La crise des fusées à Cuba augmente la tension dans la Guerre Froide et manque de susciter la 3ème guerre mondiale.
À l'été de 1962, le Kremlin se fait une fois de plus menaçant. Ce n'est pas à Berlin, cependant, que l'orage éclate, mais à Cuba, où s'est établi en 1959 un régime socialiste, dirigé par Fidel Castro, dont les rapports avec les États-Unis se sont détériorés rapidement. En avril 1961, peu après son arrivée au pouvoir, Kennedy avait autorisé la C.I.A. à faire débarquer dans l'île un groupe d'opposants émigrés (L'affaire de la " Baie des Cochons ". Voyant que la population était loin de se soulever, comme on le lui avait prédit, il avait presque aussitôt donné un contrordre, mais les Cubains en avaient ressenti de graves inquiétudes pour leur sécurité et avaient fait appel à l'aide de l'U.R.S.S. Celle-ci avait envoyé d'importantes fournitures militaires, et les États-Unis avaient fait savoir qu'ils ne resteraient pas indifférents devant l'arrivée d'armes " stratégiques ". Moscou avait aussitôt répondu qu'il n'en était pas question. Or, le 18 octobre 1962, des appareils de reconnaissance, survolant Cuba, repéraient les travaux d'installation de fusées capables d'atteindre le territoire américain. Le 22 octobre, Kennedy ordonnait l'établissement d'une surveillance navale autour de Cuba pour empêcher la livraison de nouvelles fusées et mettait l'Union soviétique en demeure de retirer celles qui s'y trouvaient déjà. Après une semaine dramatique, Khrouchtchev se décidait à obtempérer, les États-Unis renouvelant en contrepartie l'engagement qu'ils avaient pris quelques mois plus tôt de ne pas envahir l'île tant qu'il ne s'y trouverait pas d'armes stratégiques, et confirmant leur décision de retirer leurs fusées de Turquie.
Cam.
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