D'autres événements du 16 janvier et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)1439 : Florence
Au début de l’année 1438, à Ferrare, le pape a lui-même ouvert solennellement un concile oecuménique. Les principaux dignitaires de l’Église grecque sont venus par centaines accompagnés de certains orthodoxes russes. Les conversations se sont vite engagées ; elles ont porté essentiellement sur la formule à adopter pour que l’Église grecque reconnaisse l’autorité de l’Église romaine. Au début de l’année (ce jour), à court d’argent, le pape a décidé de transférer le concile à Florence, où les banquiers acceptent d’avancer des fonds. C’est là que l’Église grecque reconnaît le pape comme chef de l’Église. L’union des deux Eglises est proclamée. Les Grecs seront très habiles ; moyennant leur silence sur un certain nombre de questions, comme le mariage des prêtres, ils vont minimiser le problème lié au Filioque et au Purgatoire et accepter les thèses romaines. C’est une victoire du pape sur les conciliaires de Bâle. Toutefois, cette union restera purement formelle.
1547 : Russie
Dans la cathédrale de l’Assomption, Ivan IV, prince de Moscou, reçoit des mains du métropolite Macaire la croix et la couronne. C’est sur l’initiative de Macaire qu’Ivan prend le titre de tsar, marque de l’autocratie autrefois réservée aux empereurs byzantins et aux khans. En 1533, Vassili III, en mourant, a légué le pouvoir à son fils, Ivan, âgé de 3 ans, et confié la régence à sa femme, Hélène Glinski, qui doit bientôt lutter de toutes ses forces contres les prétentions de la haute noblesse. En avril 1538, Hélène trépasse subitement, sans doute empoisonnée par les boyards. Dès lors, les princes Chouiski et Bielski vont constamment se disputer le pouvoir. Le jeune Ivan grandit dans la haine des boyards. De plus le métropolite Macaire lui inculque une conception élevée du pouvoir suprême et de l’autocratie. Aussi Ivan va-t-il s’appuyer sur la petite noblesse pour briser la puissance des princes. Son entourage l’incite à renforcer les structures de l’État. Le sacre d’Ivan marquera le début de ces réformes.
1556 : Bruxelles
Fatigué et malade, Charles Quint abdique d’abord, le 25 octobre, en tant que souverains des pays bourguignons et présente son fils Philippe II aux états généraux réunis à Bruxelles. Le 16 janvier, c’est au titre de roi d’Espagne qu’il signe l’acte d’abdication en faveur de son fils. La couronne d’Allemagne reviendra à son frère Ferdinand.
1598 : Russie
Boris Godounov est élu tsar de Russie à l’unanimité par le Zemski Sobor (états généraux), composé de cinq cent députés, prélats, boyards, bourgeois et officiers dont il avait exigé la réunion. Boris Godounov qui avait commencé sa carrière dans l’opritchnina, poursuivit son ascension vers le trône en mariant sa soeur Irina avec le fils et héritier d’Ivan le Terrible, Féodor. Sous le règne de celui-ci (1584-1598), Boris Godounov exerça la régence avec intelligence. Mais, à partir de1587, il eut, en réalité, tout le pouvoir entre ses mains. Il fut un bon administrateur et parvint à affaiblir les boyards rivaux en pratiquant une politique favorable à la noblesse de fonction.
1599 : Londres
Disparition du poète Edmund Spenser.
1756 : Londres
L’Angleterre abandonne l’alliance autrichienne et se tourne vers la Prusse, contre laquelle elle avait combattu pendant la guerre de Succession d’Autriche.
1794 : Angleterre
Décès d’Edward Gibbon. Cet historien britannique, est surtout connu pour son monumental ouvrage « The History of the Decline and Fall of the Roman Empire », publié en six volumes entre 1776 et 1788.
