C'est la vie !
Premier jour des "massacres de septembre".
Paris craint le pire. Les troupes autrichiennes peuvent être là
d'une heure à l'autre. A la tribune de l'Assemblée, Danton
tonne : "Le tocsin qui sonne n'est point un signal d'alarme, c'est
la charge contre les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, messieurs, il
nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France
est sauvée."
Une folie meurtrière s'empare des Parisiens. Ceux qui doivent partir
se battre ne veulent pas laisser derrière eux des traîtres,
des royalistes et des prêtres réfractaires ou autres d'ailleurs.
Où commencent les massacres ? Nul ne le sait. A la prison de
l'Abbaye ? Au carrefour de Buci, où passe un transfert de
détenus ? Mais ils commencent ...
En quelques heures toutes les prisons deviennent des lieux de massacres.
La princesse de Lamballe est dépecée. Sa tête, plantée
sur une pique, est brandie devant les fenêtres de Marie-Antoinette
au Temple. Le 6 septembre au soir, après quatre jours d'atrocités,
l'ivresse de la violence et du sang s'épuise. Il y a quelques 1 500
morts. Mme Roland, écrit : "Vous connaissez mon enthousiasme pour
la révolution. Eh bien ! j'en ai honte. Elle est ternie par des
scélérats, elle est devenue hideuse."
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