Il est dans les étoiles
Prague : Mort de l'astronome Tycho Brahé (né en 1546). Grâce à l'empereur Rodolphe II, son nouveau procureur, il avait pu reconstituer un
observatoire à Prague et avait accueilli dans son équipe Johannes Kepler qu'un édit contre les protestant avait chassé d'Allemagne. Ses observations sur
le mouvement de la planète Mars furent de la plus grande utilité pour
Kepler. Le grand mérite de Tycho Brahé fut d'avoir compris l'intérêt d'une
observation permanente du ciel et d'avoir mis au point pour cela des
instruments nouveaux, permettant des mesures et des calculs précis.
Tycho Brahe, le père de l'observation
Voici un article paru dans le Monde du 23 octobre 2001, qui m'a
été malheureusement communiqué sans le nom de son auteur et qui est un très bon complément d'information.
Il y a quatre siècles, le 24 octobre 1601, mourait Tycho Brahé, le plus grand
observateur à l'oeil nu de l'histoire de l'astronomie. La légende raconte que,
préférant rester à un souper princier plutôt que de s'absenter pour assouvir
un besoin naturel, Brahé causa sa perte en se faisant exploser la vessie...
Bien des histoires entourent la vie de cet aristocrate danois, né en 1546. Au
cours des études qu'il effectue dans son pays natal et dans de nombreuses
universités allemandes, il s'intéresse de près à l'alchimie et à
l'astronomie. La chronique de l'époque rapporte aussi qu'à l'âge de vingt ans
il s'était battu en duel à Wittenberg avec un autre étudiant qui se prétendait
meilleur que lui en mathématiques. L'épée de son adversaire lui trancha une
partie du nez, et durant tout le reste de sa vie, Brahé porta une prothèse métallique
pour remplacer ce qui lui manquait.
AFFINER LA POSITION DES ASTRES
Ses talents d'astronome éclosent en 1572, lors d'une supernova brillante dans
la constellation de Cassiopée. Quatre ans plus tard le roi du Danemark lui
offre l'île de Hveen pour qu'il y construise un observatoire. Ce sera le
magnifique château d'Uraniborg. [...] La lunette astronomique n'a pas encore été
inventée, et c'est à l'oeil nu que travaille Tycho Brahé, qui sera le premier
à tenir compte de la réfraction de la lumière dans l'atmosphère. Parmi les
instruments que l'astronome calibre lui-même, ou trouve un sextant géant, ou
un monumental quadrant mural, destinés à affiner la position des astres. [...]
Nuit après nuit, l'astronome et ses aides accomplissent un véritable travail
de bénédictin en notant les déplacements des "astres errants". Des
années plus tard, l'assistant de Tycho Brahé à Prague, un certain Johannes
Kepler, utilisera ces longues séries de mesures pour conclure que l'orbite des
planètes est elliptique et non circulaire. Pendant vingt ans, l'astronome au
nez d'or et d'argent règne en despote sur Uraniborg, malmenant ses serfs jusqu'à
ce que le jeune roi du Danemark, Christian IV, lui retire sa pension. Tycho Brahé
empaquette alors livres et instruments et quitte son pays pour n'y jamais
revenir. En 1599 il s'installe près de Prague et oeuvrera jusqu'à sa mort pour
l'empereur germanique Rodolphe II, ami des sciences et des lettres. Ses
observations de la supernova de 1572 et de la grande comète de 1577 amènent
Tycho Brahé à remettre en question l'immuabilité du firmament, érigée en
doctrine par Aristote et bon nombre de ses successeurs. L'astronome danois avait
aussi démontré que les comètes passaient dans les parages des planètes, ce
qui rendait impossible l'existence des sphères célestes censées leur servir
de support. Malgré ces remises en question du modèle antique, Tycho Brahé ne
put jamais accepter la théorie héliocentrique de Copernic, avec laquelle ses
observations collaient pourtant si bien. Se cramponnant à la physique aristotélicienne,
la seule disponible à l'époque, il créa un curieux hybride géo-héliocentrique.
Dans son système, la Lune et le Soleil tournaient autour de la Terre mais
toutes les autres planètes tournaient autour de notre étoile. Sur le long
chemin de l'approfondissement des connaissances scientifiques, Brahé n'avait
voulu faire qu'un demi-pas.
1510 : Venise : A 32 ans, s'éteint Giorgio da Castelfranco, dit Giorgione. Élève
de Giovanni Bellini, il a su développer le chromatisme lumineux de son
maître et adoucir les contours des personnages. C'est la lumière qui assurer
l'unité de ses toiles ; possédant à la perfection la technique de la
peinture à l'huile, il use, à l'occasion, du « sfumato » de Léonard. Il
laisse de brillants disciples, tel Titien qui l'assista pour les fresques du
Fondaco dei Tedeschi, en 1508.
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