LODACE, C'EST ARRIVÉ UN


27 OCTOBRE


1986


Big bang à la Bourse de Londres

La plus vieille Bourse de la Planète effectue une Révolution quasi incroyable au pays des traditions : la révolution télématique. L’informatisation de tous ses services et de ses méthodes de gestion. Ce qui lui permettra de vendre encore mieux ses services financiers et de bénéficier d’un " boom " économique galvanisant. En même temps que cette révolution de la gestion, une autre révolution, tout aussi importante donnait un coup de fouet à l’économie anglaise. La dérégulation de l’économie a eu pour effet de supprimer les contrôles sur les flux économiques. Plus de contrôle des prix ni du crédit avec les Conservateurs, et surtout avec les tenants du Néo-Libéralisme (sauvage) Thatchérien. Les institutions financières ont vu s’élargir, quasi à l’infini, leur champ d’intervention, sans aucun contrôle, et elles se sont lancées dans une compétition sauvage qui s’est traduite par des innovations importantes dans les services au consommateur, notamment le développement du crédit sans limite (sauf celles subjectives du prêteur !) du crédit à la consommation, et de nombreuses acquisitions à l’étranger, donc d’investissements, souvent à risque. Tant que le boom des années 1984 – 1988 a provoqué ses effets bénéfiques, pas de problèmes. Mais des milliers de sociétés ont croulé dès la récession des années 90, ébranlant même les grandes banques nationales (et mondiales) Il faut dire que c’était prévisible, même pour un petit prof. de commerce, tant les règles traditionnelles étaient bafouées. Qui fait la prospérité ? La consommation ! Qui alimente la consommation ? Les revenus réguliers garantis par la sécurité sociale. Or, dès la dérégulation, la suppression des contrôles, les privatisations dues au gouvernement conservateur de Mme Thatcher, la dette payée par le prix de ces privatisations, a diminué, les dépenses ont diminué (suppression de nombreuses aides sociales,), donc les impôts des classes moyennes et supérieures ont diminué. L’impôt des sociétés a diminué. La consommation, d’une partie de la population – peu importante – a donné un coup de fouet à la consommation, a créé une aisance artificielle. Mais dès que les effets de la suppression des aides sociales se sont fait sentir, dès que les ménages pauvres et moyens ont vu leurs revenus amputés des aides sociales traditionnelles, frais de médecin, de pharmacien, allocations familiales et sociales, etc, ; la consommation a diminué catastrophiquement, p.c.q. c’était la plus grande partie de la population qui " trinquait " et se resserrait la ceinture. D’où, la récession qui a provoqué un véritable gâchis ! Puisque les résultats des améliorations, des privatisations n’ont jamais profité au contribuable moyen, ni à l’éducation, l’enseignement, le formation, la recherche ou l’amélioration des infrastructures (routes, canaux, ports, transports etc.). C’est la démonstration par l’absurde de l’ineptie du Néo-Libéralisme sauvage. En même temps à quelques mois près de la démonstration de l’ineptie du communisme.

Et dire que la Couronne a jugé bon de l’anoblir ! ! !

Cam.
Remerciements à Cam


Sommaire - Sélection du mois - Sélection du jour - 27 octobre


© lodace.net 1998 - 2006