LODACE
La fin du monde ...
La fin du monde programmée par William Miller, n’est pas au rendez-vous, il crée alors les "adventistes".
Le terme " adventisme " vient du latin adventus, venue ; c’est une doctrine centrée sur l’attente du retour du Christ à la fin des temps. Toutes les formes du christianisme ont connu sporadiquement des poussées d’adventisme.
Historiquement, on désigne sous le nom d’adventisme un mouvement et un ensemble précis de groupes chrétiens du type secte. L’un et l’autre appartiennent originellement à une vague de spéculation apocalyptique plus vaste qui caractérise d’une certaine façon la fin du XVIIe, le XVIIIe et le XIXe siècle.
Le mouvement adventiste américain, le plus connu, prit corps autour de William Miller (1782-1849), fermier autodidacte, grand lecteur de la Bible, et membre d’une Église baptiste. De textes de la Bible (Daniel et l’Apocalypse), il arriva à la conclusion que le Christ reviendrait sur terre, pour un règne millénaire avec ses élus, aux alentours de 1843. La date de cette " parousie " devait se situer, selon lui, entre le 21 mars 1843 et le 21 mars 1844.
Lorsque cette dernière échéance fut passée, les amis de Miller qui restaient fidèles à son message crurent trouver dans une erreur de calcul la cause de son échec. Ils fixèrent le retour du Christ pour le 22 octobre 1844. Cette seconde prédiction ne rencontra pas plus de succès que les deux premières. Les disciples de Miller (près de cent mille) retournèrent à leurs Églises d’origine pour certains, les autres prirent une nouvelle dénomination, "l’American Millenial Association ", et, plus tard, celle de " d’Evangelical Adventists ". Leurs croyances étaient à peu près celles des baptistes. Ils y ajoutaient quelques points ou quelques accents particuliers, concernant l’eschatologie. Mais la date du retour du Christ, censée prochaine, n’était plus précisée. Mais ces avatars du " millérisme " produisirent vite plusieurs schismes. Le plus important, parce que le plus connu et le plus dynamique, fut celui des adventistes du septième jour .
À l’origine de cette différenciation nous trouvons une femme, Ellen Gould Harmon (plus tard Mrs. White). Visionnaire, elle affirmait avoir reçu directement du ciel l’explication juste des prophéties bibliques et d’autres indications relatives à l’organisation, à la vie et à la pratique de l’Église des derniers temps. Les adventistes du 7ème jour tiennent ses écrits pour le commentaire autorisé de la Bible, et subordonnent l’adhésion à la reconnaissance de la présence en Mrs. White de l’" esprit de prophétie " ; ce concept imprécis leur vient d’un piétisme influencé par les prophètes cévenols. Il est lié à la proximité de la parousie et à la conservation de l’Église fidèle dans les derniers temps.
Le message de Mrs. White et des adventistes du septième jour tient en deux volets : réforme dogmatique et réforme sanitaire. En gros, leurs croyances sont celles des baptistes conservateurs (baptême des seuls adultes sur profession de foi après une expérience de conversion, croyance en la Trinité, en la naissance virginale du Christ, en la chute, en la Rédemption, etc.). Leurs particularités tiennent dans les caractéristiques suivantes : observation du repos le samedi au lieu du dimanche ; adhésion au principe de la dîme en plus des offrandes pour les missions, etc. (en moyenne ils donnent de 10 à 15 % de leurs revenus par an) ; les morts attendent la résurrection dans un état d’inconscience ; à la résurrection finale, les bons recevront l’immortalité et vivront sur la terre dans des conditions paradisiaques, tandis que les mauvais seront détruits ; cela se produira après la venue du Christ et le millenium, période pendant laquelle les élus seront au Ciel avec le Christ. La réforme sanitaire concerne l’hygiène du chrétien. Les adventistes s’abstiennent de viande, d’alcool, de tabac, etc., et préconisent une vie " naturelle ". Ils accordent beaucoup d’importance à la création d’hôpitaux et de maisons de retraite où leurs principes hygiéniques sont appliqués.
De façon générale, les adventistes se distinguent par la rationalisation de leur genre de vie, tant religieuse que profane, p. ex. les activités des groupes locaux, mais aussi des prescriptions pour les célébrations, le prosélytisme ou l’aération des appartements. L’accent est mis à la fois sur la culture des vertus du groupe et sur le recrutement des nouveaux membres. En 1981, on comptait plus de trois millions et demi d’adventistes dans le monde (dont un peu plus de 70 % en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud) et leur nombre atteignait 6,4 millions à la fin de 1988 ; en France, où l’Église adventiste s’est fait connaître par son " plan de cinq jours " de la ligue Vie et Santé, visant à déshabituer les fumeurs du tabac, il existait 7500 adventistes en 1981 et 11000 en 1989 ; ce nombre s’élevait à 45000 avec les D.O.M.-T.O.M.
Les chercheurs voient dans l’adventisme une réponse à une crise économique caractéristique des années 1840-1850 aux États-Unis. Cette explication sommaire ne tient pas compte des aspects européens de l’adventisme dans un sens plus large, lequel est lié à l’ébranlement révolutionnaire et aux conséquences économiques, sociales et psychologiques de l’épisode napoléonien. D’ailleurs, l’adventisme a des racines plus lointaines, dans le piétisme wurtembergeois et dans le prophétisme cévenol.
Note lodacieuse : ce millé c'est loupé comme pronostique, on verra en l'an 3000
Cam.
Remerciements à Cam
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