joseph Vernet, et recueille immédiatement un éclatant succès. Défini par son auteur comme une « espèce de pastorale », ce roman de l’aventure rustique et de l’exotisme (Bernardin de Saint-Pierre crée le genre en cherchant, par l’insolite du cadre, à dépayser le lecteur et à favoriser chez lui le goût de l’évasion et des pays lointains) est à la fois un roman d’amour et un roman à thèse (« parler du bonheur que donnent la nature et la vertu »). Il organise les souvenir de lîle de France et les rêveries sociales de l’écrivain autour d’une mince intrigue et de l’histoire d’un naufrage. Il illustre aussi la conception de Rousseau selon laquelle l’homme ne saurait être bon et heureux qu’en dehors de la civilisation. Écrit dans le goût de l’époque et dans un style simple ou noble, parfois négligé, parfois boursouflé, il marque un moment dans l’histoire des moeurs et de la sensibilité française. Traduit dans plusieurs langue, il aura de nombreuses contre-façons. En 1790, Bernardin de Saint-Pierre, reprend encore l’idée de régénération de l’homme par la nature dans « La Chaumière indienne » qui a le mordant d’un conte philosophique. L’intention satirique est bien marquée (satire des religions, des sociétés savantes), et l’auteur se pose en défenseur des opprimés. « L’Arcadie » expose ses vues philosophiques et politiques utopiques, sont rêve d’une république idéale ; « Les Voeux d’un solitaire » s’efforcent de concilier les principes nouveaux et la tradition, et « Le Café de Sarate » est un autre petit conte philosophique er satirique. « Les Harmonies de la nature », qui pousse le finalisme à l’absurde, font dire à Joubert : « Il y a dans le style de Bernardin de Saint-Pierre, un prisme qui lasse les yeux. Quand on l’a lu longtemps, on est charmé de voir la verdure et les arbres moins colorés dans la campagnes qu’ils ne le sont dans ses écrits. Ses « Harmonies » nous font aimer les dissonances qu’il bannissait du monde et qu’on y trouve à chaque pas. » La dernière partie de la vie de vie de l’écrivain devient enfin plus facile : intendant du Jardin des Plantes (1792), professeur de morale à l’École normale supérieur (1794), il est reçu l’année suivante à l’Institut. Marié une première fois en 1792, à la fille de l’imprimeur P. F. Didot de laquelle il aura une fille et un garçon (Paul et Virginie), il épousera, après la mort de sa femme (1799), une jeune fille de vingt ans, Désirée de Pelleporc, avec qui il achèvera ses jours dans le bonheur. L’Empire lui accordera une pension et le comblera de faveurs (Légion d’honneur, 1806). Ses dernières années s’écouleront à Éragny-sur-Oise, où il s’est retiré. Il fut admis à l’Académie française en 1803.
1764 : Angleterre
Le député Wilkes est exclu de la chambre des Communes. (J’approfondirai le 23 avril)
1770 : Nouvelle-Angleterre
Une bataille rangée oppose à New York habitants et soldats anglais.
1789 : Pologne
La diète supprime le Conseil permanent et prend en charge tous les pouvoirs.
1813 : Fontainebleau
Ce jour, Napoléon se rend à Fontainebleau, où le pape est retenu depuis mai1812, et sollicite une audience : l’appui de l’épiscopat lui est indispensable pour apaiser l’opinion catholique, troublée depuis sa défaite devant le tsar. Par ailleurs, il veut rehausser son prestige en obtenant du pape le double couronnement de Marie-Louise et de son fils. Toutefois les dissensions entre l’Empire et la papauté sont nombreuses. Outre la question du divorce et celle des investitures, le problème de Rome est épineux : Pie VII tient à son pouvoir temporel et refuse de transporter le siège apostolique hors de Rome. Mais l’empereur ne peut se permettre de différer un accord avec le pape et le contraint, le 25 janvier, à signer un nouveau concordat. Pie VII admet désormais que les institutions épiscopales puissent être administrées par le plus ancien évêque de la province ecclésiastique au détriment du Saint-Siège. Napoléon est satisfait de cet accord qui semble briser l’opposition catholique en liant sa signature à celle du Saint-Père. Il compte sur la promesse du pape de s’installer à Avignon et pense avoir réglé la question de Rome. Mais, sous la pression du Sacré Collège, Pie VII se rétracte le 24 mars. Le concordat de Fontainebleau reste lettre morte et marque l’échec de Napoléon dans son essai de conciliation. Le conflit s’achève avec la chute de l’Empire, et le pontife regagne ses États le 24 mai 1814.
