Putsch manqué de la Brasserie (2ème jour)
. Le coup de force manqué de Munich voit Goering et Hess, en tête de colonne à côté de Hitler. Goering sera blessé et s’enfuira à Innsbrück où il sera soigné. Hitler, Rudolf Hess et plusieurs autres chefs du parti National-Socialiste se retrouvent sous les verrous. C’est Rudolf Hess qui va servir de secrétaire à Hitler et taper sous sa dictée le sinistre " Mein Kampf ". Un autre chef, moins connu, mais qui fut le rival d’Hitler est lui aussi emprisonné. Il s’agit de Grégor Strasser. Membre du parti nazi (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti ouvrier allemand national-socialiste) dès 1920, Grégor Strasser en est le leader à Berlin. Il participe au putsch de Munich des 8 et 9 novembre 1923 et se retrouve en prison pour un an. En 1924, il est élu député en Bavière puis au Reichstag à Berlin. Dans la capitale, il fait un travail politique considérable, et il y structure et implante solidement le parti nazi. Mais Hitler voit d’un œil méfiant la réussite de Grégor Strasser, lequel préconise l’imitation des soviets. De plus, Hitler est mécontent du développement du journal fondé par Strasser, l’Arbeiter Zeitung (1925), qui concurrence à Berlin le Völkischer Beobachter de Munich. Les heurts entre les deux chefs nazis se multiplient. Après le succès remporté par Hitler aux élections présidentielles des 13 mars et 10 avril 1932 (il a obtenu 30 % puis 36 % des voix), Grégor Strasser désire que le Führer s’entende avec Hindenburg et Brüning, mais Hitler est réticent. Si les élections législatives du 31 juillet 1932 constituent un triomphe pour le N.S.D.A.P., celles du 6 novembre 1932 sont un échec retentissant. Strasser est prêt à accepter du nouveau chancelier Schleicher l’offre d’entrer comme vice-chancelier dans le cabinet. Mais Hitler, poussé par Goering et Goebbels, l’accuse de trahison. Les hautes instances du parti nazi se réunissent. Tous désavouent Strasser et se déclarent prêts à poursuivre la lutte aux côtés de Hitler. Alors Strasser perd son sang-froid et, sans même essayer de résister, il abandonne le parti nazi et se retire de la vie politique. Mais ses ennemis ne l’ont pas oublié et il sera l’une des victimes de la "Nuit des longs couteaux". Vous pouvez lire à ce sujet la Chronique du 30 Juin 1934 (Nuit des longs couteaux).
Cam.
Remerciements à Cam
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