Moscou s'enflamme !
Napoléon est en pleine campagne de Russie. Il veut « défendre l'Europe civilisée contre les Barbares du Nord » et comme la meilleure défense c'est l'attaque, il lève une armée formidable, composée de tous les peuples européens conquis. Il a défait les armées du Tsar a plusieurs reprises dont le 11 à Borodino. Mais il y a laissé plus de 50.000 hommes. Il arrive le 14 à Moscou. La ville leur apparaît comme un bourgade, immense, mais sans urbanisme, un amoncellement de masures de bois dont ressortent ici et là quelques palais en dur, des églises, le Kremlin. Il investit la ville, mais dès le lendemain, le 15 septembre, les armées russes qui se débandent, mettent le feu aux faubourgs sud, pour protéger leur retraite. En quelques heures, toute la ville flambe. L'incendie durera pendant plusieurs jours. Tout est détruit. Ne restaient intacts que le Kremlin, les églises, monastères et palais construits en maçonnerie; le reste n'était que décombres. (Mais dix ans plus tard, la ville s'était relevée de ses ruines et participait à l'essor économique général des années 1820-1840). Mais malgré tout, le Tsar refusera de traiter et Napoléon commet l'erreur de rester un long mois à Moscou. Le terrible hiver commence alors et quand Bonaparte comprendra que la conquête de la Russie est impossible en Hiver, il veut battre en retraite, mais l'Hiver transformera cette retraite en « bérézina », la débâcle. La grande armée sera décomposée. Cet outil imposant une fois disparu, l'ogre corse ne pourra rééditer ses succès antérieurs et commence à subir la loi des adversaires alliés en une coalition qui aboutira à la défaite de 1814 puis après les 100 jours à celle de Waterloo. Conséquence indirecte, imprévisible, mais réelle, de l'Hiver Russe.
Sommaire - Sélection du mois - Sélection du jour - 15 septembre