Un petit nouveau, Bonaparte l'artilleur !
Paris : Une disposition de la Constitution alimente l'opposition royaliste. La Convention ayant décidé que les électeurs devaient réélire au moins les deux-tiers de ses membres, faute de quoi elle coopterait elle-même le nombre nécessaire, les royalistes appellent à l'insurrection contre les « perpétuels ». Le 2, devant le risque de sédition, l'assemblée nomme un comité qui arme des patriotes de 1789 sous le commandement de généraux fidèles : Brune, Carteaux, Dupont et Bonaparte, quoique ce dernier ait été rayé des cadres, pour écraser l'émeute qui vient d'éclater dans les quartiers riches de la capitale. Les royalistes déguisés qui se mêlent à l'émeute des muscadins n'admettent pas la décision de la Convention de se séparer et d'imposer que deux tiers des anciens conventionnels puissent être réélus. Le 5, après avoir occupé facilement la rive gauche, les royalistes passent la Seine mais échouent devant l'église Saint-Roch, Bonaparte a reçu le commandement de l'artillerie, que Murat ramène des Sablons, et se met en place rue Saint-Honoré. C'est devant l'église Saint-Roch que Bonaparte fait ouvrir le feu sur les sectionnaires de Le Peletier. Au soir de la fusillade, en dépit des 200 à 300 morts que l'on compte du côté des troupes comme du côté des insurgés, l'émeute est matée. La détermination du général Bonaparte qui n'a vingt-six ans, ne passe pas inaperçue.
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