LODACE, C'EST ARRIVÉ UN


13 SEPTEMBRE


1515


Bataille classique, 8 lettres, 4 chiffres.

François Ier vient tout juste de succéder à Louis XII et il n'a qu'une seule idée : reprendre le Milanais perdu depuis Novare et toujours aux mains des Sforza. François songe un instant à reconquérir le duché pacifiquement en soudoyant les garnisons suisses, maîtresses du pays, mais en vain : les rois de France ont une réputation de mauvais payeurs.  Il prépare alors une expédition. Il négocie de nouvelles alliances, avec Venise le 25 mars, signe un traité de neutralité avec Henri VIII d'Angleterre et Charles d'Autriche. Il fait recruter les meilleurs soldats d'Europe, augmente la taille et emprunte pour pouvoir payer les troupes. Le 12 juillet, il arrive à Lyon où son armée l'attend : 40 000 hommes, de l'artillerie et des lansquenets allemands. Le 15 juillet, il confie la régence du royaume à sa mère Louise de Savoie. Apprenant les projets de François Ier, le duc de Milan, l'empereur Maximilien, Ferdinand d'Espagne et le pape ont formé une nouvelle ligue. François franchi et les Alpes par le col d'Argentière et le mont Genève. Les attelages étant inutilisables, les canons sont hissés avec des treuils. Surpris, les Suisses se replient sur Milan ; comme ils semblent vouloir traiter, une entrevue se tient à Gallabre le 8 septembre, mais sans résultat, car leur chef, le cardinal Matthäus Schiner veut la guerre. Les deux armées se rencontrent à Marignan. La bataille qui commence, est décisive dans la reconquête du Milanais par un roi de France qui n'a que vingt et un ans. Le chevalier Bayard l'adoube avant la bataille, et celui-ci lance à ses soldats : " Je suis votre roi et votre prince... Je suis délibéré de vivre et mourir avec vous. Voici la fin de notre voyage, car tout sera gagné ou perdu. " . La bataille reste longtemps indécise, mais finalement la supériorité de l'artillerie emporte la décision. François Ier s'est retiré à Pavie, où il reçoit la reddition de Sforza, avant de faire son entrée solennelle à Milan. Les Vénitiens, intervenus tardivement, reçoivent une part des dépouilles. Craignant une invasion, le pape s'empresse de saluer le vainqueur et sollicite une médiation en offrant de céder au roi de France Parme et Plaisance. Le lendemain soir tout est gagné. A sa mère, François 1er écrit : " Et tout bien débattu, depuis deux mille ans n'a point été vue une si fière ni si cruelle bataille. " Au cours de ce que les chroniqueurs ont appelé une " bataille de géants ", 14 000 Suisses et 2 500 Français et Vénitiens sont morts. C'était la bataille de Marignan.


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