Musique en deuil !
Décès de Jean Mouton, né à Hollingue, aujourd'hui Hault-Wignes dans le Pas-de-Calais, il mourut le 30 octobre 1522 à Saint-Quentin dans l'Aisne. Voici la petite biographie qui figure sur http://www.musique-renaissance.com/framesl.html (Mouton y est à sa place dans l'ordre alphabétique et vous propose d'écouter des exemples musicaux) : Membre de la chapelle de Louis XII et de François Ier, il fut chanoine de Thérouanne. On le retrouve à la collégiale Saint-André de Grenoble en 1501, puis à la cour de France à partir de 1502. Musicien officiel, il fut membre de la Chapelle Royale. Là, il eut pour collègues Jean Richafort, Antoine Divitis et Claudin de Sermisy. L'un de ses motets, "Non nobis Domine", écrit en 1510, célèbre la naissance de la future Renée de Ferrare, fille d'Anne de Bretagne et de Louis XII. Un autre motet, "Quis dabit", est une lamentation sur la mort d'Anne de Bretagne en 1514, et un troisième, "Salvum fac regem", fut écrit pour le sacre de François Ier. Il semblerait que Jean Mouton ait été élu chanoine de Saint-Quentin à la mort de son collègue Loyset Compère le 16 août 1518. Mouton fut enterré dans la collégiale de Saint-Quentin. Son épitaphe le décrit "en son vivant chantre du roy, chanoine de Thérouanne et de cette eglise". Certainement influencé par Josquin des Prés (dont il fut le disciple, si l'on en croit Ronsard), il est l'un des plus grands compositeurs de la charnière entre les XVè et XVIè s., comme en témoigne sa présence dans quatre autres listes de musiciens célèbres, celle du motet "Mater floreat" de Pierre Moulu vers 1510, celle du noël de Jean Daniel, dit Mitou, vers 1530, celle du "Prologue du Quart Livre" de Rabelais (1552) et celle des "Tons et discours sur les Modes de Musique" de Pierre Maillart en 1610. Jean Mouton laisse 22 chansons françaises, mais la majeure partie de son oeuvre est religieuse : 15 messes, plus de 100 motets, 10 Magnificat, des psaumes en latin, parmi lesquels "Non nobis Domine", "Quis dabit" et "Salvum fac regem". Il eut pour élève Adrian Willaert (v. 1490-1562), et l'un de ses motets, "Noe, noe", fut repris par Jacques Arcadelt dans une messe-parodie.
Olga
Remerciement à Olga et à son site : Musique
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