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BLOC-NOTES des CURIEUX


Le problème du jet de yaourt !


Insulter quelqu'un, c'est grave. Il y a encore pire en Grèce : l'asperger de yaourt. Mais cet équivalent de l' "entartage " doit revêtir une qualification pénale adaptée aux liens existant ou non entre le tireur et sa cible, vient de décider la Cour de cassation hellène.

En vertu de cette décision, un jeteur de yaourt ne pourra désormais être poursuivi d'office, pour la charge d' " injure aggravée ", que s'il n'a jamais eu de relations personnelles avec sa victime. Dans le cas contraire, une plainte de la cible est nécessaire, et le délit ne sera qualifié que d' " injure simple ".

La Cour avait été saisie de ce passionnant dilemme après une controverse juridique sur une attaque au yaourt menée en 1997 contre le ministre du Travail Miltiadis Papayoannou par un syndicaliste communiste. Un tribunal avait relaxé l'agresseur, au motif que le ministre n'avait pas porté plainte, et que les deux hommes se connaissaient pour avoir mené diverses négociations sociales.

L'affaire avait fini par aboutir en cassation, après qu'un procureur eut fait appel, réclamant le châtiment de l'assaillant. Cette coutume du jet de yaourt sur une personnalité publique pour la déconsidérer connaît depuis plusieurs années un regain de faveur en Grèce. Aucune précision sur les parfums les plus utilisés n'a toutefois été fournie.


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