1853 : Rome
Giuseppe Verdi présente son opéra « Le Trouvère. »
1857 : France
Après une loi sur le drainage, le gouvernement adopte une loi sur les landes afin de favoriser l’extension des terres cultivables. Le Crédit foncier est appelé à financer des travaux destinés à assainir les régions humides.
1865 : Paris
Père de l ‘anarchisme, Pierre Joseph Proudhon reste le fondateur du système mutualiste, du syndicalisme ouvrier et du fédéralisme. Député en 1848, il est emprisonné (1849-1852) pour son opposition à Louis Napoléon Bonaparte, et même exilé à Bruxelles en 1858. D’abord salué par Marx pour « Qu’est-ce que la propriété ? », il s’attire une violente critique (« Misère de la philosophie ») pour la publication de « La Philosophie de la misère ». Ses partisans s’opposent aux tenants du socialisme marxisme au sien de la I ère Internationale. Ce jour est celui de sa mort.
1867 : Paris
Une lettre adressée par l’empereur à son ministre d’État Rouher et publier dans « Le Moniteur » annonce des réformes libérales, notamment sur la presse et le droit de réunion, mais aussi sur l’organisation du pouvoir législatif. Quelques jours après, le droit d’adresse est effectivement remplacé par le droit d’interpellation ; les ministres concernés doivent désormais venir devant le Corps législatif pour défendre leur politique. La procédure reste cependant complexe et on est encore loin d’un véritable régime parlementaire. La politique de libéralisation de l’empereur est hésitante. Depuis 1860, en effet il s’efforce de gagner des sympathies en accordant diverses concessions à l’opposition. Ces surprenantes initiatives s’expliquent sans doute par le tempérament du souverain, mais également par des dissensions grandissantes qui le séparent de beaucoup de conservateurs, mécontents de sa politique douanière et de son attitude à l’égard du pape. Les ouvriers, qu’il espérait rallier à l’Empire en leur accordant le droit de grève, se rapprochent au contraire des républicains, qui utilise les concessions pour combattre plus efficacement le régime. Le seul succès de cette politique est le ralliement à l’Empire de l’ancien républicain Émile Ollivier. Mais celui-ci n’est appelé à former un gouvernement qu’en décembre 1869. C’est alors seulement qu’on peut véritablement parler d’un Empire libéral, avec le sénatus-consulte du 20 avril 1870 qui infléchit le régime dans le sens du parlementarisme. Peu avant sa chute, l’Empire semble ainsi considérablement renforcé, puisque les Français approuvent cette évolution, lors du plébiscite organisé le 8 mai, par 7 350 000 « oui » contre 1 572 000 « non. »
1884 : France
Jules Massenet connaît un nouveau succès avec « Manon ».
1899 : Soudan
A la suite du contrôle britannique sur Fachoda, l’Égypte et la Grande-Bretagne établissent un condominium commun sur le pays. La France, définitivement évincée de la vallée du Nil par l’accord de mars avec l’Angleterre, reçoit en compensation la région de l’Ouadaï et quelques territoires du Soudan tchadien.
1927 : Bruxelles
Mort de Charlotte de Belgique, ancienne impératrice du Mexique, née en 1840.
1932 : Chine
Cinq japonais sont attaqués à Shanghai par des Chinois ; l’un d’eux, un jeune bouddhiste est tué.
1945 : France
Le collaborateur français Robert Brasillach est condamné à mort. Il sera exécuté le 6 février
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