LODACE


12 janvier


1519 : Château de Wels (Autriche)
Mort de Maximilien 1er, archiduc d’Autriche, qui avait été élu empereur en 1493.

1755 : Russie  
Catherine II fonde la première université russe à Moscou, qui ouvrira ses portes le 28 avril.

1794 : Paris (23 nivôse)
Fabre d’Églantine est arrêté lors du débat à la Convention sur le scandale de la falsification du décret de liquidation de la Compagnie des Indes.

1797 : Italie
La victoire de Bonaparte contre les troupes de l’Autrichien Alvinczy à Rivoli provoque la reddition du général Wurmser à Mantoue le 2 février.

1822 : Grèce
C’est une véritable Assemblée nationale qui, a Épidaure, proclame l’indépendance de la Grèce. La guerre d’indépendance avait commencé au début de l’année précédente lorsque le prince grec Alexandros Ypsilanti avait tenté de soulever les principautés danubiennes contre les Turcs. L’aventure échoua : les Roumains ne se sentaient pas concernés, la Russie négociait encore avec les autres puissances européennes et les forces d’Ypsilanti avaient été écrasées. Peu après, l’archevêque de Patras, Ghermanos, avaient appelé à son tour tous les Grecs à une insurrection générale contre les « Turcs oppresseurs et hérétiques ». Cette fois, des soulèvements éclatent en Morée, en Roumélie et dans plusieurs îles, et s’étendent bientôt à tout le pays. A Épidaure, c’est une indépendance officielle et formelle qui est proclamée. Pour la réalité, il faudra attendre. Les Ottomans ne s’avouent pas vaincus et l’Europe n’est pas encore prête. La Russie, qui suggère une entente entre les puissances européennes en vue d’un partage de l’Empire ottoman, refuse de présenter le projet concret que réclame la France et se contente d’évoquer des compensations. La Prusse, l’Angleterre et les Pays-Bas ne sont pas hostile à une refonte de la carte politique du continent, mais veulent savoir à quoi s’en tenir et surtout ne rien bouleverser de manière irréversible. Les Grecs devront patienter…

1848 : Palerme
L’obscurantisme de Ferdinand 1er rend son régime intolérable. Après l’échec d’une première insurrection en Calabre, la Sicile décide d’agir seule pour demander son autonomie. Le 12 janvier, les habitants de Palerme s’arment et attaquent la garnison. Des moyens de fortune sont employés contre les soldats, accueillis à coups de briques et de jets d’huile bouillante. Au bout de plusieurs jours de violence, le gouvernement est obligé de transiger. Il propose aux Siciliens l’indépendance administrative et la liberté de la presse. Mais les chefs libéraux non pas satisfaits, exigent une Constitution. Le commandant de la garnison, à court de vivres et effrayé, bat en retraite le 27 janvier et rentre à Naples. Le gouvernement n’a plus de point d’appui dans l’île, hormis Messine et trois forts. Les autorités siciliennes libérales rétablissent la Constitution de 1812. Le succès de la révolution de Sicile encourage Naples à secouer à son tour le joug de l’absolutisme.

1870 : Paris
Les obsèques du journaliste Yvon Salmon, dit Victor Noir (1848-1870), assassiné par un cousin de Napoléon III, Pierre Bonaparte, donnent lieu à une manifestation républicaine de plus de 100 000 personnes.

1871 : Le Mans
L’armée de la Loire a disparu, cette fois définitivement.

1903 : Paris
Première réunion de l’Académie Goncourt. Le premier prix sera attribué le 21 décembre à Eugène Torquet, dit John-Antoine Nau, pour « La Force ennemie »

1906 : Grande-Bretagne
En décembre 1905, le Premier ministre Balfour démissionne. Le libéral Sir Henry Campbell-Bannerman lui succède. Le 12 janvier, les libéraux remportent 377 sièges contre 157 aux conservateurs unionistes et 83 aux nationalistes irlandais. Mais c’est l’entrée de 53 travaillistes à la Chambre qui en surprend plus d’un. La victoire libérale témoigne du discrédit jeté sur les conservateurs. La progression des travaillistes ne peut désormais se faire qu’aux dépens des libéraux, qui n’ont pas opposé partout de candidat à celui du Labour mais qui ont cependant les mains libres pour régler le problème irlandais et achever la démocratisation de la vie politique anglaise.

1910 : États-Unis
Une loi interdisant la traite des Blanches entre en vigueur.

1919 : Allemagne
Fin de la semaine sanglante : La république, proclamée en Allemagne deux jours avant l’armistice du 11 novembre, est d’emblée confronté à une intense agitation. La flotte se mutine et des troubles éclatent en Bavière. A Berlin, ouvriers et soldats forment des conseils inspirés des soviets russes et occupent les bâtiments publics. Dès l’abdication de Guillaume II, Ebert avait formé un nouveau ministère pour tenter d’endiguer la poussée révolutionnaire. Ebert renvoie le préfet de la police de Berlin, suspect de complaisance à l’égard des agitateurs. Dans les jours suivants, le groupe Spartakus, constitué depuis la fin décembre 1918 en parti communiste allemand déclenche une révolution. Lors de la « semaine sanglante », du 6 au 12 janvier 1919, le ministre de la Guerre Noske réprime l’insurrection, dont les chefs, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, sont fait prisonniers puis exécutés le 15.

1922 : Paris
Démission du cabinet Briand.

1945 : Prusse
Les Soviétiques déclenchent plus tôt que prévu, une grande offensive pour soulager le front de l’ouest.

D'autres événements du 12 janvier et sur Hérode.net (site ami et complémentaire de Lodace)


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