Bataille de Bila Hora
Après la mort de Mathias (20 mars 1619), les États de la couronne de Bohême décident de constituer une confédération indépendante, réunissant, outre la Bohême, la Moravie, la Silésie et les Lusaces. Ils prononcent la destitution de Ferdinand et élisent à sa place l’Électeur paladin Frédéric V, calviniste et chef de l’Union évangéliste. Le 28 août, Ferdinand est sacré empereur d’Allemagne. Le 31 octobre, l’Électeur entre à Prague, Ferdinand repousse une offre de médiation française. Les forces en présence lui assurent l’avantage ; il dispose des armées de la Ligue catholique, commandées par Tilly, des troupes espagnoles de Spinola stationnées aux Pays-Bas et des régiments de l’Électeur de Saxe, alors que Frédéric V doit compter avec les insuffisances de l’armée tchèque et l’inertie de l’Union évangéliste. Tandis que Spinola occupe le Palatinat et que les troupes saxonnes envahissent les Lusaces, Tilly marche sur Prague. L’armée tchèque est écrasée, ce jour sur la Montagne-Blanche (Bila Hora), tout près de Prague. Cette défaite est pour les Tchèques très lourde de conséquence : un tribunal d’exception est crée pour juger les chefs de la révolte. L’aristocratie tchèque est démembrée. Ferdinand impose une nouvelle constitution qui aligne la couronne de Bohème sur les États héréditaires des Habsbourg. Cette reconquête politique s ‘accompagne d’une reconquête religieuse. Les calvinistes sont proscrits, les luthériens ensuite. L’Électeur palatin surnommé par dérision « Winterkönig » (le roi d’un hiver », est mis au ban de l’empire et privé de ses États.
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