L'empereur Louis-Napoléon bénéficiait d'un solide tempérament.
Ce qui plaçait parfois l'impératrice Eugénie dans un situation difficile.
Son médecin, dans ces situations délicates, l'envoyait « prendre les eaux »
comme on disait alors.
Ce que Napoléon III mettait à profit pour calmer ses ardeurs avec une
maîtresse.
Officielle, elles sont connues, ou occasionnelle ; ici, il faut quitter l'Histoire pour entrer dans la petite histoire, tant l'empereur consommait.
Le soir, en simple citoyen, en redingote et pantalon à sous-pied, coiffé d'un simple « melon », la canne de jonc à la main, il sortait discrètement par
une porte dérobée, à peine accompagné d'un garde du corps (pourvoyeur de ses
plaisirs) et rencontrait, dans un petit immeuble cossu loué à son intention,
actrice, cocotte, soubrette, femme du monde (ou du demi-monde) courtisane
voire petite-main.
Mais en 1853 sa maîtresse en titre était l'anglaise Miss Howard. Or cette
année, le tsar développait une flotte énorme à Sébastopol en Crimée et s'emparait de plusieurs principautés Danubiennes.
La guerre de Crimée commençait. L'Impératrice avait menacé l'Empereur de le quitter. Or celui-ci voulait un
héritier. En récompense de sa rupture l'Impératrice s'activa tous les jours
pour obtenir un héritier.
Mais elle se fatigua et partit à Biarritz.
Le séjour dura plusieurs mois.
Les affaires de l'État le réclamant à Boulogne, il laissa la cour au bord de
l'Atlantique et retourna dans le nord.
Sans les renseignements de l'Empereur sur les péripéties de la terrible
guerre de Crimée, l'Impératrice fit donc appel à un occultiste qui lui
apprit le spiritisme et la mit en contact avec des défunts.
Ceux-ci se montrèrent particulièrement bavard, lui révélant même les
frasques de l'empereur et même les noms de ses anciennes maîtresses (que
tous, sauf la Reine, connaissaient ! ! !).
Mais de nouvelles en provenance de la Crimée, point.
Les défunts devaient redouter l'enfer de Crimée.
Cam.
Remerciements à Cam
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