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Dans un pays où seuls 600 000 étudiants sont admis chaque
année à l'université pour cinq fois plus de candidats,
tout les moyens sont bons en Chine pour décrocher une bonne note.
Obnubilés par l'avenir de leur enfants, certains parents rivalisent
de cadeaux à destination du corps enseignant, dans l'espoir d'amadouer
les professeurs.
"En début d'année, ma fille était systématiquement
brimée par sa maîtresse", raconte une mère de famille.
"Les choses se sont arrangées depuis que je lui ai offert un stylo
en or", se réjouit l'heureuse maman en dépit de la somme,
l'équivalent d'un mois de salaire moyen dans la capital, qu'elle a
laissée dans l'affaire.
La corruption sévit en classe dès la maternelle, comme partout
en Chine, où la tradition du "petit cadeau"
intéressé fait un retour en force. "Certains professeurs
rappellent à leurs élèves la date de leur anniversaire
et insiste lourdement sur ce qui leur ferait plaisir", rapporte une autre
mère d'élève. "L'année dernière,
un parent avait prévu d'offrir un ordinateur à la maîtresse
de son fils. Mais celle-ci a fait savoir qu'elle préférerait
un réfrigérateur pour remplacer celui qu'un élève lui
avait offert il y a quatre ans".
Et surtout, pas question pour les parents de se cotiser pour un cadeau collectif : le professeur ne saurait pas qui a donné combien !
Ce n'est pas le cas de certains pays où les ministres font des
cadeaux aux élèves et briment l'enseignant.
Enfin, tous les
moyens sont bons pour rendre l'élève encore plus bête.
La valeur réelle attendra.
Pauvre XXIème
siècle qui se prépare !!!
Information relevée dans le Midi Libre du 24 mars 1999.
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