Nikita Khrouchtchev se fâche en pleine session de l’O.N.U. et tape sur son bureau au moyen de sa chaussure.
Nikita Sergueïvitch Khrouchtchev est cet homme politique soviétique, successeur de Staline dont il dénonça les excès lors du XXe congrès du Parti communiste en 1956, qui se distingua pour avoir frappé de sa chaussure son bureau de l’O.N.U.. Né le 17 avril 1894, à Kalinovka, fils d'un mineur, Khrouchtchev fut d'abord berger et serrurier. Mobilisé en 1914, il participa à la révolution bolchevique puis rejoignit l'Armée rouge et prit part à la guerre civile. Membre actif du Parti communiste, il devint membre du comité central, en 1934. De 1935 à 1937, il fut nommé premier secrétaire de la région de Moscou et dirigea à ce titre le programme d'industrialisation édicté par le second plan quinquennal. Membre du Politburo, il fut muté en Ukraine en 1938, comme premier secrétaire du parti. En 1939, il fut chargé de l'annexion de la Pologne orientale à la suite du traité germano-soviétique. Durant la Seconde Guerre mondiale, il mena la défense de l'Ukraine et participa à celle de Stalingrad. En 1952, il devint membre du Praesidium et du secrétariat du Comité central et s'imposa comme expert de l'agriculture soviétique. À la mort de Joseph Staline en 1953, Khrouchtchev devint Premier Secrétaire du comité central. Lors du XXe congrès du parti en 1956, Khrouchtchev dénonça les erreurs de Staline. Pour mener à bien la "déstalinisation", il évinça ainsi nombre des anciens proches de ce dernier — notamment Beria (sinistre chef de la police secrète) et Malenkov — et, à la suite de la démission de Nicolai Boulganine en 1958, Khrouchtchev devint Premier ministre. Sa critique virulente du stalinisme ne l'empêcha pas d'ordonner l'intervention en Hongrie en 1956 et de faire ériger le mur de Berlin, en 1961. Durant la crise des Fusées à Cuba en octobre 1962, il préféra néanmoins éviter l'affrontement avec les États-Unis. Néanmoins, quelques mois plus tard, le 31 Octobre 63, il manifesta son mécontentement, en se déchaussant et en frappant sur le bureau avec le talon … Défenseur de la coexistence pacifique, il affirma la nécessité de se mesurer au monde occidental sur le plan économique plutôt que militaire. À cette fin, il initia un vaste mouvement de réformes agricoles dénonçant ainsi la priorité accordée par Staline à l'industrie. Mais l'échec de ses réformes économiques et le refus de l'affrontement durant la crise de Cuba lui valurent les critiques de nombre de dirigeants du parti : en 1964, il fut démis de ses fonctions.
Cam.
Remerciements à Cam
Sommaire - Sélection du mois - Sélection du jour - 31 octobre