Musique en deuil !
Mort de Jean Sibélius, le plus grand compositeur finlandais, auteur de symphonies et de poèmes symphoniques empreints de romantisme et exaltant les thèmes nationalistes, mais au renom international. Né en 1865, en Finlande centrale, Johan Julius Christus Sibelius étudia le piano dès l'âge de neuf ans, puis le violon. Il interrompit son droit pour entrer au conservatoire d'Helsinki en 1886, où il étudia le violon et la composition. Il obtint une bourse suite à la création de son Quatuor à cordes (1889), ce qui lui permit de poursuivre ses études à Berlin où il étudia le contrepoint et la fugue et enfin à Vienne (1890-1891) où il apprit la composition. En 1892, il se maria et enseigna la théorie de la musique au conservatoire d'Helsinki de 1892 à 1900. Mais en 1897, il reçut du gouvernement une rente annuelle qui lui permit de se consacrer uniquement à la composition. Il passa le reste de sa vie à Järvenpää, dans la banlieue d'Helsinki. En 1901, Sibelius fut invité à Heidelberg pour y diriger ses Suvres au festival annuel. Il se rendit aux États-Unis en juin 1914 pour y diriger la création de son poème symphonique " Aallottaret ", commande du mécène américain Carl Stoeckel. Enfin, il créa la " Symphonie n° 7 " à Stockholm en 1924. Il abandonna la composition en 1929 et mourut le 20 septembre 1957 à l'âge de quatre-vingt-onze ans. Sa musique lui fut en grande partie inspirée par la nature et par les légendes de Finlande, en particulier par la mythologie du Kalevala. Bien qu'il n'ait pas cité de chansons folkloriques dans ses compositions, Sibelius utilisa les structures mélodiques et rythmiques propres à la poésie et à la musique folkloriques finnoises. L'une de ses pièces les plus célèbres, le poème symphonique " Finlandia " (1899-1900), traduisait l'aspiration à l'indépendance nationale et fit donc naître une grande ferveur patriotique parmi les Finnois. À plusieurs reprises, l'Suvre fut interdite par le gouvernement tsariste lors de périodes de troubles politiques. L'une des principales caractéristiques du style de Sibelius est l'utilisation fréquente de courts motifs qui sont continuellement modifiés et qui se transforment finalement en mélodies complètes. Pour Sibelius, l'important était "la logique profonde créant des liens entre tous les motifs". Ainsi, ses symphonies tendent vers l'austérité et vers une compression de la forme qui devient de plus en plus prononcée tout au long de son Suvre. Les deux premiers mouvements de la " Symphonie n° 5 " sont finalement condensés en un seul mouvement et, dans la " Symphonie n° 7 ", la structure traditionnelle en quatre mouvements est ramenée à un seul mouvement. Particulièrement brillant dans ses symphonies et poèmes symphoniques, il fut également un grand maître de l'orchestration. Les principales Suvres de Sibelius sont ses sept symphonies (1899-1924) et les poèmes symphoniques " En Saga " (Une légende, 1892, révisé en 1901), le " Cygne de Tuonela " (1893), " Nocturne et lever du soleil " (1907), " les Océanides " (1914) et " Tapiola " (1926). Sibelius a également écrit un " Concerto pour violon " (1903), de la musique de chambre, de la musique chorale, ainsi que des pièces pour piano et des chansons.
Cam.
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