Bonaparte échoue dans le blocus de Mantoue mais parvient à faire reculer les Autrichiens à Arcole.
En 1795, les armées de la République se battent depuis trois ans déjà. Elles ont sauvé à plusieurs reprises le pays, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Solidaires de leurs chefs prestigieux, les soldats souffrent de l'indécision des parlementaires, des changements successifs de régime et des hésitations des députés qui ne donnent pas aux armées les moyens de battre l'Angleterre et de dominer l'Europe. La brillante victoire d'Arcole sur les armées autrichiennes dirigées par Avinczy illustre particulièrement bien le dévouement des troupes à Bonaparte qui, avec ses 37 000 hommes, réussit à reconquérir le Piémont et la Lombardie. Commencée le 1er novembre, l'offensive autrichienne menée dans le Frioul est rapidement repoussée par Bonaparte mais les conflits se poursuivent. L'armée française, retranchée à Ronco dans des marais impraticables traversés seulement par deux routes, doit absolument s'engager sur la voie de Villanova, passant par Arcole où coule l'Alpon, affluent de l'Adige. Après trois jours de batailles furieuses, Bonaparte, qui doit à tout prix remporter le pont, s'élance au milieu de la mitraille un drapeau à la main, pour galvaniser ses troupes. Repoussé, il tombe dans les marais. Au cri de "Soldats, en avant pour sauver le général", ses grenadiers se lancent à sa suite sur le pont. Après encore 72 heures de lutte, les Autrichiens sont contraints de battre en retraite le 15 novembre 1796.
Sommaire - Sélection du mois - Sélection du jour - 15 novembre