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NAIROBI - Plus d'un million de morts sont inscrits sur
les listes électorales au Kenya, ce qui laisse craindre que leurs " voix
" puissent être utilisées par l'un ou l'autre des partis pour
truquer les élections législatives et présidentielle du 27 décembre,
à en croire une étude rendue publique vendredi.
Selon l'Institut pour l'éducation et la démocratie (IED,
indépendant), 15,8% des 1.177 personnes prises comme échantillon
représentatif lors d'un récent audit de l'électorat sont morts
depuis les dernières élections en 1997, ce qui équivaut, au plan
national, à plus d'un million de personnes.
" Depuis 1997, les listes électorales n'ont pas été purgées des
personnes décédées ", explique Koki Muli, directeur de l'IED.
Le chef de la commission électorale Samuel Kivuiti a reconnu que
les listes électorales comportaient les noms de certains morts, mais
a estimé que le chiffre est bien inférieur à un million. Un
responsable électoral a avancé à Reuters le chiffre de 200.000
personnes.
Le président kenyan Daniel arap Moi, âgé de 78 ans, ne peut en
vertu de la Constitution briguer un nouveau mandat aux élections du
27 décembre, et les Kenyans éliront alors leur troisième président
depuis l'indépendance en 1963.
Rien à dire, c'est un bel exemple de démocratie... !
Info Agence Reuter du 16.11.2002
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