LODACE, C'EST ARRIVÉ UN


9 OCTOBRE


1835


Naissance musical

Camille Saint-Saëns, compositeur, organiste, pianiste virtuose, naquit à Paris le 9 octobre 1835 et mourut à Alger le 16 décembre 1921. Il peut être aisément considéré comme le musicien le plus " intelligent " de la France dans la seconde moitié du XIXème siècle. Certes, on a dit que son Suvre est assez rarement passionnée, qu'elle est brillante mais froide ! Ce n'est pas, en bien des cas, tout à fait exact, car il suffit de se pencher attentivement sur des pages comme " la 3ème Symphonie " ou " Samson et Dalila " , pour ressentir une véritable sensibilité, tout comme dans " Introduction ", " Rondo Capriccioso " et " le Troisième Concerto pour violon ". Si la musique de Saint-Saëns peut déconcerter c'est parce qu'elle est, précisément, merveilleusement écrite en même temps tellement aisée (on l'a comparée à la prose de Voltaire) qu'on la croit l'ouvrage d'un parfait technicien, alors qu'elle est d'une sensibilité étonnante. Le "Carnaval des Animaux", ou la "Danse Macabre" le prouvent à souhait. Né à Paris, il fut très jeune un pianiste virtuose et eut pour professeurs Charles Gounod et Jacques Halévy. Il mena parallèlement une carrière d'organiste, de compositeur et de chef d'orchestre. Organiste à Saint-Merri dès 1853 puis à la Madeleine en 1857, il enseigna 10 ans à la célèbre école de Niedermeyer, à Gabriel Fauré et à Messager. En 1871, il fonda avec le Liégeois César Franck, Lalo, Massenet, Bizet et Fauré la Société nationale de musique, dont le but était de promouvoir la musique française en réaction contre l'engouement à l'égard de la musique étrangère, en particulier l'Suvre de Wagner. Sa musique, écrite dans la tradition classique française, est élégante et précise dans le détail et la forme ; elle associe le style lyrique de la musique française du XIXe siècle et une qualité plus formelle. Son Suvre comprend douze opéras, dont le plus connu reste celui de " Samson et Dalila " (1877), des Suvres religieuses, dont une Messe solennelle et un " Requiem ", de nombreux oratorios, des poèmes symphoniques (" le Rouet d'Omphale ", 1871 ; " Phaéton ", 1873!; " la Danse macabre ", 1875) et des compositions chorales. Enfin, Saint-Saëns a composé cinq symphonies dont la dernière, dite n° 3, avec orgue (1886), cinq concertos pour piano, trois pour violon et deux pour violoncelle, de la musique de chambre, des pièces pittoresques (le Carnaval des animaux, 1886), des pages pour piano et des mélodies. Sa musique aux sonorités chaudes et riches annonce les Suvres de Claude Debussy et de Maurice Ravel.

Cam.
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