Légalisation de " Solidarnösc " en Pologne.
C’est aux chantiers navals de Gdansk qu’est né le Syndicat Solidarnösc " (Solidarité) dont Lech Walesa fut longtemps le leader charismatique (et très médiatique). Il fut longtemps interdit. Contrairement à Gomulka en 1970, le président Polonais Gierek s’est décidé, en 1980, à négocier. En 1971, il avait annoncé que, dans des cas exceptionnels, le rôle de l’armée n’était pas de tirer contre les ouvriers. Après l’échec à Gdansk du premier négociateur, (Tadeusz Pyka, vice-président du Conseil), un second réussit, après quelques jours de pourparlers dramatiques avec Lech WaLesa, à signer, le 31 août 1980, les accords dits de Gdansk. Ces accords, publiés et acceptés par le gouvernement, autorisaient l’existence d’un syndicat indépendant (Solidarité), légalement établi et entériné le 9 novembre 1980 par la Cour suprême. D’autres points furent acquis : la réintégration de tous les travailleurs injustement licenciés, la libération des prisonniers politiques et des syndicalistes (dont Kuron et d’autres dirigeants du K.O.R.), le droit d’accès aux moyens de l’information de masse, la reconnaissance effective du droit de grève, etc La cinéaste Agnès Wajda a réalisé divers films sur la Pologne d’aujourd’hui : " l’Homme de Marbre " (1976), " Sans anesthésie " (1977), " Le Chef d’orchestre " (1979) et, surtout, " L’Homme de fer " (palme d’or à Cannes en 1981). À travers l’histoire du fils du héros de L’Homme de marbre , Wajda montre la Pologne de 1980, les émeutes de Gdansk de 1970 à 1980 et la naissance du syndicat Solidarité. Lech WaLesa y interprète son propre rôle. Si le film intéresse par son aspect documentaire, il est moins satisfaisant du point de vue artistique, l’amalgame se faisant mal entre les scènes narratives et les bandes d’actualité que Wajda a intégrées au montage.
Cam.
Remerciements à Cam
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