1824 : Empire ottoman
Le sultan charge Muhammad-Ali de pacifier la Morée
1879 : Le Havre
Décès d’Octave Crémazie. Écrivain québécois, descendant par son père d’une famille du Languedoc, il est né au Canada et mourut en France. Après des études classiques au petit séminaire de Québec, il rencontra l’abbé Holmes, l’un des meilleurs éducateurs de l’époque, qui eut sur lui une influence décisive. Crémazie se passionne pour la lecture, acquiert une érudition remarquable et une solide culture littéraire. A dix-sept ans, avec ses frères Joseph et Jacques, il ouvre un commerce de librairie, bientôt le rendez-vous de nombreux écrivains tels François-Xavier Garneau, Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette … Ce cénacle, l’École de Québec, discute de littérature française et s’intéresse aussi aux lettres espagnoles, anglaises, allemandes et italiennes. Crémazie publie ses premiers poèmes à partir de 1854. Il reçoit aussitôt un accueil enthousiasme. L’École de Québec fonde l’Institue canadien, qui publie « Les Soirées canadiennes », auquel succède « Le Foyer canadien ». Pour Crémazie, libraire compétent mais administrateur maladroit, la ruine est imminente ; il ne recule pas devant des procédés douteux qui le forcent bientôt à affronter l’exil. Il part le 10 novembre 1855 et ne reverra plus le Canada. L’exil volontaire de Crémazie lui est une dure école. La France, où il cherche asile, lui est peu hospitalière.. Il connaît la maladie et la misère, dans une pauvre chambre de Paris. Un ancien ami de Québec, Hector Bossange, qui possède le château de Citry, l’y accueille ^pour sa convalescence. Crémazie se rétablit à demi. Pendant seize ans, il vit médiocrement de modestes travaux et des secours financiers de son frère Jacques. Il se prive même de son identité et ne signe que du nom de Jules Fontaine. Il n’écrit plus de vers. Dans son abondante correspondance avec sa famille et ses amis, on retrouve des vues justes et souvent prophétiques. C’est sa foi solide qui le sauve du désespoir. Il confie à son ami l’abbé Casgrain, venu le réconforter à Paris, qu’il lui suffit d’une petite pause pour la prière à Notre-Dames-des-Victoires pour se relever fort en lui-même. Il meurt dans la solitude à cinquante-deux ans.
Crémazie possède des dons de poète, une inspiration abondante, des sentiments nobles. C’est le premier poète national canadien, il se fait le porte-parole de ses regrets, de ses espoirs, de sa vaine nostalgie des grandeurs françaises passées, de ses élans patriotiques. Il s’émeut des moeurs pures et rudes des populations rurales et il célèbre son attachement à la religion. La production poétique de Crémazie s’étale sur quelques années seulement. C’est pourquoi elle est mince : une vingtaine de pièces. « Le Drapeau de Carillon » et le « Chant du vieux soldat canadien » sont ses deux poèmes patriotiques le plus souvent cités. La cantilène des « Milles-Îles » mérite également l’attention. Dans « La Promenade des trois morts », il se livre tout entier à son lyrisme macabre. Pendant son exil, il rédige son « Journal d’un exilé », pour occuper ses loisirs pénibles. Il se révèle un observateur vigilant pendant le siège de Paris en 1870, notant au jour le jour les événements dont il est le témoin. Ses jugements, ses descriptions, ses portraits sont pleins de finesse. Sa correspondance de la même période dénote sa bonté et sa résignation à son triste destin.
1885 : Dieuze (Moselle)
Décès de Edmond François Valentin About. Entré à l’École supérieure en 1848, à l’École d’Athènes en 1851, il délaisse tôt l’enseignement pour la plume. Constamment anticlérical mais bien vu de la Cour sous le Second Empire, il se rallie aux idées républicaines dès 1871 et consacre la fin de sa vie à la critique et à la polémique dans son journal, « Le XIXème Siècle ». De « La Grèce contemporaine », pamphlet alerte qui marqua ses débuts, en 1854, au « Roman d’un brave homme » paru en 1880, la production d’About fut toujours très variée. Son « Roi des montagnes » et son « Homme à l’oreille cassé » ne doivent pas faire négliger de charmants recueils de nouvelles comme « Les Mariages de Paris ». Au théâtre obtint avec « Gaetana un succès de scandale politique. Il fut par ailleurs un journaliste plein d’humour et d’esprit frondeur, dont la production fut abondante. Il fut reçu à l’Académie française en 1884.
1917 : Berlin
Dans un télégramme secret, qui sera décodé par les services de la marine britannique et transmis au gouvernement américain, l’Allemagne propose une alliance au Mexique dans l’éventualité d’une entrée en guerre des États-Unis.
1920 : États-Unis
Le 14 février 1919, lorsque Wilson présente le pacte de la Société des Nations à la conférence de paix, c’est un triomphe personnel. Pourtant, ce jour, le même pacte est rejeté au Sénat américain par 49 voix contre et 35 pour. Les raisons sont multiples. L’absence prolongée de Wilson pendant son séjour en Europe (décembre 1918 à juin 1919), puis sa crise d‘hémiplégie en septembre 1919 l’ont coupé de l’opinion américaine. Depuis sa maladie, son entourage ne lui communique que les bonnes nouvelles. Une partie des Américains reproches à Wilson de s’être trop mêlé des querelles européennes et d’avoir laissé le Japon étendre son influence en Asie.
1945 : France
Nationalisation de Renault.
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