Bataille de Navarin
L'escadre anglo-franco-russe les vaisseaux turcs et égyptiens mouillés dans la rade de Navarin. Sans préavis et sous prétexte d'un coup de feu tiré par un navire turc. L'amiral français de Rigny ordonne la destruction de la flotte ennemie. Pour réparer cette ébavure », la France devra participer activement à la reconstruction de la flotte égyptienne, instrument indispensable de sa politique en Méditerranée. L'intervention militaire de l'Alliance tripartie fut présentée comme une aide au soulèvement grecque. Il aura pourtant fallu deux années d'âpres négociations pour parvenir au protocole du 6 juillet 1827, qui ne préconise encore qu'une « autonomie de la Grèce dans le cadre de la suzeraineté turque ». En fait, l'ambition de la Russie couvrait l'ensemble des Balkans et était donc opposée à une quelconque indépendance grecque. La Grande-Bretagne, elle, souhaitait conjuguer cette indépendance avec celle de l'Égypte, en attendant de mettre ces deux pays sous sa tutelle. La France, enfin, favorisait la création d'un empire égyptien puissant au sein d'un empire ottoman affaibli. Dans tous ces projets, la Grèce n'était qu'un soucis second.
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