Musique en deuil !
Mort de Jacques Offenbach à Paris, compositeur des "Contes d'Hoffmann", de "La Belle Hélène" et de "La Vie parisienne". Les débuts n'avaient pas été faciles pour ce petit Juif allemand né en 1819 à Cologne, où son père était cantor à la synagogue. Violoniste de talent, il est admis à 14 ans au Conservatoire de Paris. Mais comme déjà il ne tient pas en place, il n'y reste pas plus d'une année car il a trouvé un poste dans l'orchestre de l'Opéra Comique. Deux ans plus tard, comme il croit à son talent, il n'hésite pas à faire passer dans la presse cette petite annonce pleine d'humour: "il existe à Paris un jeune homme dont il est fâcheux que le monde musical ne se doute pas, c'est M. Offenbach". Ce monde musical ne tardera tout de même pas à en prendre conscience car à 28 ans, notre petit génie est déjà chef d'orchestre à la Comédie Française. Là, il se fait remarquer en composant la musique de "La chanson de Fortunio" pour "Le chandelier" d'Alfred de Musset. Son activité au Français n'empêche pas Offenbach de commencer à écrire des opérettes comme "Le violoneux" ou "Les deux aveugles" qu'il fait représenter au Petit Théâtre des Champs-Elysées. Il en écrira cent-deux en tout au cours de sa vie! Il prend ensuite la direction, passage Choiseul, du Théâtre Comte qu'il rebaptise "Bouffes-Parisiens". C'est là qu'il crée en 1858 son fameux "Orphée aux Enfers" qui, bizarrement, sera boudé par le public car mal accueilli par "Le Figaro". En revanche, "La belle Hélène", satire de la société du Second Empire, fut immédiatement un succès. L'oeuvre sera jouée plus de sept cents fois consécutives! Le seul opéra d'Offenbach, "Les comtes d'Hoffman" reste son chef d'oeuvre. Malheureusement, il n'eut pas la joie de le voir créé en 1881 : il mourut un an plus tôt, emporté par une crise de goutte.
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