LODACE, C'EST ARRIVÉ UN


7 NOVEMBRE


1910


La mort, loin des siens, de l’écrivain russe, Léon Tolstoï.

Lev (en français, Léon) Tolstoï est né en 1828 à Isnaïa Poliana, province de Toula, au sud de Moscou, dans une famille de riches propriétaires terriens. Il est élevé par une gouvernante. Ses parents meurent dans un accident alors qu’il n’a que 9 ans. Il est élevé par une tante qui lui procure les meilleurs précepteurs (professeurs particuliers) en français principalement. Il étudie les langues vivantes puis le Droit à l’université de Kazan, mais il n’est guère tenté. Il lit Rousseau qui l’influencera beaucoup. Il quitte l’Univ. et vit en bohême dans la haute société moscovite. A 21 ans, il prend possession de son héritage et rentre dans sa propriété où il tente d’améliorer, sans succès, la condition des serfs qui travaillaient la terre. A 23 ans, il entre à l’armée et, en garnison, fréquente les Cosaques qu’il dépeindra dans " les Cosaques ". Il se battra d’ailleurs avec courage pendant la Guerre de Crimée à Sébastopol . En 1856, il voyage ensuite en Europe, surtout en France, où il est choqué par le capitalisme bourgeois. De retour dans ses terres en 1858, il crée une école dans sa propriété, qu’il dirige et anime en pédagogue éclairé. Il se marie en 1862, pour se " ranger " et vit dès lors au calme à écrire et éduquer ses treize enfants. Mais saisi par l’angoisse de la mort, il se convertit et vit un certain mysticisme. Mais son radicalisme l’oppose à la hiérarchie religieuse, il sera excommunié en 1901, cependant que sa vie privée n’est guère conforme à la pauvreté et à la chasteté qu’il prône. Déchiré par la dichotomie entre sa vie privée et ses concepts moraux, il se réfugie dans l’écriture. En Novembre 1910, l’auteur de " Guerre et Paix " et d’ " Anna Karénine ", torturé par les incessantes querelles conjugales, quitte la maison avec sa fille et son médecin. Trois jours plus tard, il tombe malade. Atteint d’une pneumonie, il meurt dans une petite gare où il avait dû s’arrêter. Son œuvre dépeint la société et l’âme russe comme étonnamment riche et diverse. Mais à travers cette peinture, c’est aussi une analyse de soi-même, une définition d’une ascèse personnelle, à la lumière d’élans mystiques et de refus contestataires qui firent de lui l’idole de la jeunesse russe. Il faut citer également à travers une œuvre riche et multiple, deux autres chefs d’oeuvre : " Sonate à Kreutzer " et " Résurrection ".

Cam.
Remerciements à Cam


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