Encore et toujours !
Nouvelle Guerre entre l'Egypte soutenue par la Syrie et Israël. C'est le côté Arabe qui prend l'initiative. Tandis que, sur le front occidental, l'armée égyptienne franchit le canal de Suez, les divisions syriennes surprennent les forces adverses dans le Golan. C'est la Guerre du Kippour, Fête du Grand Pardon chez les Juifs. Cette percée ne résiste pourtant pas à la contre-offensive des Israéliens, dont l'aviation, entre le 9 et le 10, bombarde systématiquement les points vitaux, militaires et économiques, du territoire syrien. La progression israélienne est stoppée à une quarantaine de kilomètres seulement de Damas sans que l'arrivée de renforts irakiens, saoudiens, koweitiens et jordaniens modifie la situation. L'acceptation, le 22 octobre, d'un cessez-le-feu par l'Égypte laisse la Syrie seule. Le 24, elle doit consentir à son tour à faire taire les armes. Mais le bilan de la guerre est catastrophique : 510 kilomètres carrés supplémentaires de territoires perdus dans le Golan, 7700 morts, 1200 chars détruits, des dégâts estimés à 1800 millions de dollars, mais aussi l'amère déception pour tout un peuple mobilisé d'avoir été abandonné par l'Égypte. La Syrie est tentée de poursuivre seule la guerre, mais la défection égyptienne et l'appui apporté par l'Union soviétique – d'où lui vient le support logistique – au cessez-le-feu demandé par le Conseil de sécurité font renoncer le général Assad à ce pari, sans doute suicidaire. Profondément touchée dans sa vie économique, la Syrie adopte une position très ferme lorsque des négociations s'ouvrent concernant la possibilité d'un désengagement sur le front oriental. C'est le secrétaire d'État américain Henry Kissinger qui, dès décembre, va conduire les pourparlers autorisés par le sommet arabe d'Alger. Après Le Caire, Damas signe, le 31 mai 1974 à Genève, un accord qui lui restitue la poche de 510 kilomètres carrés, la ville de Kuneitra et établit une zone démilitarisée, des forces des Nations unies étant par ailleurs chargées de veiller à son application. Mais le Golan, position stratégique importante (il domine la vallée de la Galilée) et riche région agricole (élevage et cultures), reste sous le contrôle d'Israël qui y poursuit l'implantation de colonies de peuplement. Cependant ont décidé l'embargo des produits pétroliers vers les E.U. La menace de la pénurie crée un mouvement de panique dans les pays Occidentaux et sur les marchés boursiers. Des cours anarchiquement élevés font exploser les prix du pétrole. Par souci d'économie, différents pays, dès 1974, décident de Dimanche " sans voiture ".
Cam.
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